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Classes communicantes

Faute de gagner plus, dépensons moins... Voilà le nouvel adage populaire traduisant l'actuelle conjoncture on ne peut plus défavorable. Selon les chiffres publiés dernièrement par l'Insee, le déficit public a atteint 4,8 % du produit intérieur brut en 2012, plus que les 4,5 % prévus, et la dette n'est guère mieux lotie à 1 833,8 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB contre 89,9 % programmés…

Actualité Publié le ,

Le mal est endémique, avec un chômage qui confine à l’insoutenable et surtout une croissance 2013 flirtant avec le néant.
L’équation devient diabolique. Sans réels moyens de relance, sans concepts de reconquête, le gouvernement se borne à peaufiner la gestion des deniers, publics –mais aussi privés–, en intégrant une contrainte maligne : le décrochage social d’une partie croissante des Français. Selon le Défenseur des Droits, une famille sur cinq affronte à présent un découvert bancaire dès le 20 de chaque mois…
Plus rien n’est ainsi gravé dans le marbre, ni les salaires ni les impôts ni les taxes ni les retraites ni même les allocations familiales… Le tout devenant variable d’ajustement. La solidarité prend, par ailleurs, son sens obligatoire, la prospérité relative des uns étant sollicitée pour pallier le dénuement réel des autres. Cette manière de flux communicants trouvera sa limite dans l’exaspération des classes moyennes qui consentent des sacrifices grandissants sans pour autant voir poindre l’ombre d’un espoir de relance économique.

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