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CMAP : « la médiation et l'arbitrage pourront apporter une solution adaptée aux entreprises »

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CMAP : « la médiation et l'arbitrage pourront apporter une solution adaptée aux entreprises »
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En cette période délicate bouleversant l'activité judiciaire, l'activité des centres de résolution amiable des conflits a-t-elle considérablement augmentée ? Témoignage de Sophie Henry, déléguée générale du Centre de médiation et d'arbitrage de Paris (CMAP), premier centre français de résolution des conflits d'affaires.

Affiches Parisiennes : Quelle est l'activité du CMAP en cette période de crise ?

Sophie Henry : Le CMAP est un centre de résolution des litiges au service des entreprises et nous avons souhaité être le plus réactif possible en cette période inédite de confinement pour répondre à leurs contraintes.

Les dossiers de médiation et d'arbitrage en cours au CMAP, au moment de la survenance du confinement, ont continué à être gérés. Notre équipe de juristes est toujours opérationnelle pour répondre aux demandes des entreprises.

Bien évidemment, la contrainte de l'éloignement a rendu impossible toute réunion de médiation ou audience d'arbitrage en présentiel mais nous avons immédiatement proposé aux entreprises et à leurs conseils le recours à une plateforme digitale pour organiser en visioconférence les différentes séances qui avaient été préalablement fixées.

Nous avons également été saisis de la mise en place de nouveaux dossiers après le début de la période de confinement.

Les réactions ont été très variées de la part des acteurs économiques et de leurs conseils. Certains ont demandé le report des réunions, arguant de l'impossibilité physique de se rencontrer, alors que d'autres se sont dits prêts à expérimenter la visioconférence.

Nos médiateurs et nos arbitres ont démontré de formidables capacités d'adaptation. Nous avons déjà clôturé des dossiers de médiations avec succès qui se sont tenus intégralement à distance.

Côté formation, l'activité de l'Institut 131, centre de formation du CMAP, a bien évidemment été très impactée par le confinement.

L'ADN de nos formations, c'est de favoriser au maximum la pratique des participants aux méthodes que nous enseignons.

L'enseignement à distance est plus adapté à des cours théoriques qu'à des séances de mise en situation par petits groupes, mais nous avons souhaité nous adapter, compte tenu du contexte, et nous proposons des formats spécifiquement revus pour être dispensés à distance.

A.P. : Pensez-vous que la crise sanitaire, la multiplication des litiges commerciaux notamment, et le risque d'engorgement des juridictions en sortie de confinement vont engendrer un "boom" de la médiation ?

S.H. : Prises de court par la brutalité de la survenance du confinement, les entreprises ont prioritairement consacré leur énergie à maintenir a minima leur trésorerie et adapter leurs ressources à leur nouveau niveau d'activités.

Durant le mois de mars, les questions liées à la résolution des litiges n'étaient pas une priorité.

L'évidente difficulté, voire impossibilité d'exécution de nombreux contrats en cours, aujourd'hui suspendus et les nombreux conflits qui vont s'ensuivre va conduire les entreprises à rechercher des solutions qui puissent être adoptées rapidement pour favoriser une reprise de leurs activités.

Aussi, nous croyons que la médiation et l'arbitrage pourront apporter une solution adaptée aux entreprises, et contribueront à ne pas surcharger les tribunaux qui vont connaître de grandes difficultés à traiter le contentieux suspendu pendant le confinement, auquel vont s'ajouter les conflits nombreux nés de cette crise sanitaire.

Nous pensons notamment aux secteurs qui sont aujourd'hui particulièrement touchés par un arrêt quasi complet de leurs activités, comme la restauration, l'hôtellerie, l'événementiel, la culture, et bon nombre d'activités industrielles.

Les MARD offrent une possibilité unique aux entreprises d'être maîtres de leurs solutions rapidement et à un coût maitrisé, sans dépendre de calendriers imposés.

En une quinzaine d'heures, pour une médiation et quelques mois pour un arbitrage, une solution peut être trouvée.

Pour continuer leurs activités et reconquérir leurs parts de marchés, il sera vital pour les entreprises de préserver leurs relations commerciales et d'assurer au sein des organisations un climat social apaisé durant cette période de grande tension.




Anne MOREAUX
Journaliste

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