AccueilEuropeClément Beaune affiche les ambitions de la France pour sa présidence du Conseil de l'UE

Clément Beaune affiche les ambitions de la France pour sa présidence du Conseil de l'UE

Invité par le parti politique Agir pour une rencontre diffusée en ligne, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes a présenté un projet centré sur la relance, la souveraineté et la valorisation d'une identité européenne commune.
Clément Beaune affiche les ambitions de la France pour sa présidence du Conseil de l'UE

ActualitéEurope Publié le ,

À partir de janvier 2022, ce sera au tour de la France d'exercer la présidence du Conseil de l'Union européenne pour une durée de six mois. Le Conseil de l'Union européenne est l'institution qui, avec le Parlement européen, établit les textes législatifs européens. Il réunit les ministres des gouvernements des États membres de l'UE pour préparer les règlements et les budgets européens. Sa présidence est assurée successivement et pendant six mois par le Gouvernement de chaque État membre, par rotation. L'État membre qui assure la présidence a le pouvoir d'impulser les décisions et d'influencer l'agenda politique du Conseil, un exercice que la France est déterminée à mener avec succès, à en croire Clément Beaune, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, qui était invité le 17 juin dernier par le parti politique Agir pour une discussion au sujet de l'Europe diffusée en ligne.

Trois axes pour présider l'Union européenne

Interrogé par Louis Vogel, membre fondateur d'Agir, Clément Beaune a résumé le projet du Gouvernement pour la présidence du Conseil de l'UE par trois mots clés : relance, puissance et appartenance. Le relance, d'abord, parce que, au sortir de la crise économique liée à la pandémie, « nous aurons besoin de rebâtir nos économies et d'investir pour l'avenir », a expliqué le secrétaire d'État. La puissance, aussi, parce que la France a l'ambition de réaffirmer la souveraineté de l'Europe et sa place sur la scène internationale, notamment dans les conflits commerciaux qui l'opposent à la Chine. « Il faut être clair sur qui sont nos alliés et qui sont nos rivaux et nos concurrents plus forts, plus agressifs parfois », a affirmé Clément Beaune, qui refuse que l'Europe soit « le gentil bisounours de la mondialisation ». Le membre du Gouvernement prône aussi le retour de la valeur d'« appartenance » à l'UE. « Tout projet politique a besoin d'un sentiment collectif. Il y a ce substrat qui nous réunit mais il faut l'entretenir, il faut le valoriser », a-t-il avancé. Pour cela, il entend valoriser et étendre les dispositifs comme Erasmus et Discover EU permettant aux jeunes de voyager en Europe.

Une volonté “d'accélération” dans plusieurs domaines

« On a besoin dans cette présidence de grandes ambitions. Une présidence de l'Union européenne, c'est un semestre d'action, ou plutôt d'accélération », a également lancé le secrétaire d'État, affirmant sa volonté d'accélérer les changements dans plusieurs domaines. En six mois de présidence française, Clément Beaune a déclaré vouloir engager plusieurs changements majeurs : définition d'un socle de droits pour les travailleurs indépendants comme les livreurs à vélo, mise en commun des compétences européennes pour la recherche et l'innovation dans le domaine de la santé et de l'hydrogène ou encore régulation des grandes plateformes du numérique. Le secrétaire d'État a également rappelé la volonté française de faire respecter l'égalité des droits « inscrites dans nos traités », en particulier en Pologne et en Hongrie, deux pays critiqués pour leurs mesures jugées discriminatoires à l'encontre des personnes LGBT.

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