AccueilEntrepriseVie des entreprisesAugmentation du niveau de risque en 2021 pour un tiers des dirigeants d’entreprise

Augmentation du niveau de risque en 2021 pour un tiers des dirigeants d’entreprise

A l’occasion des rencontres AMRAE 2022, QBE a publié un baromètre réalisé avec OpinionWay sur l’évolution de la perception des risques par les dirigeants d’entreprise.
Augmentation du niveau de risque en 2021 pour un tiers des dirigeants d’entreprise
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La 29e édition des rencontres AMRAE s’est déroulée dernièrement à Deauville. Lors de cet événement, un baromètre s’intéressant à la perception des risques par les dirigeants d’entreprise a été publié. On y apprend notamment que pour près d’un tiers d’entre eux, le niveau de risque est en augmentation. Face à ce phénomène, la gestion des risques est perçue comme l’un des éléments sur lesquels repose le plus la compétitivité des entreprises (51%) après la stratégie commerciale (61%) et l’innovation et la R&D (52%). Parmi ces risques, si ce sont ceux humains qui continuent de préoccuper le plus les dirigeants (79 %), qui doivent surtout faire face à une palette de dangers de plus en plus complexes : un risque cyber encore sous-estimé et l’apparition de nouveaux liés à la situation actuelle comme la pénurie ou la hausse du prix des matières premières.

Viennent ensuite les risques matériels (55 %) et de marché (48 %). Il est à noter que ceux financiers diminuent fortement cette année après avoir enregistré un pic en 2020. Ils sont néanmoins fortement liés à la situation actuelle puisque c’est avant tout la variation des matières premières et l’inflation qui inquiètent les dirigeants de PME et d’ETI. Par ailleurs, l’étude met en évidence l’apparition de nouveaux risques apportés par la crise Covid et qui rend encore plus complexe la gestion des risques pour les entreprises de taille moyenne.

41 % maîtrisent mieux leurs risques

La crise Covid a été un réel choc pour les entreprises, cependant elle a entraîné une prise de conscience chez les dirigeants qui se sont saisis de l’enjeu de la gestion des risques puisque 41% des chefs d’entreprise estiment mieux les maîtriser par rapport à l’année précédente. Delphine Leroy, directrice générale de QBE France analyse la situation : « Au regard des difficultés rencontrées, les entreprises attendent de leur courtier et de leur assureur qu’ils leur apportent du conseil et d’une aide personnalisée en matière de gestion des risques. ».

Aujourd’hui, seuls 13 % des dirigeants se montrent très satisfaits des conseils apportés par leur assureur ou courtier. « Il y a donc un travail de pédagogie et d’accompagnement à renforcer. En effet, les acteurs de l’assurance doivent se positionner comme les partenaires privilégiés des entreprises fragilisées par la crise, pour les accompagner, les conseiller au mieux, et les aider à poursuivre leurs activités », estime Delphine Leroy.

© QBE/OpinionWay

Le risque lié au numérique, encore limité

Classés bons derniers des préoccupations des dirigeants cette année encore, les risques immatériels - cités par 30% d’entre eux - peuvent pourtant porter atteinte aux entreprises. Parmi eux, le risque cyber semble désormais bien identifié par les PME et ETI. Après une forte hausse en 2020, la perception d’un risque cyber se maintient globalement pour une grande part d’entre elles cette année (73 %).

Malgré l’importance relativement limitée que les dirigeants d’entreprise semblent accorder aux risques immatériels, l’enquête démontre par ailleurs que près de la moitié des entreprises ont mis en œuvre des moyens de protection supplémentaires au cours des 12 derniers mois contre les cyber-risques (46 %). Ceux-ci sont avant tout d’ordre interne avec la sensibilisation des collaborateurs en premier lieu (85 %), puis la mise à jour des logiciels (76 %). Fortes de ces améliorations, les entreprises se sentent protégées puisque 88 % d’entre elles déclarent être en capacité de gérer une cyberattaque si elle survenait, et seules 16 % pensent que les risques immatériels nécessitent un accompagnement externe spécifique. Ces données montrent donc que la prise en compte de ces risques est belle et bien amorcée.

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