AccueilEntrepriseVie des entreprisesAvec Wecandoo, partez quelques heures en immersion chez un artisan
CULTURE

Avec Wecandoo, partez quelques heures en immersion chez un artisan

Créée en 2017, l’entreprise permet aux artisans d’avoir un complément de revenu tous les mois en échange du partage de leur savoir-faire lors d’ateliers thématiques. Horlogerie, céramique, création de cosmétiques, de meubles...
Avec Wecandoo, partez quelques heures en immersion chez un artisan
© AP

EntrepriseVie des entreprises Publié le ,

Au départ, ils sont trois cofondateurs, Edouard Eyglunent, Grégoire Hugon et Arnaud Tiret à vouloir s’engager pour la valorisation de l’artisanat français et de ses métiers. Pour eux, deux enjeux émergent : le manque de visibilité des artisans et la difficulté de pouvoir faire découvrir son savoir-faire au grand public. Après un tour de France à la rencontre des artisans en 2018, les trois cofondateurs entrent en contact avec plus de 400 d’entre eux, ce qui leur permet « de savoir quelles seraient les activités de l’entreprise, en partant des besoins des artisans », explique Chloé Keryhuel, la responsable marketing. Alors les trois cofondateurs créent d’abord une association qui deviendra, avec le temps, l’entreprise Wecandoo d’aujourd’hui.

De plus en plus d’ateliers

A l’heure actuelle, Wecandoo travaille avec plus de 1 600 artisans à travers le territoire métropolitain, qui proposent à eux tous plus d’une centaine d’activités différentes. A Paris, par exemple, vous pourrez apprendre à fabriquer votre mozzarella avec Julien, à créer votre sac en cuir avec Diane, à réaliser votre propre whisky avec Nicolas ou à confectionner votre kimono personnalisé avec Elsa. Les ateliers Wecandoo ont d’abord été proposés dans les grandes villes françaises, Paris et Lyon, avant de s’étendre à Bordeaux, Lille, Nantes.

« Aujourd’hui nous sommes présents dans une quarantaine de villes de région donc on trouve des ateliers un peu partout », raconte Chloé Keryhuel. D’ailleurs, plusieurs formats d’ateliers sont possibles. Il y a ceux qui durent quelques heures, pour s’initier à une technique, puis il y en a des plus longs, à la journée par exemple. « En plus des ateliers classiques, Wecandoo propose aussi des formats « terroir » où les gens se rendent directement chez un producteur, éleveur ou agriculteur le temps d’un week-end, à moins de deux heures de Paris, « pour aller fabriquer son fromage, par exemple », précise la responsable marketing. Le modèle fonctionne bien, très bien même, au point que ce sont maintenant les Chambres des métiers et de l’artisanat qui se tournent vers Wecandoo pour que l’entreprise accompagne les artisans dans leur communication, la création d’un atelier, etc.

© AP - Louise Volatron, coordinatrice événementiel de Peas & Love, animatrice de l'atelier

Connecter artisans et grand public

Les ateliers traduisent aussi la volonté de connecter des publics « pas trop amenés à se croiser », puisque le grand public a perdu le contact avec l’artisanat. Wecandoo s’efforce donc de remettre cette filière dans le quotidien des Français. « On ne se rend pas compte de la richesse qui se trouve au pied de chez nous », déplore Chloé Keryhuel. Les ateliers sont donc venus directement au grand public, pour le reconnecter à des choses concrètes, pour « mettre la main à la pâte aux côtés de l’artisan » en passant quelques heures avec un passionné qui a fait de cet artisanat son métier. Si c’est bénéfique au grand public, ça l’est aussi pour les artisans qui comptent une activité supplémentaire à leur actif et une nouvelle source de revenus chaque mois. Wecandoo propose aux urbains comme aux ruraux de découvrir par le biais des ateliers les régions françaises. « C’est un peu comme du tourisme de savoir-faire », précise Chloé Keryhuel. « Aujourd’hui on pense que découvrir la France c’est aussi en découvrant ses savoir-faire, pas uniquement ses paysages », renchérit-elle.

Et malgré la pandémie, l’activité de l’entreprise est repartie fortement, dès la levée des différents confinements, « surtout pour les ateliers où les urbains vont à la campagne », précise Chloé Keryhuel. Après plusieurs mois de restrictions et grâce à la mise en avant d’artisans sur les réseaux sociaux de Wecandoo, l’entreprise note une explosion de demandes, y compris de demandes de reconversion.

Diversifier l’activité vers la reconversion professionnelle

Outre l’explosion des participations aux ateliers, la crise sanitaire a aussi apporté son lot de remises en question et donc, de reconversions professionnelles. Pour ceux qui veulent alors quitter un métier dans lequel ils ne s’épanouissent plus, les ateliers Wecandoo sont l’occasion de savoir si la réalité quotidienne, mais aussi économique, d’un artisan a des chances de leur convenir, ou non.

« Les gens veulent savoir dans quoi ils se lancent et quels sont les nouveaux modèles d’entrepreneurs artisans », complète Chloé Keryhuel. Pour ces professionnels, l’atelier Wecandoo est un premier pas vers une immersion dans la filière artisanat. L’enjeu pour l’entreprise est de rendre maintenant ces stages éligibles au Compte professionnel de formation (CPF), afin d’encourager plus de professionnels à y participer.

Rendre l’artisanat accessible à tous, tout le temps

Parallèlement, Wecandoo poursuit sa politique de rendre les ateliers accessibles partout en France « pour que tous les Français aient accès à au moins un atelier à moins de 50 kilomètres de chez eux » en 2022. L’entreprise vise aussi l’international, avec sa première antenne belge ouverte à Bruxelles suivie par celle qui ouvrira à Anvers en juin. L’entreprise poursuit encore et toujours son but de rendre l’artisanat accessible au quotidien et entend développer de nouveaux formats d’ateliers touristiques car « il y a une vraie attente des artisans et du grand public sur la question », ajoute Chloé Keryhuel.


S’initier à l’agriculture urbaine avec Peas & Love

C’est une ferme urbaine en plein cœur du 15ème arrondissement de Paris, en face de la maison de la radio, entre l’hôtel Novotel, le square Béla Bartok et à quelques pas du centre commercial Beaugrenelle. Depuis 2016, l’entreprise Peas & Love a créé sur les toits de l’hôtel Yooma au 51 quai de Grenelle une ferme urbaine de 1 200 m², un véritable îlot de fraîcheur afin de reconnecter la population au monde végétal.

Dans ces bacs de terre conçus pour optimiser l’espace disponible, les légumes sont cultivés à l’horizontal mais aussi, à la verticale, pour construire un équilibre. Les particuliers sont libres de cultiver leur propre jardin, à condition de souscrire à un abonnement. D’autres parcelles sont partagées et Peas & Love fait pousser des aromates tout spécialement destinés au restaurant Polichinelle, tout proche de l’hôtel Yooma, sur les quais de Grenelle. « Là vous avez l’origan, ici le persil plat, le frisé et là nous avons la coriandre et le thym », explique Louise Volatron, coordinatrice événementiel de la ferme urbaine.

Cette dernière a également sa propre herboristerie et cultive trois types de légumes : à fruits comme les pommes de terre et les aubergines, à feuille comme les laitues et à racine comme les carottes ou les radis. Trois heures durant, c’est un atelier qui mobilise les sens puisque Louise Volatron présente les plantes, les fait sentir, goûter. L’une d’entre elles a le goût iodé de l’huître, une autre sent le cola, une autre encore possède un fort goût sucré. L’heure est maintenant à la plante de fleurs en semi, puis à la réalisation de semis de graine. Les participants mettent la main à la pâte ou plutôt, à la terre, enfilent gants et outils pour creuser, planter et semer. Enfin, chaque participant repartir avec un aromate de son choix, thym, thym citronnelle, romarin, ciboulette, etc., à planter dans son futur jardin.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 09 décembre 2022

Journal du09 décembre 2022

Journal du 02 décembre 2022

Journal du02 décembre 2022

Journal du 25 novembre 2022

Journal du25 novembre 2022

Journal du 18 novembre 2022

Journal du18 novembre 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?