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Google, fantasme des étudiants et des jeunes diplômés

Google, Airbus Group, Danone et LVMH sont les quatre entreprises où les étudiants des grandes écoles aimeraient travailler, selon une étude récemment présentée par 4ventsgroup, une agence conseil en communication et marketing. Cette étude détermine les préférences et les attentes des étudiants et jeunes diplômés en termes d'entreprise. Les intervenants ont commenté ces résultats qui, selon eux, illustrent un décalage entre l'image que les étudiants ont de l'entreprise et la réalité.
Google, fantasme des étudiants et des jeunes diplômés
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Google fait toujours autant rêver les étudiants et les jeunes diplômés. Dans une étude récemment présentée par l'agence 4ventsgroup, Google est classée comme le meilleur employeur auprès des étudiants et des jeunes diplômés de 20-30 ans. Il est aussi la première entreprise où les jeunes souhaitent travailler. Danone et Airbus Group occupent quant à eux la deuxième et troisième place. La méthodologie de l'étude a permis d'établir un profil type de l'étudiant et du jeune diplômé d'une grande école, selon ses attentes vis-à-vis de l'entreprise. Il est généralement ingénieur ou manager.

Il est attiré par la fonction recherche et développement ou par le marketing. Il veut travailler dans le secteur de l'énergie ou du conseil au sein d'une grande entreprise internationale. Lors de la présentation de l'étude en table ronde, les différents intervenants des grandes entreprises françaises, remarquent que l'étudiant et le jeune diplômé ont en réalité une vision tronquée de l'entreprise.

L'industrie a reculé de 5 % par rapport à l'année dernière dans le classement « des secteurs qui attirent le plus les ingénieurs et les managers ».

Raphaëlle Giovannetti, la représentante de Safran, affirme : « Il faut changer l'image que les jeunes ont de l'usine. L'usine d'aujourd'hui et du futur n'a rien avoir avec celle de nos parents ».

Selon elle, le secteur connaît d'importantes innovations. Christian Guet, directeur des ressources humaines chez Lagardère, ajoute qu'« il faut faire un effort dans la communication pour informer sur les nouveaux métiers de l'industrie ». Le secteur tient néanmoins une bonne place dans le classement.

En revanche, le secteur de l'informatique (SSII-ESN-édition logiciels) se retrouve en bas de l'échelle. Pourtant, ce secteur est en plein développement et connaît d'importants enjeux, selon les intervenants. « Aujourd'hui, il y a une forte demande d'informaticiens en entreprise », assurent-ils. Néanmoins, seulement 7 % des ingénieurs et des managers déclarent être attirés par ce secteur contre l'énergie qui captive 31 % des jeunes.

Le luxe est aussi en très bonne place (4e) dans le classement « des secteurs qui attirent le plus ». Mais les besoins en termes d'emploi sont « faibles » souligne l'auteur de l'étude. De plus, « les étudiants associent trop l'entreprise au produit. J'aime le produit donc je vais aimer l'entreprise. Ce qui n'est absolument pas le cas dans le luxe. C'est un monde particulier ». Pour la représentante de Safran,

« il y a un fossé entre l'image qu'on a du métier et la réalité. Les jeunes vivent trop dans le rêve ».

Ils font la même observation concernant les grandes entreprises françaises qui plaisent nettement moins aux jeunes comparées aux grandes entreprises internationales. Plus de la moitié des étudiants (65 %) disent avoir envie de travailler dans ces dernières, pour bien gagner leur vie, contre 12 % dans une entreprise française.

La représentante de Safran avance pourtant : « nous payons mieux les Américains chez eux que les Américains eux-mêmes ». Pour « apprendre et progresser vite » 26 % des étudiants préfèrent travailler dans une start-up mais ne pensent pas y gagner leur vie. Seulement 2 % y croient. Par ailleurs, pour 32 % des étudiants, on progresse plus vite dans une entreprise internationale que dans une entreprise française (7 %).

Les intervenants souhaitent donc que les universités informent davantage les étudiants sur les réalités de l'entreprise. « Nous ne sommes pas aidés par les universités. Elles nourrissent les fantasmes. Il faut casser les représentations mentales », affirme Vanessa Carenco, DRH d'Atos.

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