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CAMPUS 2013

« Le grand rendez-vous formation des avocats du Barreau de Paris. »
CAMPUS 2013
Campus 2013

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Pour Christiane Féral-Schuhl, bâtonnier du Barreau de Paris, « Comme les éditions précédentes, Campus –créé en 2007 à l’initiative du Bâtonnier Yves Repiquet et développé notamment sous l’égide de Bruno Marguet–, organisé à l’Unesco, est un grand lieu de rassemblement qui permet à tous les avocats du Barreau de Paris qui le désirent d’exécuter en une seule fois l’ensemble de leurs obligations de formation continue ».

Ces trois journées -9, 10 et 11 juillet-, placées sous le sous le signe de la convivialité, vont également leur permettre de rencontrer leurs confrères et d’échanger largement. Cette année, le Barreau de Paris a souhaité que les juristes soient associés à l’événement, notamment avec l’AFJE, en organisant une rencontre avec des directeurs juridiques.

A. P. : Vous avez assuré vous-même des formations pendant les éditions précédentes du Campus. Quel message souhaitez-vous envoyer aux jeunes avocats qui vont participer à leur premier Campus 2013 ?

C. F-S : Je voudrais leur dire qu’il est important de transformer la contrainte que représente l’obligation de formation continue en opportunités : celles d’apprendre, de se mettre à jour dans son domaine de spécialité, de s’intéresser à de nouveaux métiers. Ce Campus donne d’ailleurs une large place au barreau entrepreneurial, c’est-à-dire à toutes les formations qui ont vocation à accompagner l’exercice professionnel.

Cet événement est aussi une chance de s’intéresser à l’Europe et à l’international à travers la diversité des modules de formations proposés. J’espère que des composantes comme le réflexe européen, les actions menées à l’international, la vie professionnelle… seront des pôles de développement et d’intérêt pour les avocats.

A. P. : Vous ouvrirez cette manifestation le 9 juillet 2013 à 9h par un colloque sur le thème : "Quel avenir pour le secret ?". Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l’importance de ce sujet ?

C. F-S : Cette année, nous avons opté pour une approche comparée de la perception du secret par différents acteurs de la vie sociale et économique. Le secret professionnel n’est pas appréhendé de la même manière par le médecin, par le prêtre, par le juge d’instruction, par l’avocat... C’est ce regard croisé qui a vocation à remettre cette question essentielle au cœur de notre activité professionnelle.

Le secret est actuellement menacé par la perception que peuvent, par exemple, en avoir les magistrats. Son importance et sa valeur sont aujourd’hui à l’épreuve des technologies actuelles et futures de l’information. Ces dernières nous obligent à porter un regard nouveau sur la société, sur le comportement des individus, les règles de droit…

A. P. : Vous avez donné un nouvel élan à cette manifestation en organisant pour la première fois une édition du Campus en Asie. L’avocat français exerce de plus en plus à l'international. Il y aura-t-il d'autres initiatives de ce genre - Campus en Amérique du Nord par exemple ?

C. F-S : Je souhaitais exporter Campus et créer un véritable Campus International. Nous avons décidé d’organiser cette première édition de Campus International, à Ho-Chi-Minh-Ville, au Vietnam, à l’occasion de l’Année France-Vietnam. Ce colloque a permis de mesurer le dynamisme des avocats français en Asie, de les réunir, de les former et ainsi de contribuer à l’émergence d’une force collective au service des entreprises en Asie. Les avocats présents ont, à cette fin, reçu la visite de Mme Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, venue inaugurer la manifestation aux côtés du bâtonnier de de Paris et du bâtonnier de Ho Chi Minh Ville. Ils ont également pu rencontrer un grand nombre d’entrepreneurs français venus retrouver leurs partenaires vietnamiens lors du Forum d’affaires France Vietnam organisé par Ubifrance.

Nous avons également travaillé en lien avec l'Ambassade de France au Vietnam, la Chambre de commerce et d’industrie française au Vietnam et les Chambres de commerce et d’industrie en France.

Cette rencontre a permis une lecture comparée du droit continental et du droit local, à travers des thématiques qui intéressent le pays d’accueil, des rencontres entre des avocats déjà implantés et leurs confrères parisiens, et l’évaluation du marché du droit dans cette région du monde. Plus de cent avocats de France et d’Asie étaient présents.

A l’issue de ce Campus international, nous avons créé la Commission Paris-Vietnam. Cet événement a également été l’occasion de rencontrer le ministre de la Justice vietnamien pour mener à bien une première opération de lobbying. Nous avons défendu le droit pour les avocats français, mais aussi étrangers, établis au Vietnam, de continuer à exercer dans ce pays et nous avons fait part de notre préoccupation à propos d’un texte qui devait entrer en vigueur ce mois-ci et qui prévoyait d’exclure les avocats étrangers dans la rédaction de « legal documents ».

Le succès de cette manifestation est une belle promesse d’avenir. L’objectif est que ce Campus international continue à vivre avec sans doute une alternance des « partenaires » géographiques : Afrique, Amérique latine, Amérique du Nord…

Aujourd’hui, le monde est ouvert. Les technologies offrent cette nouvelle dimension du droit des affaires avec les contrats internationaux, les contrats bilatéraux… C’est une réelle opportunité que les avocats du Barreau de Paris doivent saisir.

A. P. : Campus intègrera cette année une "journée spéciale associations" quelle est la particularité de cette manifestation ?Quels sont les enjeux à surveiller ?

C. F-S : Campus réunit chaque année plus de 3000 avocats parisiens. Cette année, nous organisons pour la première fois la Journée des Association à Campus, le 10 juillet. Les Associations du barreau de Paris disposeront d’une quarantaine de stands sur lesquels ils présenteront leurs activités et pourront aller à la rencontre des avocats en formation.

Campus est également l’occasion de faire découvrir aux jeunes avocats tous les services du Barreau que j’ai souhaité développer, du réseau d’achats et d’échanges Praeferentia, à la garantie perte de collaboration, en passant par la Prévoyance… Avec comme ligne directrice l’intérêt économique d’appartenance ; une manière de faire de la politique professionnelle autrement…

Depuis ma prise de Bâtonnat, à travers tous ces projets, je pense avoir contribué à rassembler les avocats parisiens. J’ai beaucoup travaillé sur la réorganisation des commissions ouvertes et sur le développement des commissions bilatérales, de pays à pays, avec la création de Paris-Londres, Paris-Hanoï, Paris-Beyrouth, Paris-Tokyo, Paris-New-York, Paris-Québec… Toutes ces commissions ouvertes bilatérales ont permis de développer une vision internationale et même une approche transversale. On a vu, par exemple, la commission Paris-Québec travailler en lien avec la commission de droit du travail. Ces initiatives sont importantes. Elles doivent à présent inciter les avocats du Barreau de Paris à oser travailler à l’international.

Le comité de pilotage

Sont présents sur la photo

1er rang, de gauche à droite
Frédéric Bonaventura, Stéphanie Villeroy de Galhau, Delly Djavadi, Marie Christine Labrousse, Emmanuelle Schirrer-Cuisance, Yann Streiff

2e rang de gauche à droite
Thierry Berte, Jean Louis Magnier, Bruno Marguet, Nicolas Corato

3e rang, de gauche à droite
Françoise Rodriguez, Stéphanie Guesdon, Chloé Beaudoin, Emmanuel Torresan, Ludovic Blanc, Annick Moll, Xavier Delcros

Ne sont pas présents

Antoine Diesbecq, Anne-Charlotte Gros, Jérôme Martin, Amélie Guiraud, Laurence Le Tixerant, Olivier Hurtault

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