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Bon élève, coûte que coûte…

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AAA» n'a rien d'une hilarante onomatopée. Bien au contraire, ce trio constitue aujourd'hui une épée de Damoclès lourde de menace. Il émane de l'agence de notation Fitch Ratings et constitue en l'occurrence une bonne nouvelle qui permet à la France de bénéficier de conditions d'emprunts optimales pour refinancer sa dette publique. Le dynamisme des indicateurs économiques actuels n'est pas étranger à cette note – la meilleure possible – qui est périodiquement réévaluée, à l'aune d'un contrôle continue des performances. à l'actif de la France : le travail entrepris sur les retraites et la volonté affichée du Gouvernement de maîtriser l'évolution de la dette et du déficit publics. Ce cadre extrêmement contraignant que s'impose l'exécutif – sans doute bientôt sanctionné par l'adoption en matière de budget d'une règle d'or constitutionnelle «anti-dérives» – livre un signe fort de responsabilisation, un volontarisme manifestement courageux à un an de la Présidentielle. Être considéré comme un bon élève européen est une chose, le rester à moyen et long termes en est une autre. La consolidation budgétaire semble, en effet, assez incompatible avec certaines promesses de campagne qui se dessinent. Au-delà des effets d'annonce, il est fort peu probable que le futur gouvernement – quel qu'il soit – puisse passer outre l'actuel engagement d'un retour du déficit à 3 % du PIB à l'horizon 2013 et d'une sensible réduction de la dette.

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