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Confinée, l'Île-de-France fait silence

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Confinée, l'Île-de-France fait silence
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Moins de voitures, de trains et d'avions, des bars fermés, des chantiers à l'arrêt… Les chiffres récemment publiés par BruitParif traduisent une baisse exceptionnelle de la pollution sonore dans la capitale.

« Le paysage sonore s'est beaucoup modifié. Il devient désormais possible de percevoir les sons de la nature comme les chants des oiseaux ou les bruissements des feuilles dans les arbres. Autant de sonorités qui sont habituellement difficiles à entendre car masquées par le bruit incessant de la circulation et des activités humaines. », BruiParif, association de loi 1901 investie de missions d'intérêt général d'observation du bruit en Île-de-France, d'accompagnement des politiques publiques du bruit et de sensibilisation, publiait récemment ses observations des conséquences du confinement sur l'environnement sonore francilien. Les « méduses », déployées un peu partout sur le territoire permettent d'obtenir des mesures concernant la journée entière (nommée Lden) mais aussi plus spécifiquement la nuit (indicateur Ln)

Entre 6 et 9 décibels de moins le long des routes

Fin mars, après deux semaines « chacun chez soi », c'est selon les endroits et les indicateurs entre 6 et 9 décibels de moins qui étaient enregistrés le long des axes routiers. Les diminutions restent plus marquées sur le réseau de voirie dans Paris intra-muros (entre 7,6 et 8,8 dB) que sur les grands axes comme le boulevard périphérique, les autoroutes, routes nationales ou départementales en banlieue (entre 5,7 et 6,7dB).

6 décibels en moins, c'est quoi ?

Une variation anodine ? Pas vraiment, dans la mesure où le décibel n'est pas une échelle de mesure linéaire mais logarithmique. Autrement dit, on n'additionne pas des dB comme on additionnerait des kilomètres. Ainsi, pour faire jouer un instrument deux fois plus fort, un ingénieur du son n'a qu'à l'augmenter de 3dB. Augmenter le volume de sa radio de 3dB, c'est comme poser à côté de sa radio une radio identique à volume identique réglé sur la même fréquence.

Et le long des axes d'autres moyens de transports ?

Le long des voies ferrées, les baisses d'émissions sonores mesurées oscillent entre 6 et 7,2 décibels. Une baisse de 7dB a été observée aux endroits que quelques avions survolent encore. BruitParif précise que cela correspond à une diminution de 70 % du nombre de survols détectés en ces lieux. A Orly, c'est entre 17dB et 37dB en moins qui étaient déjà observés avant le confinement de l'aéroport.

Les transports, mais pas que

Si le bruit diminue en Île-de-France, c'est aussi la conséquence notamment de la fermeture des bars et restaurants qui permet une quiétude exceptionnelle dans certains quartiers. Du répit aussi autour des chantiers, notamment ceux du Grand Paris Express avec des baisses mesurées allant jusque 20dB.




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