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Campus CAC de l'Ifec : l'avenir sous le prisme de la déontologie et de la com

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Campus CAC de l'Ifec : l'avenir sous le prisme de la déontologie et de la com
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Mardi dernier s'est tenue la huitième édition du Campus CAC de l'Ifec, au Pavillon Royal dans le bois de Boulogne, intitulée « Nouvel élan ». Une journée de partage d'informations techniques et d'actualités du commissariat aux comptes qui a permis aux membres du syndicat professionnel à la tête des instances nationales d'échanger et de découvrir une stratégie de rebond concrète présentée par Yannick Ollivier, candidat à la présidence de la CNCC.

Les différents modes d'exercice de la profession et la question de son rebond grâce à de nouvelles missions étaient au cœur des sujets abordés lors de cette journée.

Communiquer et se former sur les nouvelles missions

Axée sur des formations concrètes et pragmatiques, la matinée a débuté par un premier atelier consacré au nouveau code de déontologie du commissariat aux comptes, animé par Isabelle Sapet, commissaire aux comptes (CAC) du cabinet d'audit Mazars. L'occasion de saisir l'opportunité offerte par la loi Pacte de réaliser des prestations en dehors de toute mission légale sans prendre de risques.

En effet, si le législateur français a récemment supprimé les interdictions prévues en matière de services incompatibles avec la mission de certification légale, demeurent toutefois les interdictions prévues par le règlement européen pour les Entités d'Intérêt Public (EIP). L'intervenante a donc décrypter les nouveau cadre déontologique de la profession et invité l'auditoire à « maîtriser les nouvelles règles pour un développement sécurisé de nos activités et trouver un juste équilibre entre tout est permis et rien n'est possible ». Si les CAC doivent désormais se vendre et communiquer auprès des clients sur leurs nouvelles missions, il convient tout de même d'éviter les conflits d'intérêts et de garder la distinction entre audit et conseil.

Les participants ont ensuite pu poursuivre leur mise à niveau de compétences lors d'un second atelier animé par Laure Mulin, CAC du cabinet Sygnatures, et Julien Ducros de Gest On Line, traitant de l'élaboration des rapports sur les risques, une de leurs nouvelles missions. En effet, « ce nouveau rapport émis dans le cadre d'une mission nouvelle nécessite une adaptation dans nos pratiques et est une opportunité de faire valoir notre présence dans les petites entités », a souligné Laure Mulin avant d'en détailler les différentes étapes et de donner des arguments commerciaux pour vendre facilement ce service.

Si on sent une certaine anxiété des professionnels de l'audit comptable pas du tout habitués à vendre leurs services et à adopter une posture de commerciale, on voit poindre aussi une réelle volonté de s'y mettre.

Pour répondre à la question de savoir comment faire pour vendre ces nouvelles missions aux clients, Yannick Ollivier, vice-président de l'Ifec, répond qu'une formation comportementale et commerciale sera mise en place par le syndicat, ainsi que des prestations de conseils individualisées. « Ce n'est pas inné mais des techniques peuvent nous aider », assure-t-il dans une ambiance décontractée.

Des élections professionnelles sous le signe du rebond

Ce rendez-vous de formation avait lieu le même jour que le début des élections professionnelles des CAC, qui se tiennent pendant la quinzaine du 15 au 30 septembre. Candidat de l'Ifec à la présidence de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC), Yannick Ollivier en a donc profité pour présenter à l'auditoire son programme de relance pour la profession en début d'après-midi.

Une table-ronde qui devait réunir le Directeur des Affaires Civiles et du Sceau, la directrice du H3C et les présidents de l'Ifec et de la CNCC était prévue mais a dû être annulée pour cause de Covid. L'occasion parfaite pour donner le micro plus longuement au candidat Yannick Ollivier.

Cette année, chaque votant doit voter simultanément sur la même plateforme digitale, à la fois pour le scrutin national - pour une liste de candidats qui siégeront à CNCC, et pour le scrutin régional – pour une liste de candidats de la région du votant qui siégeront dans une Compagnie régionale des commissaires aux comptes (CRCC).

Yannick Ollivier se porte candidat à la présidence de la CNCC, donc au niveau national, afin de porter un programme ambitieux de rebond des CAC, face non seulement à la baisse des seuils de l'audit légal mais aussi à la crise économique du à la pandémie actuelle.

« Vous pourrez compter sur la force de mes convictions, sur mon énergie et ma détermination pour donner encore plus d'impact à notre action. Ne doutons pas que nous sommes au service de l'intérêt général », a-t-il lancé à la salle.

Expert-comptable et commissaire aux comptes inscrit près la Cour d'Appel de Caen, ce dernier exerce au sein du Groupe FITECO en tant que directeur général, membre du comité exécutif en charge de l'organisation du cabinet (depuis 2010), directeur des activités d'audit et de conseil (depuis 2007) et associé signataire de sociétés et d'associations de moyennes et petites tailles. Membre du bureau national de la CNCC de 2013 à 2014, il y siège actuellement en tant que vice-président (depuis 2017) et président de la commission développement (depuis 2013). Ses responsabilités institutionnelles lui confèrent également le statut de Membre du bureau national de l'Ifec (depuis 2015) et d'élu de la CRCC de Caen depuis 2006 (président 2013/2015, vice-président depuis 2017).

« 90 % de nos nouvelles missions relèvent de la communication et du commercial », explique le candidat qui considère qu'« il y a effectivement une place à prendre sur plusieurs sujets comme la RSE ».

Son programme consiste à poursuivre les actions menées par l'Ifec, c'est-à-dire « d'abord bien former les confrères et consœurs sur les nouvelles missions puis communiquer sur l'intérêt d'avoir un CAC avec notamment une campagne radio nationale qui a malheureusement été un peu étouffée par le Covid ». Il envisage ainsi une suite comprenant les témoignages des entrepreneurs qui parlent de leur CAC. « Être visible coûte des fortunes et nous n'avons pas les moyens, donc nous allons faire une campagne courte mais régulièrement y revenir », annonce-t-il. Il souhaite aussi construire des missions en partenariat avec d'autres acteurs, comme le Medef sur le tourisme par exemple, ou encore les banques sur l'analyse de risques ou bien avec les experts-comptables sur le montage des dossiers PGE.

Enfin, il prévoit de promouvoir la mise en place d'une plateforme publique (projet porté par Olivier Salustro, président de la CRCC de Paris) de contrôle des certifications des entreprises qui est « un superbe outil de communication de mise en avant de nos produits ».




Anne MOREAUX
Journaliste

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