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Budget 2013: "effroi" du Medef qui appelle à sabrer d'urgence les dépenses

le - - Entreprise

Le Medef appelle le gouvernement à tailler dans les dépenses publiques plus fermement qu'annoncé dans le projet de budget 2013, faisant part de son "effroi" face aux risques pour la compétitivité et la réindustrialisation.

"Nous regardons ce qui est envisagé avec effroi", a lancé la présidente de la plus grande organisation patronale de France, Laurence Parisot, ajoutant : "nous estimons qu'en agissant ainsi, le gouvernement prend le risque de créer un choc de non compétitivité".

En annonçant 20 milliards de hausses d'impôts supplémentaires répartis à égalité entre entreprises et ménages pour 2013 et en confirmant un effort de 10 milliards sur les dépenses publiques, l'exécutif ne s'attaque "toujours pas au cœur du problème", a-t-elle estimé. Tout en jugeant "essentiel pour la crédibilité de la France sur les marchés" d'atteindre l'objectif affiché par Paris d'un déficit public réduit à 3 % du produit intérieur brut fin 2013, Mme Parisot a estimé qu'il y avait "plusieurs façons d'atteindre un tel objectif". Pour elle, il conviendrait de présenter un budget qui "réduise deux fois plus la dépense publique qu'il n'augmente les impôts: c'est le choix de la plupart des pays confrontés à des difficultés budgétaires". "Nous craignons que les agents économiques que sont à la fois les ménages et les entreprises adoptent des comportements dès la présentation du budget, des comportements qui ne seront pas favorables à la consommation et à l'investissement et donc à la stimulation de la croissance", a-t-elle déclaré.

Le gouvernement -« qui nous écoute »- a décidé de procéder en deux temps et envisage ultérieurement une loi de finances rectificative porteuse de mesures en faveur de la compétitivité des entreprises et fondée sur un rapport du commissaire général à l'investissement Louis Gallois attendu en octobre. Mais, avertit Mme Parisot, "ce qui se prépare dans la foulée de la mission Gallois peut arriver trop tard". "Nous pensons qu'il est encore temps de résoudre ce qui apparaît aujourd'hui comme manquant de cohérence", a-t-elle enchaîné.




Jean-Paul VIART
Journaliste

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