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Anses : la 5G ne présente pas de « risques nouveaux » pour la santé

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Anses : la 5G ne présente pas de « risques nouveaux » pour la santé
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Le 20 avril dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a dévoilé les résultats de son expertise relative à l'exposition de la population et aux effets sanitaires de la technologie 5G, et relevé, au vu des données disponibles, l'absence de risques nouveaux pour la santé.

Le déploiement de la 5G va entrainer l'exploitation à plus ou moins court terme de nouvelles bandes de fréquence (bandes 3,5 GHz et 26 GHz) et la multiplication des usages numériques qui modifieront l'exposition de la population aux champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences. L'Anses, qui a continué ses travaux d'expertise sur radiofréquences et santé, a récemment estimé, sur la base des données scientifiques disponibles à ce jour, qu'il est peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 GHz présente de nouveaux risques pour la santé. Pour la bande de fréquences 26 GHz, les données ne sont actuellement pas suffisantes pour conclure à l'existence ou non d'effets sanitaires. Par ailleurs, au vu de l'intérêt sociétal pour le sujet et de la possible émergence rapide de nouvelles données en lien avec le déploiement actuel de la 5G, l'Agence a lancé, le 20 avril dernier, une consultation publique, ouverte jusqu'au 1er juin 2021, afin de recueillir des commentaires éventuels de la communauté scientifique et des parties prenantes intéressées.

Les avantage des nouvelles bandes 3,5 GHz et 26 GHz

Grâce à la 5G, une quantité beaucoup plus importante de données pourra être échangée sans engorgement des réseaux. En effet, cette nouvelle technologie vise à favoriser le développement de services innovants et de nouveaux usages, à la fois pour les particuliers et les entreprises dans de multiples domaines : la réalité virtuelle, les transports, les connexions urbaines, l'industrie, la télémédecine, l'éducation en ligne. Pour cela, la 5G utilise désormais la bande 3,5 GHz pour la couverture dans des zones géographiques étendues, attribuée aux quatre opérateurs mobiles fin 2020. La bande 26 GHz complétera le réseau d'ici quelques années, notamment pour la communication entre objets connectés.

S'agissant du déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 700 MHz-2,1 GHz, qui inclut des fréquences utilisées depuis plusieurs années par les générations actuelles de communication mobile, 2G, 3G et 4G, les travaux déjà menés par l'Anses sur les effets liés à l'exposition aux ondes électromagnétiques dans la gamme des radiofréquences montrent qu'il n'existe actuellement pas de preuve d'effet sanitaire lié à des expositions à des sources de champs électromagnétiques correspondant aux usages numériques courants.

Bande 3,5 GHz : des risques sanitaires nouveaux peu probables

Comme le souligne l'Agence, le réseau de téléphonie mobile 5G dans la bande de fréquences autour de 3,5 GHz étant ouvert commercialement depuis peu en France, l'exposition aux champs électromagnétiques qui en résulte ne reflète pas ce qu'elle sera dans le futur. Face au manque de données scientifiques concernant d'éventuels effets à cette fréquence, l'Anses a mené des investigations supplémentaires afin d'identifier si l'exposition à différentes fréquences de rayonnements électromagnétiques était susceptible de provoquer des effets biologiques différents ou d'en moduler l'intensité. Toutefois, les experts n'ont pas pu extrapoler rigoureusement les résultats des études scientifiques menées à des fréquences différentes pour en tirer des conclusions sur les effets éventuels dans la bande de fréquences autour de 3,5 GHz. L'Agence considère donc qu'il est peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences autour de 3,5 GHz constitue, à l'heure actuelle, de nouveaux risques pour la santé.

Bande de 26 GHz et risque pour la santé : données insuffisantes

Le déploiement d'applications 5G dans la bande de fréquences autour de 26 GHz étant encore à l'état de projet, aucune donnée d'exposition n'est aujourd'hui disponible. L'Anses a tout de même cherché à apprécier l'exposition probable dans cette bande de fréquences, qui se différencie des autres par une profondeur de pénétration des ondes dans le corps beaucoup plus faible, exposant des couches superficielles de la peau ou de l'œil. Les simulations disponibles laissent donc présager des niveaux d'exposition faibles. Pour autant, aujourd'hui, les données sont insuffisantes pour conclure à l'existence ou non d'effets sanitaires liés à l'exposition aux champs électromagnétiques dans la bande 26 GHz.

Vers davantage de production de données et de connaissances

Les experts de l'Agence recommandent de caractériser les expositions et d'approfondir les connaissances sur les liens entre elles et les effets biologiques ou sanitaires pour les fréquences nouvelles, incluant des études expérimentales. Les travaux sur la 5G ont mis en lumière la nécessité de prendre en compte de points nouveaux d'attention, comme l'intermittence des signaux ou l'exposition des couches superficielles pour la bande 26 GHz. Pour l'Agence, il sera également important de suivre l'évolution de l'exposition à mesure du développement du parc d'antennes et de l'augmentation de l'utilisation des réseaux. Au vu des résultats apportés par les études ou les travaux de recherche, l'Anses pourra faire évoluer son avis ou engager de nouvelles expertises.




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