AccueilSociétéAtteintes sexuelles et sexistes dans les transports : 90 % de victimes féminines

Atteintes sexuelles et sexistes dans les transports : 90 % de victimes féminines

L’Institut Paris Région a publié récemment une note sur les violences sexuelles et sexistes dans les transports en commun qui touchent principalement les femmes.
Violences sexuelles et sexistes dans les transports en commun.
© Adobe Stock - Violences sexuelles et sexistes dans les transports en commun.

Société Publié le ,

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Institut Paris Région a dévoilé un rapport, rédigé avec l’Observatoire national de la délinquance dans les transports (ONDT), afin de décrypter les atteintes sexuelles et sexistes dans les espaces de transport en commun.

36,2 % de victimes agressées sexuellement ou harcelés

Reposant sur les signalements et les données d’enquête, ce rapport a révélé que plus de neuf victimes sur dix étaient des femmes et que la moitié d’entre elles avaient moins de 25 ans. Les violences subies par les victimes sont cependant les mêmes chez les hommes et chez les femmes. L’étude a également identifié que sur une durée de trois, une personne peut endurer différents types de violence. En effet, il est noté que plus d’un tiers des femmes se déclarant victimes ont subi à la fois une agression physique (viol ou tentative, attouchements, frottements…) et une situation de harcèlement sexuel ou sexiste.

Plus d’appréhension la nuit, mais pas plus de violence

D’après l’enquête, plus de 2 500 atteintes à caractère sexiste ont été recensées en 2020. Elles sont principalement commises dans les trains régionaux et les RER (1 447), puis dans le métro (599), le bus (308) et le tramway (156).

Les chiffres de l’ONDT ont démontré que les violences avaient autant lieu en journée que la nuit. Pourtant, l’appréhension est plus marquée en soirée et la nuit, expliquée par des peurs liées à l’obscurité, aux lieux déserts et à la présence de personnes droguées ou alcoolisées. En journée, les craintes sont alimentées par des espaces très fréquentés.

Des stratégies mises en place contre la peur

D’après la note, l’insécurité associée aux espaces de transport en commun a conduit les femmes à adopter des comportements de vigilance et d’évitement, et à mettre en place des stratagèmes, comme paraître occupées ou adapter son apparence, pour tenter de se prémunir contre ces atteintes.

Pour avancer et lutter contre ces fléaux, les femmes ont réclamé que des mesures concrètes soient adoptées. Elles ont réclamé la mise en place davantage de caméras de surveillance. Elles ont également revendiqué le développement de l’opération « Descente à la demande », un dispositif, qui consiste à offrir aux usagers la possibilité de descendre entre deux arrêts de bus, mais qui, à l’heure actuelle, n’est effectif que dans une soixantaine de bus en Île-de-France. De son côté, Île-de-France Mobilités a lancé un numéro d’alerte, le 3117.

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