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Investissement BpiFrance : après six ans d’existence, quel bilan pour le fonds SPI ?

A l’occasion d’une conférence de presse sur les six ans du fonds Sociétés de projets industriels (SPI), Magali Joessel, sa directrice, a présenté le bilan de l’investissement.
BpiFrance : après six ans d’existence, quel bilan pour le fonds SPI ?
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Créé en 2015 dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA) et géré pour le compte de l’Etat par Bpifrance, le fonds SPI a pour objectif de permettre l’industrialisation de projets innovants, et de construire des positions industrielles durables et créatrices d’emplois dans les territoires. En réalisant des investissements dans des « filières d’avenir », comme la chimie verte, l’électronique ou la santé, le fonds SPI vise à concourir à la réindustrialisation de la France et à son autonomie stratégique. Doté de 800 millions d’euros, le fonds tire aujourd’hui le bilan de son premier exercice : en 6 années d’investissements au service de cette ambition, l’équipe composée d’une dizaine d’investisseurs de BpiFrance a réussi à aider 17 nouvelles usines à haute valeur technologique à voir le jour et de nombreux projets à s’implanter dans dix régions différentes.

« En répondant à une défaillance du marché de l’investissement, SPI a permis la création de sites industriels dans les territoires et contribué à créer de nouveaux champions industriels dans des filières d’avenir. L’idée qu’il est possible de bâtir de nouvelles positions industrielles est devenue une réalité et cette démonstration, également incarnée par de 1ères cessions, permettra de jouer un rôle d’entrainement de fonds d’investissement privés à nos côtés », a déclaré Magali Joessel, directrice du fonds SPI au sein de Bpifrance.

Construire « l’industrie de demain »

En 2015, le fonds SPI est né de la volonté commune de l’Etat et Bpifrance de bâtir « l’industrie de demain » en se fondant sur la densité de l’innovation française. Les territoires abondaient de projets industriels innovants à forte teneur technologiques qui peinaient à se concrétiser sur le plan industriel et qui avaient besoin d’un investisseur public, capable de prendre du temps et des risques pour accompagner les entrepreneurs dans le passage à l’échelle industrielle. Pour financer des projets industriels innovants, le choix a été fait en 2015 de sélectionner des projets industriels risqués, mais crédibles, qui recréeront des usines en France. L’objectif de l’équipe formée à la naissance du fonds SPI était alors d’aller des objectifs de politiques publiques, de compétence industrielle et de performance financière.

Une action concrète dans les territoires

Le fonds SPI a permis la réalisation de 17 investissements dans des filières industrielles d’avenir et avec des acteurs différents. Par exemple dans la chimie verte (Microphyt, METEX, Carbiolice, Afyren, Lactips), l’énergie (Forsee Power), l’électronique (Aledia, Lacroix Electronics), l’alimentation du futur (Prolein), les biotechnologies (Yposkesi), le spatial (Kinéis), etc. Des projets menés par des start-ups, grandes entreprises mais aussi des coopératives et des associations, qui ont eu un réel impact en termes d’emploi dans les territoires : 3 200 créations d’emplois potentielles et préservations d’emplois directs. En extrapolant les données INSEE selon lesquelles un emploi industriel permet de créer 1,5 emploi indirect et 3 emplois induits dans le reste de l’économie, le potentiel de création d’emplois associé à l’action du fonds SPI est de l’ordre de 17 000 emplois.

La transition énergétique, l’ADN du fonds SPI

Comme a tenu à le rappeler Magali Joessel, « l’industrialisation n’est pas l’ennemi du climat ». Les impacts positifs des filières industrielles d’avenir dans les territoires n’excluent pas l’implication renforcée du fonds sur les sujets liés au climat. Convaincu que le développement durable est une opportunité pour l’industrie française, ce dernier a, dès 2015, placé la transition écologique et énergétique (TEE) comme priorité stratégique. L’ensemble des sociétés du portefeuille intègrent le changement climatique dans leur stratégie et leurs actions, et 75% des investissements réalisés l’ont été dans des sociétés offrant des solutions liées à la transition écologique et énergétique, par exemple contre la pollution plastique (Carbiolice, Lactips). Tous les projets retenus rendent compatibles industrialisation et climat.

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