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Cédric O : la transition environnementale nécessite celle numérique

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Cédric O : la transition environnementale nécessite celle numérique
© D.R.

Devant les sénateurs de la commission des affaires économiques et par celle du développement durable Cédric O a assuré que le Gouvernement suivait les mêmes objectifs que ceux inscrits dans la proposition de loi visant à réduite l'empreinte environnementale du numérique en France, malgré une divergence sur les moyens mis en œuvre.

Le 2 décembre 2020, la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable et la commission des affaires économiques ont entendu Cédric O, secrétaire d'État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, sur la proposition de loi visant à réduire l'empreinte environnementale du numérique en France. Ce texte, dont les mesures reprennent les propositions du rapport d'information « Pour une transition numérique écologique » de la mission d'information relative à l'empreinte environnementale du numérique, adopté par la commission le 24 juin dernier, vise à orienter le comportement de tous les acteurs du numérique afin de garantir le développement en France d'un numérique « sobre, responsable et écologiquement vertueux », jusqu'alors responsable de 2 % du total des émissions de gaz à effet de serre en 2019 en France.

Ladite proposition contient notamment des limitations à la consommation de données, comme l'interdiction des forfaits mobiles illimités en données ou du « scroll » sans fin des contenus, des mesures de lutte contre l'obsolescence programmée en encadrant, par exemple, les délais de mises à jour. La proposition de loi sénatoriale prévoit également un certain nombre d'idées pour réduire la facture écologique du numérique en France, s'agissant notamment des data centers et des objets connectés, comme modérer le renouvellement des smartphones, tablettes et ordinateurs. Car la fabrication des terminaux représente « 70 % de l'empreinte carbone du numérique nationale », n'ont pas manqué de rappeler les élus du Palais du Luxembourg.

Pas de transition numérique, pas de transition écologique

Le secrétaire d'Etat a débuté l'audition en insistant sur un élément « déterminant » à son sens : « il n'y aura pas de transition environnementale sans transition numérique », a-t-il déclaré. La France a besoin de plus de numérique pour parvenir à cette transition écologique car la maitrise de la consommation implique plus d'efficacité et donc plus d'innovation. La question numérique, notamment dans les secteurs les plus polluants, est centrale et appelle à faire plus tout en étant plus écologique. A ce titre, Cédric O réitère le pari fait, avec Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, de mettre le numérique au service de la préservation de l'environnement. Une feuille de route, reposant sur trois axes, a d'ailleurs été lancée, qui prévoit de développer la connaissance de l'empreinte environnementale numérique, de réduire l'empreinte environnementale du numérique et de faire du numérique un levier de la transition écologique.

Si le Gouvernement est engagé dans cette réduction d'énergie, il n'est pas en accord avec tous les moyens prévus par la proposition de loi pour y parvenir.

Non à l'interdiction des offres téléphoniques illimitées

Premier point de désaccord, l'interdiction des offres de téléphonie illimitée. Si Cédric O ne se dit pas contre trouver « des points d'atterrissage » avec les sénateurs, le contenu en l'état ne satisfait pas le Gouvernement, qui préfère des mesures « incitatives » à celles actuelles, qualifiées de « normatives ». Estimant que le sujet « n'est pas tant la consommation des données » que la « conception des objets », le secrétaire d'Etat, qui a rappelé que les Français changent de portable « tous les deux ou cinq ans », s'est opposé à l'interdiction, souhaitée par les sénateurs, « des offres de téléphonie illimitée ».

Fervent défenseur de la 5G

Ce qui semble être au cœur de nombreux débats contradictoires actuellement n'est, pour Cédric O, « pas un sujet ». Questionné sur la 5G, le secrétaire d'Etat estime que le sujet ne fait l'objet que d'une faible opposition, assurant que les citoyens demandent, au contraire, davantage de connexions. Pour lui, la 5G est indispensable pour que la France réussisse la révolution numérique à venir et écarte les craintes qui ont pu émerger de la Convention citoyenne pour le climat à ce sujet. « Les GAFA naissent de la 4G et de la généralisation des téléphones portables. On a raté cette révolution numérique. Si on ne va pas vite sur la 5G, on va aussi rater la prochaine », a-t-il asséné.

Le secrétaire d'Etat a également soutenu que le recours au télétravail était de bon augure pour l'environnement et que la hausse de la consommation due à l'utilisation massive d'équipements consommateurs d'énergie était compensée par la réduction des déplacements entre le lieu d'habitation et le lieu de travail.




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