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Baisse des charges de copropriété à Paris sur le 1er semestre 2014

Le 3e Observatoire des charges de la copropriété du Grand Paris enregistre pour la première fois une baisse de 6,7 % des principaux postes de charges de copropriété dans Paris intramuros par rapport à une période de six mois sur l'année 2013.
Baisse des charges de copropriété à Paris sur le 1er semestre 2014
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Publié par la FNAIM du Grand Paris, cet observatoire qui s’adresse aux professionnels, responsables de copropriété et consommateurs a vocation à permettre une analyse objective des charges de copropriété, poste désormais conséquent pour les très nombreux Franciliens qui vivent en copropriété.
Gilles Ricour de Bourgies, président de la FNAIM du Grand Paris commente cette troisième vague de résultats de l’Observatoire : « En zones tendues comme à Paris,lorsqu’il s’agit d’immobilier, l’attention se focalise essentiellement sur le prix des loyers. Or les charges de copropriété représentent un poste important pour les ménages. Le logement représente en moyenne 27% de leurs dépenses. C’est pourquoi nous avons souhaité mettre à la disposition de tous les Parisiens un outil de vigilance, d’optimisation et d’anticipation des dépenses et des coûts.»

Cette troisième édition, qui correspond aux données des copropriétés du premier semestre 2014, porte sur 3 349 immeubles et 92 623 lots de copropriété implantés à Paris, soit un volume de données inégalé. A noter que, comme les précédentes éditions, les données analysées proviennent directement des états comptables des copropriétés. L’Observatoire des charges de copropriété du premier semestre 2014 met en évidence plusieurs enseignements que la FNAIM du Grand Paris entend souligner :

1er enseignement : Sur Paris, on observe une baisse de charges de copropriété sur le 1er semestre 2014 de 6,7% en moyenne. Les charges qui ont baissé sur Paris sont l’eau, le chauffage central, et l’entretien. Les charges ayant augmenté sont l’électricité, les ascenseurs, les assurances et les honoraires de syndic. Après plusieurs années de hausse, l’augmentation des charges de copropriété n’apparait donc plus comme une fatalité.

2e enseignement : L’Observatoire ne prend pas en compte le poids des charges résultant des impôts et taxes directement prélevés par l’Etat et les collectivités locales comme par exemple la taxe foncière ou la taxe d’ordure ménagère. Or, celles-ci ont connu ces dernières années une hausse souvent importante. A titre d’exemple, la taxe d’habitation et la taxe foncière bâtie ont augmenté respectivement de 44 % et 97,3 % sur Paris entre 2001 et 2013. Si l’action des gestionnaires, des responsables de copropriété et des copropriétaires s’avère le moyen le plus efficace pour diminuer les charges de copropriété, celles-ci restent néanmoins en partie dépendantes de l’action des décideurs publics.

3e enseignement : Principal poste de dépenses des immeubles, le budget du chauffage collectif sur Paris est en baisse. Ceci s'explique par la clémence météorologique de l'année la plus chaude du siècle, les températures ayant un effet immédiat sur les charges de chauffage. Les bons réflexes des copropriétaires en matière de dépense énergétique commencent également à s’avérer payants. A noter que les charges d’électricité, quant à elle, ont légèrement augmenté.

4e enseignement : Avec 5% de hausse sur Paris, l’augmentation des honoraires forfaitaires des syndics de copropriété s’avère mesurée et ne représente en proportion qu’une infime hausse : indépendamment de l'incidence du changement de TVA au 1er janvier (0,4 %), cette augmentation s’explique en partie par des ajustements contractuels (clause d'indexation) et par l'imputation de nouveaux frais tels que la gestion des comptes bancaires séparés.

« L’immobilier reste le premier actif des Français : selon l’INSEE, il représente 62 % de leur patrimoine brut. Il ne faut donc pas perdre de vue que les charges de copropriété représentent en grande partie un investissement au service de l’entretien et de la réhabilitation du patrimoine des Parisiens. Ce sont les investissements réalisés par les copropriétaires qui contribuent à faire baisser les charges sur le long terme », rappelle Gilles de Ricour de Bourgies.

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