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Christian Charrière-Bournazel réélu Président du CNB

Lors de sa récente assemblée générale, le Conseil national des barreaux a renouvelé le mandat de son président.
Christian Charrière-Bournazel réélu Président du CNB

Droit Publié le ,

Face à Christian Charrière-Bournazel se sont présentés Yannick Sala, Président de la FNUJA et Arnaud Lizop, avocat au barreau de Paris, tous deux membres du Conseil national des barreaux. Ayant obtenu 53 voix, Christian Charrière Bournazel a été réélu, Arnaud Lizop recueillant 10 voix et Yannick Sala ne maintenant pas sa candidature.

Nouvelle atteinte turque aux droits de la défense

Le président réélu a profité de cette assemblée générale pour dénoncer une nouvelle atteinte turque aux droits de la défense : Aujourd’hui, 15 avocats ont été arrêtés à 4 h du matin à Istanbul, Izmir et Ankara. Les forces de l’ordre étaient appuyées par des hélicoptères mais le procureur ne serait arrivé qu’une heure après. Ces avocats appartiendraient à une association dont le président, Maître Selcuk Kozagaci, absent de Turquie, serait recherché. Des perquisitions ont lieu dans leur cabinet en l’absence de membres du Conseil de l’Ordre. Maître Efkan Bolac, chargé par le barreau d’assister aux perquisitions, a été lui-même arrêté. Ces arrestations systématiques ne peuvent avoir que des mobiles politiques : on ne peut en effet imaginer que 15 avocats se soient constitués en association de malfaiteurs pour commettre des crimes ou des délits. Leur arrestation est donc à l’évidence en relation avec leur métier de défenseurs et constitue une atteinte insupportable à un principe fondateur de toute démocratie : le droit de recourir à un avocat et de bénéficier d’un procès équitable. En 1998 le gouvernement turc avait fait arrêter dans l’enceinte du parlement, dix parlementaires coupables d’avoir parlé. Ils avaient dû purger dix ans de prison. Parmi eux Madame Leïla Zana dont le crime principal est d’être originaire de la partie kurde de la Turquie et d’être attachée à ses traditions culturelles. La Turquie fait partie des quarante-sept Etats membres du Conseil de l’Europe. Le peu de cas qu’elle fait de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme du 4 novembre 1950 et les infractions répétées qu’elle commet au préjudice des libertés démocratiques essentielles me conduisent à solliciter, comme ce fut déjà le cas dans le passé, la suspension de sa participation au Conseil de l’Europe, à la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg et à toutes les instances liées à la Convention de 4 novembre 1950.

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