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CULTURE Audrey Cusey : « Toutes les femmes, peu importe leur parcours de vie ont des problématiques communes »

Artiste peintre, Audrey Cusey s’est récemment spécialisée dans le portrait de femmes. Elle réalise des entretiens avec des femmes de tous horizons, qu’elle peint ensuite en retranscrivant leur témoignage sur leur portrait.
Audrey Cusey : « Toutes les femmes, peu importe leur parcours de vie ont des problématiques communes »
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Née à Paris en 1987, Audrey Cusey est passée par le Louvre où elle réalisait des copies avant de décider récemment de créer ses propres œuvres. Auparavant, l’artiste parisienne a effectué des études d’arts appliqués et s’est dirigée vers la décoration d’intérieur en tant qu’assistante de l’architecte d’intérieur Jean-Louis Deniot et de l’artiste peintre Daniel Riberzani. C’est en travaillant pour la scénographe Natacha Markoff que la peinture est devenue pour elle une évidence. Elle expose actuellement dans la boutique de chaussures Chamberlan située non loin de la place de la Concorde. Avec la marque, elle a réalisé un sac et une paire de chaussures uniques. Ses œuvres sont exposées dans la boutique mais sont également disponibles à la vente.

Affiches Parisiennes : Pouvez-vous nous décrire votre parcours et votre travail ?

Audrey Cusey : J’ai un parcours plutôt classique, j’ai commencé en faisant des copies au Louvre. Ensuite, j’ai voulu tenter la grande aventure et réaliser mes propres créations. Mon travail se divise en deux parties. Tout d’abord, j’ai fait des portraits de femmes en peinture, avec un gros travail d’ombre et lumière. J’ai eu envie de m’éloigner du Louvre. J’ai interrogé beaucoup de femmes et j’ai ensuite décidé de les réaliser en peinture, car leurs discours m’inspiraient. J’ai réalisé les entretiens avant le confinement, je les ai interrogés sur la façon dont elles vivaient leur état de femme. Je voulais que les femmes que je représentais viennent toutes d’horizons différents, de nombreuses femmes m’ont fait confiance et se sont prêtées au jeu. Ce que j’ai pu remarquer lors de ces entretiens c’est que même si les femmes que j’ai questionnées venaient d’univers différents et avaient des vies complètement opposées, on retrouvait à chaque fois des points communs, des rapprochements, dont je me suis inspirée pour réaliser cette série de portraits. J’ai également réalisé des stripes, des tableaux divisés en bandes noires et blanches, représentant des femmes réelles ou des personnages de fictions qui m’ont inspiré au long de ma vie.

A.- P. : Comment choisissez-vous les modèles et les femmes que vous représentez ?

A. C. : Pour ce qui est des stripes, j’ai représenté des femmes qui m’ont influencé à un moment de ma vie, ce sont des sources d’inspiration, et pour la série de peintures, il s’agit de rencontres, de femmes que j’ai pu rencontrer et qui étaient intéressées par le projet que je leur présentais. Pour ces entretiens, il faut que les personnes soient pleinement impliquées car ils sont souvent très longs, je rentre dans l’intimité de ces personnes et il faut que le courant passe entre nous pour que l’on puisse réaliser l’entretien dans les meilleures conditions

A.- P. : Pourquoi avoir décidé de faire ce partenariat avec la boutique Chamberlan ?

A. C. : J’aimais l’idée que ce soit une boutique qui regroupe plusieurs domaines dans l’esprit féminin, j’adorais leurs collections, leurs chaussures. Je trouvais intéressant de pouvoir exposer toutes ces femmes inspirantes dans ce lieu. Après quelques discussions entre la boutique Chamberlan et moi, l’idée nous est venue de faire un sac ensemble qui sera donné pour l’achat d’une paire de chaussures et ainsi éviter d’utiliser des cartons. Plus généralement, beaucoup des valeurs de cette boutique me correspondait. Le sac que l’on vend permettra de mettre les chaussures à l’intérieur et d’éviter d’utiliser des cartons. La boutique est dans une démarche de « slow-fashion », c’est-à-dire, une manière de consommer qui est plus respectueuse de l’environnement. C’est une démarche qui me plaît et qui me correspond plutôt bien.

A. -P. : Avez-vous d’autres projets pour les prochains mois ?

A. C. : Le projet le plus important désormais est celui des portraits de femmes mais j’aimerais réaliser des entretiens avec un panel de femmes de plus en plus important. Je souhaite également améliorer la représentation graphique de ces portraits, faire encore un peu plus évoluer cette démarche qui me tient énormément à cœur. Je réfléchis également à développer cette série pour d’autres minorités. J’ai notamment pensé à aller interroger des personnes dans les maisons de retraite ou bien dans les prisons pour réaliser leurs portraits à l’image de ce que j’ai fait pour les femmes.

 

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