AccueilActualitéRégion Île-de-France & Grand ParisBaï-Audrey Achidi : « Je veux porter la voix de ceux qu’on n’entend pas »

Baï-Audrey Achidi : « Je veux porter la voix de ceux qu’on n’entend pas »

Baï-Audrey Achidi est avocate, élue locale mais également référente pour les Hauts-de-Seine (92) de Renaissance (LAREM). Investie par la coalition présidentielle Ensemble, elle nous explique son choix de se porter candidate aux élections législatives pour la 2eme circonscription des Hauts-de-Seine et sa volonté de participer pleinement au déploiement du projet du Président Macron.
Baï-Audrey Achidi : « Je veux porter la voix de ceux qu’on n’entend pas »
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ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le , Propos recueillis par Boris Stoykov

Affiches Parisiennes : Vous êtes candidate pour la deuxième circonscription des Hauts de Seine. Pouvez-vous nous dire ce qui a guidé votre envie de vous présenter aux élections législatives ?

Baï-Audrey Achidi : Cela s’inscrit dans la continuité de mon engagement car je suis une militante de terrain. J'ai souhaité m'engager auprès de la République en Marche il y a cinq ans pour porter l'action du Président, notamment pour la lutte contre les violences faites aux femmes, étant moi-même la survivante d'une agression très violente. Quand le Président a déclaré que la cause des femmes allait être l’une des grandes causes du quinquennat, c'était important pour moi de travailler avec un collectif qui avait envie de faire bouger les choses.

J’ai alors participé à un programme d'accompagnement à l’engagement citoyen fait par La République en Marche en 2017 puis j’ai pris ensuite des responsabilités locales et départementales. Depuis trois ans, je suis la responsable de La République en Marche pour l'ensemble des Hauts-de-Seine, avec une mission de travail avec les militants, de coordination avec le mouvement, avec les partenaires de la majorité présidentielle, avec les ministres, les parlementaires mais aussi avec les élus des 36 communes du département. Je suis très fière d'avoir eu la confiance du président et du mouvement pour être la candidate sur la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine pour déployer le projet du président à l'Assemblée nationale. Les Français ont besoin d'être entendus, ils attendent beaucoup de leurs représentants et ils ont raison. L'élection d'Emmanuel Macron m’oblige et nous oblige tous, candidats et je l'espère, futurs députés. Après avoir porté pendant cinq ans le projet du Président sur le terrain, je voudrais être partie prenante de son déploiement.

A. - P. : Quelles sont les particularités de cette 2ème circonscription, qui couvre une partie de Colombes et la commune d’Asnières-sur-Seine ?

B.- A. A. : C’est une circonscription très diverse, très variée, tant par ses quartiers, avec des zones pavillonnaires, des logements sociaux, des zones très commerçantes et des quartiers beaucoup plus résidentiels. Elle est aussi diverse par sa sociologie et du coup par ses différents enjeux. Toutes les générations sont représentées dans la circonscription mais on a une population peut-être un peu plus jeune que dans le reste du département. C’est un territoire où les problématiques en matière d'éducation, de garde d'enfants, de logement, de santé et d'accès aux soins, d’économie, de travail, de pouvoir d'achat et de développement durable sont très importantes et auxquelles je souhaite apporter une réponse. C'est un territoire qui a un potentiel immense parce qu'on a de nombreux commerçants (notamment nombreux métiers de bouche), beaucoup de TPE et PME et un tissu associatif très dense et très actif dans différents domaines. Enfin, c'est un territoire sur lequel la lutte contre les inégalités de destin et les inégalités territoriales prend tout son sens et c’est une circonscription qui permet de mesurer les impacts réels de ce qui a déjà été fait par le Gouvernement sur la vie quotidienne des Français. On peut citer les 600 euros de taxe d'habitation supprimés pour plus de 20 000 foyers, le doublement des classes de CP, CE1 dans les zones REP et REP +, le raccordement de plus de 10 000 foyers à l'Internet haut débit, le pass culture pour l'ensemble des élèves. Également la mise en place des maisons France services pour faciliter les démarches et le déploiement du dispositif Territoires zéro chômeur. C’est donc une circonscription pour laquelle je m'engage pour être une députée qui va, et travailler à l'Assemblée sur le travail législatif, et être à l'écoute des habitants pour pouvoir nourrir mon travail à l'Assemblée avec leurs attentes et leurs retours du terrain.

© DR Baï-Audrey Achidi avec son suppléant Fabien Leclère

A. - P. : Le député sortant de la circonscription était le secrétaire d’Etat Adrien Taquet. Quels conseils vous a-t-il donnés pour que vous puissiez prendre sa relève ?

B.- A. A. : J’ai déjà travaillé avec le député sortant puis avec sa suppléante Bénédicte Pételle qui a pris la suite lorsqu'il a été appelé en tant que ministre. Il a toujours été une personne très impliquée dans la vie du mouvement et proche des militants, l’étant lui-même. Il a beaucoup de respect pour le travail fait sur le terrain, c'est très important pour lui d'y être pendant la campagne mais aussi par la suite, pour être à l'écoute des Françaises et des Français et aller à leur rencontre. Il m’a donné des conseils très bienveillants, très utiles et surtout très concrets.

A. - P. : Vous allez en ce moment sur le terrain pour rencontrer vos électeurs. Quels sont les problèmes dont ils vous parlent et qui peuvent aiguiller votre prochain travail à l'Assemblée ?

B.- A. A. : Je vais beaucoup sur le terrain et je suis rassurée de voir que les citoyennes et citoyens comprennent bien ce qu'est un mandat de député, à savoir un mandat national, et font bien la différence entre ceux du maire, du conseiller régional ou du conseiller départemental. Ils ont bien conscience que ce n'est pas le député qui aura des actions sur certaines problématiques d'ordre très local mais ils sont contents de savoir qu’il pourra être une personne qui mettra toutes les parties autour de la table, qui fluidifiera les relations et les aidera à trouver les bons interlocuteurs et à porter les sujets auprès des différents intervenants du territoire. Quant aux problématiques, ce sont celles que j’ai cité tout à l’heure, à savoir le pouvoir d'achat, la santé, l'éducation, le logement, l'économie, l'accompagnement de nos seniors, le handicap. Cela correspond aux priorités que s'est donné le Président.

A. - P. : En tant qu’avocate, comment comptez-vous utiliser vos compétences juridiques si vous êtes élue ?

B.- A. A. : Ma méthode consiste à bien comprendre les sujets, à échanger avec les spécialistes, les experts et les professionnels des sujets comme le corps économique, associatif, les personnes qui travaillent dans l'éducation, les personnels de santé, etc. Il faut toujours aller chercher l'expertise à la source et un ressenti sur le terrain. Je crois beaucoup au fait qu'on soit dans un Etat de droit avec des droits et des obligations. L'accès au droit doit être encore facilité et renforcé pour les Françaises et les Français car connaître ses droits est une force. Mais on est aussi dans un monde de devoirs et je suis une défenseuse de toutes les problématiques relatives à la peine, à la sanction et au respect des normes.

Enfin, pour travailler avec les lois dans mon activité professionnelle et connaissant les enjeux de la rédaction des lois et du travail législatif, ça serait une très grande fierté que de pouvoir devenir législatrice et être partie prenante sur la rédaction de la règle juridique.

A. - P. : Comment voyez-vous les candidats des autres partis politiques ? S’agissant par exemple de Nupes, est-ce une coalition de circonstance ou la percevez-vous comme un danger ?

B.- A. A. : Au niveau local, j'ai beaucoup de respect pour l'ensemble des personnes qui s'engagent dans cette élection, pour les candidats mais également pour les militants, quelle que soit leur couleur politique parce qu’il s’agit de porter des valeurs pour les défendre sur le terrain, de très tôt le matin jusque très tard le soir. Si je suis élue, je serais la députée de tout le monde et je travaillerais avec l'ensemble des acteurs du territoire, que ce soit les acteurs au sein de la mairie, de la région ou du département. Il faut toujours avoir en vue ce qui est important pour les citoyens. Après, chacun mène campagne et les Asniérois et les Colombiens ont raison d'attendre beaucoup de ces élections, d'être exigeants. J'espère qu'ils feront le bon choix. Pour avoir été coordinatrice lors des élections présidentielles et avoir travaillé sur les Hauts-de-Seine avec l'ensemble des mouvements de la majorité présidentielle, nous l’avons fait ensemble car l’on était d'accord sur des valeurs, des grands principes et sur des lignes qu’on ne franchira jamais. J’ai l’impression que Nupes suit des enjeux de personnes et se compose de formations politiques qui ne partageaient pas les mêmes idées jusqu'à il y a encore quelques semaines, sur l'Europe, l’économie ou encore sur la place de la France au niveau international. Je regrette que des alliances se fassent uniquement pour des enjeux personnels, des enjeux d'ambition plutôt que pour apporter le meilleur aux citoyens.

A. - P. : Comment envisagez-vous votre action pour la majorité présidentielle au sein de l’Assemblée nationale ?

B.- A. A. : D’une part, par un travail législatif et, d’autre part, par un travail de terrain afin de nourrir le premier. Le travail législatif me parle en tant que tel, parce que je suis avocate, depuis plus de 15 ans. Je fais du mécénat de compétences auprès d'associations donc je crois beaucoup au fait qu’il faut redonner les compétences que l’on a. Et parmi les thématiques que je souhaite porter figurent l'entrepreneuriat, et notamment l'entrepreneuriat social, qui sont pour moi de belles réalisations collectives et individuelles qu'il faut soutenir. Je porterai aussi toutes les problématiques d'accès à la justice et je souhaite rester engagée très fortement sur la lutte contre les violences faites aux femmes. Après je pense qu’aucun parlementaire n'a la vérité absolue, donc, c'est important d'être toujours dans une approche d'écoute, de curiosité. Je porterai à l'Assemblée le projet d’Emmanuel Macron et de la majorité présidentielle, comme je le fais depuis 5 ans en tant que militante et plus de trois ans en tant que référente. Surtout, je veux voter des lois qui aient un impact concret pour les citoyens.

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