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Congrès ECF : plus de 2000 professionnels déjà conquis à mi-parcours

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Congrès ECF : plus de 2000 professionnels déjà conquis à mi-parcours
© DR

Jean-Luc Flabeau, président national ECF, fait le point sur la nouvelle mouture de cet événement, rendue obligatoire par la crise sanitaire. Près de 2000 professionnels du chiffre s'étaient déjà connectés en milieu de semaine.

Affiches Parisiennes : Comment se sont déroulées ces premières journées de congrès numérique ? Êtes-vous satisfait ?

Jean-Luc Flabeau : Nous avons lancé ce premier congrès numérique de la profession du chiffre ce lundi, il se poursuit jusqu'à la fin de la semaine. En effet, c'était pour nous complètement inédit. Je suis plutôt satisfait, je pense que nous avons fait une très belle prouesse au niveau technique avec nos partenaires. Cela a été reconnu par plusieurs confrères. Sur le plan intellectuel, nous avons mis la barre assez haut, tant sur les petits-déjeuners, que les formations ou les plénières. Nous avons notamment eu, comme invités de marques, Virginie Calmels, présidente-fondatrice de l'école Futurae, et Jean-Philippe Desbiolles, vice-président de Cognitive Solutions chez IBM Watson France.

Ces deux conférences ont donné beaucoup d'enseignements à tous les confrères qui ont pu les visionner. Cela ne remplace pas, bien sûr, un congrès physique. Nous n'avions pas le choix, mais cela amène d'autres avantages, comme le replay, pour ceux qui ne peuvent pas suivre les séances en direct. Nous n'avons finalement pas opté pour un studio d'enregistrement : tout se fait depuis le domicile ou le bureau. Et le résultat est bluffant.

Enfin, au niveau de la fréquentation, plus de 2000 confrères se sont déjà connectés, rien que sur ces deux premiers jours. Nous avons à la fois des membres du syndicat ECF, des professionnels d'autres syndicats et des experts-comptables et CAC non syndiqués. Notre influence est élargie, décuplée. J'espère que cela va s'amplifier. Globalement, je suis très content des débuts de ce congrès numérique.

A.P. : Cela démontre les capacités d'adaptations de la profession, comme lors de la crise du Covid ?

J-L F. : Exactement. Le lieu (nous devions nous réunir à Marseille) et le format ont complètement changé. Parce que ce qui nous intéresse maintenant, c'est de voir quelles vont être les mutations dans les entreprises, dans les cabinets d'expertise-comptable et d'audit.

Elles seront sans précédent et c'est pour cela qu'il était important d'organiser ce congrès dès maintenant, pour amener un maximum de réflexion aux confrères et consœurs, leur permettre d'échanger le plus possible (le temps des congés est toujours propice à la réflexion sur son cabinet, ses équipes, etc.). Cela est d'autant plus facilité que ce congrès numérique est gratuit, contrairement aux congrès physiques.

Tous les sujets forts qui se sont imposés récemment vont connaître une forte accélération sous l'effet de la crise sanitaire (en matière de RH, de formation, de numérique, de relation client, etc.) et il est important que les cabinets libéraux que nous représentons aient les moyens d'agir, grâce à la mutualisation.

Je rappelle que nous avons des élections professionnelles majeures en fin d'années (celles de l'Ordre des experts-comptables et des Compagnie régionales des commissaires aux comptes), et donc ce congrès est l'occasion de présenter notre projet, adapté à ce monde qui change à grande vitesse.

Si les professionnels ne changent pas de braquets sur plusieurs sujets il y a un risque de déclassement, mais je reste confiant : notre projet est solide et notre détermination sera forte, lorsque nous serons, je l'espère, à la tête des institutions.

Le temps est compté. Si nous n'agissons pas sur ces sujets majeurs dès maintenant, comme l'intelligence artificielle ou la data, d'autres acteurs prendront notre place.

A.P. : Vous indiquiez en plénière souhaiter tirer les enseignements de la crise sanitaire...

J-L F. : En effet, le pire serait de ne pas tirer les enseignements de la crise du Covid-19. Certains réduisent notre métier à sa portion congrue. Or, l'expert-comptable a été d'une utilité extrême pour les entreprises durant la crise sanitaire. Les dirigeants l'ont confirmé.

Je souhaite que cette dynamique ne soit pas éphémère : il faut que notre rôle très central, au cœur de l'économie, puisse perdurer.

Ce qu'il faut aussi, et surtout, c'est que notre utilité soit reconnue par les Pouvoirs publics. Je pense que l'expert-comptable, qui a une expertise très large, qui connaît parfaitement le monde de l'économie, doit être beaucoup plus consulté, notamment sur les projets de loi, dans les débats, etc.

De par notre proximité avec les entreprises, nous sommes en capacité d'apprécier si un texte est adapté ou non. Par exemple, sur le sujet des ordonnances, le Gouvernement a fait un véritable effort, il faut le saluer, mais nous aurions pu gagner du temps si les professionnels du chiffre avaient été consultés. Les modifications qui se sont succédé auraient pu être évitées. Parce que nous, nous sommes sur le terrain, nous savons exactement ce qui va poser problème aux entreprises.




Quentin CLAUZON
Journaliste

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