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Conjoncture économique : ralentissement de la croissance et frilosité d'investissement

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Conjoncture économique : ralentissement de la croissance et frilosité d'investissement
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Les chiffres du dernier baromètre Image PME produit par l'Ordre des experts-comptables annoncent un léger ralentissement de la croissance économique et une certaine frilosité en matière d'investissement pour les TPE-PME françaises au 2e trimestre 2018.

Le 2e trimestre marque la poursuite de la légère érosion de la croissance économique des TPE-PME françaises, même si celle-ci reste à un niveau élevé. L'activité a en effet progressé, à nombre de jours comparables, de 2,1 % par rapport au 2e trimestre 2017 (indice à 102,1). Les TPE-PME françaises affichent ainsi une hausse moyenne de 2,4 % sur les quatre derniers trimestres.

L'augmentation d'activité semble donc ralentir depuis le début d'année 2018 mais les TPE-PME françaises affichent tout de même un 5e trimestre consécutif de hausse supérieure à 2 %.

Côté investissement en revanche, la baisse se poursuit depuis la fin d'année 2017. Les TPE-PME françaises ont réduit les montants investis de 3,3 % après celles de
3,8 % au 1er trimestre et de 2 % au 4e trimestre 2017.

L'effet de base était toutefois fortement défavorable, les résultats du 2e trimestre 2017 auxquels ils sont comparés ayant été très bons (+ 2,5 %). L'analyse moyenne sur les quatre derniers trimestres montre une baisse de 1 % des investissements.

L'analyse territoriale de l'évolution d'activité

• Pour le quatrième trimestre consécutif, soit une année complète, toutes les régions bénéficient de la croissance du chiffre d'affaires. Contrairement au précédent trimestre, les écarts entre régions se sont resserrés.

• Le podium des régions est similaire à celui du 1er trimestre, mais avec des résultats inférieurs : la Bretagne
(+ 3,1 %), l'Auvergne-Rhône-Alpes (+ 2,9 %) et les Pays-de-la-Loire (+ 2,8 %) continuent, comme depuis le début d'année 2017, de porter la croissance française. La Bourgogne-Franche-Comté (+ 2,7 %) confirme son regain de forme et poursuit sa remontée au classement des régions. La Nouvelle-Aquitaine (+ 2,4 %) se hisse dans le top 5 des régions pour le 3e trimestre consécutif. L'Occitanie (+ 2,2 %) complète le groupe des régions affichant une hausse de chiffre d'affaires supérieure à la moyenne nationale.

• La Corse, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Normandie enregistrent une hausse au niveau de la moyenne française (+ 2,1 %), mais inférieure à celle du trimestre précédent.

• L'Île-de-France (+ 1,8 %) et le Centre-Val-de-Loire
(+ 1,7 %) améliorent leur performance du 1er trimestre, mais stagnent en fin de classement. C'est également le cas de Provence-Alpes-Côte d'Azur (+ 1,2 %) mais avec un résultat en deçà du début d'année. La Réunion
(+ 0,9 %) ferme à nouveau la marche mais enregistre un quatrième trimestre consécutif de légère croissance.

• En termes d'investissement en revanche, la frilosité des TPE-PME est toujours de rigueur : seules celles de Bretagne (+ 5,9 %), région décidément très dynamique sur le 2e trimestre et qui, de surcroit, ne bénéficiaient pas d'un effet de base favorable, et de La Réunion (+ 5,9 %), ont augmenté et de façon très significative, les montants investis. Pour toutes les autres régions, l'effort d'investissement a été moins important qu'un an plus tôt. La situation est tendue pour l'Occitanie, qui affiche une troisième très forte baisse (- 7,3 %) et se situe tout en bas du classement. La situation est similaire pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avec une troisième baisse consécutive (- 5,9 %) et Grand Est (- 6,2 %), avec une deuxième forte baisse.

L'évolution de l'indice d'activité et d'investissement par secteur

La croissance de l'activité a concerné les TPE-PME de huit des neuf secteurs suivis par l'Ordre des experts-comptables, comparativement à la même période de l'année précédente. Les TPE-PME du secteur des transports et de l'entreposage trustent toujours la première place du classement et affichent une hausse d'activité de 6,4 %. Elles portent la croissance avec, dans une moindre mesure, celles des activités spécialisées, scientifiques et techniques (+ 2,8 %), du commerce (+ 2,4 %) et des activités financières et d'assurance (+ 2,3 %).

Les TPE-PME de l'industrie manufacturière (+ 1,8 %), de l'hébergement restauration (+ 1,8 %), de la construction (+ ,9 %) et des autres activités de services (+ 0,9 %) ont connu une hausse d'activité inférieure à la moyenne nationale. Celles des activités immobilières affichent un recul de 1,3 %, succédant à cinq trimestres de croissance.

Sur le front de l'investissement, la frilosité touche de nouveau la plupart des secteurs analysés puisque seules les TPE-PME des activités financières et d'assurance (+ 5,1 %), des activités spécialisées, scientifiques et techniques (+ 4,4 %, soit un quatrième trimestre consécutif de hausse) et des transports et l'entreposage (+ 1,2 % soit un sixième trimestre consécutif de hausse) ont accru leur effort en la matière.

Les TPE-PME du secteur du commerce ont réduit de 2,4 % les montants investis. La baisse se poursuit et dépasse les 6 % pour les cinq autres secteurs : - 6,1 % dans la construction ; - 7,1 % pour l'industrie manufacturière ; - 8 % pour les autres activités

de services ; - 8,1 % pour l'hébergement restauration et - 8,7 % pour les activités immobilières.

L'évolution des indices par tranche de CA

Trois des quatre catégories de TPE-PME ont de nouveau bénéficié de la croissance. Les structures réalisant entre 250 et 499 K€ de chiffre d'affaires annuel, qui enregistraient déjà la plus faible hausse lors des trois derniers trimestres, ont affiché une baisse d'activité de 0,3 %. La croissance nationale reste toujours portée par celles de plus grande taille, réalisant plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires annuel (+3,3 %). Les plus petites, réalisant moins de 250 K€ de chiffre d'affaires annuel (+1 %) et celles réalisant entre 500 et 999 K€ (+0,8 %), affichent de nouveau des hausses proches et qui restent inférieures à la moyenne nationale.

Pour le troisième trimestre consécutif, seules les plus grandes structures (plus
d'1 million d'€) ont accru les montants investis (+ 3,4 %) et limité la baisse globale. Les plus petites entreprises restent très prudentes : -15,2 % pour les structures réalisant moins de 250 K€ de chiffre d'affaires annuel ; - 10,9 % pour celles dont l'activité annuelle se situe entre 250 et 499 K€. Les TPE-PME réalisant entre 500 et 999 K€ continuent également de réduire leur investissement (- 2,3 %).

Source et méthodologie

Les données proviennent de la base de données Statexpert, construite à partir des télédéclarations sociales et fiscales réalisées par les experts-comptables pour le compte de leurs clients, les TPE-PME. Les données présentées ici sont issues de la compilation des informations provenant des déclarations mensuelles et trimestrielles de TVA.

Les données trimestrielles sont basées sur un échantillon d'environ 320 000 entreprises chaque trimestre au niveau national.

Les données sont toujours présentées à périmètre constant d'entreprises, recalculé à chaque période ; les évolutions sont calculées en glissement annuel (une période par rapport à la même période de l'année précédente).

Les données concernent les TPE-PME réalisant entre 20 K€ et 49 999 K€ de chiffre d'affaires annuel.

L'indice trimestriel d'activité est corrigé du nombre de jours ouvrés. Le deuxième trimestre 2018 et le deuxième trimestre 2017 comptent le même nombre de jours ouvrés.




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