Fermer la publicité
Journal d'information juridique et d'annonces légales

Campus AFJE 2020 : se former aux « nouveaux standards du marché de l'emploi »

le - - Droit - Actualité du droit

Campus AFJE 2020 : se former aux « nouveaux standards du marché de l'emploi »
© DR

Pour la première fois, l'édition 2020 du campus AFJE, prévue les 25, 26 et 27 novembre prochains mais disponible en replay quatre mois durant, sera totalement numérique et digitalisée. Une façon de répondre à la fois aux exigences sanitaires et au besoin de flexibilité des juristes.

« Même avec la crise, il fallait permettre à nos juristes de continuer à se former. On est convaincu que la relance des activités passera par la formation », affirme Sarah Leroy, vice-présidente de l'Association française des juristes en entreprise en charge de la formation et de la diversité. Architecte du programme du campus AFJE 2020, elle souhaite, une année de plus, donner les moyens aux « juristes d'aujourd'hui » d'être « les accompagnateurs des entreprises de demain ». « Sur le contenu, la formation a été pensée par des juristes, avec les juristes, pour les juristes. Nous avons sondé les adhérents pour prendre en compte leurs attentes et leur offrir une formation adaptée », poursuit-elle.

Savoir être technique et techniques de savoir-être

Des attentes bien particulières dans les temps exceptionnels que nous traversons : « La crise sanitaire est un véritable accélérateur de la mutation de la fonction de juriste en entreprise. On assiste une véritable montée en puissance du rôle stratégique du juriste », constate-t-elle. Ses confrères se sont notamment trouvés en première loge de la gestion de crise. « Il me semble par ailleurs qu'il est important de prendre un petit peu de recul et de réflexion sur toutes ces transformations des manières de travailler. Dans la crise sont nécessaires aussi bien des hard skills que des soft skills. Il est important de travailler sur notre façon d'être. Au-delà de savoir expliquer ce qu'il faut faire, le juriste doit savoir expliquer comment le faire et comment se comporter. Il ne doit pas créer un stress supplémentaire.». Ainsi, même les ateliers les plus techniques feront place aux compétences informelles. Les formations restent assurées par un binôme avec un responsable juridique et un technicien (un avocat, un professeur d'université ou même un coach) afin d'avoir des angles de vue différents et d'aborder les sujets sous toutes leurs facettes. Au programme, pêle-mêle, une formation sur la force majeure, « un sujet extrêmement fort en temps de crise », mais aussi des réflexions sur le pilotage de contentieux et de ses alternatives, « des choses qui vont être très prégnantes dans le futur », et une formation sur les garanties et sûretés. Le tout avec un point de vue orienté vers l'international car les entreprises interagissent bien souvent avec l'étrange : « Il s'agit de savoir évaluer les risques accompagnant les contrats dans des langages autres que de droit français ». Deux ateliers seront même dispensés en anglais. « Sur la partie plus soft skills, un atelier sera intitulé « le juriste manager de crise », un autre abordera la gestion des conflits interpersonnels ou interservices qui naissent plus facilement dans le contexte tendu d'une crise », achève-t-elle de présenter.

Le campus « dans sa poche »

En bref, avec la crise, le juriste en entreprise a dû développer et doit poursuivre l'apprentissage de tout un tas de nouvelles compétences qui, à ses yeux, vont « devenir les nouveaux standards du marché de l'emploi : travail à distance, agilité et créativité, participation à la gestion de crise ». Un trio de compétences déjà acquises par l'association qui, d'une certaine façon veut donner l'exemple. Pour ses 10 ans, le campus sera, de fait, pour la première fois intégralement en ligne. Une façon de répondre aux exigences sanitaires mais aussi aux attentes et au besoin de flexibilité des adhérents de l'association : « c'est un campus qui se veut dans un format adapté au rythme des juristes dans le contexte actuel : on pourra accéder au campus où on veut et quand on le veut. On pourra l'avoir d'une certaine façon dans sa poche », présente Sarah Leroy qui vante les mérites d'un campus accessible en replay pendant quatre mois. Car l'outil informatique retenu, Inwink, présente l'avantage d'être accessible sur tous les supports, sans téléchargement. S'il n'y aura pas de plénière comme à l'accoutumée, le format webinaire étant peu propice à l'échange, « on pourra chatter, parler en visio, se réunir en petit groupe. Un algorithme de matching proposera de réseauter avec des personnes qui ont les mêmes centres d'intérêt ou qui participent à la même formation que nous », promet-elle.

« Remettre du lien »

Outre la formation, le campus a en effet pour vocation de maintenir le lien entre tous : « avec le confinement, on ne voit plus ses collègues, on n'a plus accès à son réseau, à notre communauté de juristes », déplore Sarah Leroy avant de poursuivre « Le campus semble être une bonne façon de remettre du lien dans les équipes et de créer une fenêtre d'ouverture sur la communauté des juristes d'entreprise. Nous voulons permettre le réseautage, l'échange d'expériences, le dialogue et permettre à chacun de s'extraire un petit moment de ses dossiers ou de son confinement ». Accompagner le futur des carrières des juristes avec des compétences aussi bien techniques que relevant du management, lui permettre d'apprivoiser le digital, des axes au cœur du campus 2020 mais pas uniquement. Sarah Leroy parle en effet d'un travail de formation qui porte « à l'horizon 2022 ».




Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Affiches Parisiennes Journal d'information juridique et d'annonces légales

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer