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Congrès des maires : Emmanuel Macron promet d’être intraitable face à la violence que subissent les élus

Lors de la 103e édition du Congrès de l’Association des maires de France, Emmanuel Macron s’est longuement adressé aux élus français, il a notamment rappelé son engagement dans la lutte contre les violences contre les maires.
Congrès des maires : Emmanuel Macron promet d’être intraitable face à la violence que subissent les élus
© AP - Après son discours, le chef de l'Etat a passé de longues minutes avec les élus dans un bain de foule.

Actualité Publié le , Martin Bizeray

Le 103e congrès des maires s’est récemment tenu au Parc des expositions de Paris. Il s’agissait du « congrès des retrouvailles » selon André Laignel, vice-président de l’Association des maires de France (AMF), le premier congrès depuis les dernières élections municipales et depuis le début de la crise sanitaire. Ce congrès était également le dernier du quinquennat et l’occasion pour le Président de la République de tester sa popularité auprès des élus de l’Hexagone, à quelques mois de l’élection présidentielle. 

À l’occasion de ce congrès, les plus de 34 000 maires de France ont décidé d’élire à la tête de l’AMF, le maire de Cannes, David Lisnard. Il a remporté l’élection avec 62 % des voix, au détriment du maire de Sceaux, Philippe Laurent. David Lisnard succède de cette manière à un autre maire Les Républicains, François Baroin.

David Lisnard souhaite plus de décentralisation

En préambule du discours du chef de l’Etat, plusieurs discours se sont tenus. Tout d’abord, celui d’Anne Hidalgo, maire de Paris, suivi par celui d’André Laignel, vice-président de l’AMF et enfin, par celui de David Lisnard, nouveau président de l’AMF, très attendu par l’assemblée.

Le maire de Cannes s’est très longuement exprimé lors de son premier discours en tant que président de l’AMF, il a notamment prôné plus de décentralisation « Faites-nous confiance » a-t-il demandé au Président de la République. Il a également longuement fait l’éloge des maires et des communes en rendant hommage aux élus qui lui ont fait confiance et qui l’ont inspiré : « C’est dans la commune que réside la force des peuples libres, les maires sont des mécaniciens du quotidien, des praticiens. Je veux rendre hommage à Jacques Pellissard qui m’a accordé sa confiance il y a 25 ans, ainsi qu’à François Baroin qui m’a accordé sa confiance en me nommant vice-président de l’AMF ». Après ces remerciements, il les a félicités pour leur action durant la crise sanitaire. 

Parmi les mesures qu’il souhaite porter durant les sept années de son mandat, l’intégration des maires au processus législatif et la demande d’investissement dans la santé publique. Le discours de David Lisnard était dans la continuité de celui de son vice-président, André Laignel. Ce dernier a également réclamé plus de décentralisation « La décentralisation n’est pas une réforme technique, c’est un projet politique, une oxygénation de la démocratie, une vision de la société ». Il a également réclamé la fin des tutelles juridiques pour les communes qui représentent selon lui le manque de confiance de l’Etat envers les municipalités.


© AP - L'actuel chef de l'Etat et l'ancien président de l'AMF, François Baroin, se sont chaleureusement salués à l'issue du congrès des maires.

« Nous ne céderons rien face à la violence contre les élus »

Après avoir reçu près d’un millier de maires à l’Elysée, Emmanuel Macron s’est longuement adressé à eux à l’occasion de la cérémonie de clôture. En introduction de son discours, le chef de l’Etat a souhaité féliciter les élus pour leur action au quotidien, mais également lors des situations de crises auxquelles ils font face, notamment leur implication durant la crise sanitaire : « Je veux remercier tous les élus municipaux, vous avez été aux avant-postes de cette bataille » a-t-il souligné. Il a ensuite tenu à montrer sa détermination à lutter contre les violences que subissent les élus en France, il a rappelé le cas du maire de Signes, tué après être intervenu sur un dépôt de sauvage de gravats : « Je veux vous dire la reconnaissance de la nation et son engagement à vos côtés face à la violence. Nous ne devons rien céder. Face à l’augmentation de la violence, nous serons intraitables. ».

Après cela, il s'est montré rassembleur. « Il y a un discours ambiant ces dernières années qui opposerait les élus à l’état. Ce discours ne représente pas la réalité. Il y a les élus locaux et le Gouvernement. Ce tout forme l’Etat, l’Etat c’est vous aussi, gardons-nous de toutes ces formes de divisions. », a-t-il assené.

L’ambiance était loin de celle que le Président de la République avait connue lors de son premier congrès des maires, où il avait été sifflé. Cette année, les relations entre élus municipaux et le chef de l’Etat semblent apaisées puisqu'après son discours, il a été longuement applaudi et a passé de nombreuses minutes dans un bain de foule avec les élus présents.

 

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