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Améliorer la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines, une priorité de santé publique

Alors que la pollution de l’air dans le métro parisien n’a jamais été un sujet aussi préoccupant qu’aujourd’hui, l’Anses indique que les actions pour réduire les concentrations des particules fines en suspension dans l’air sont prépondérantes.
Améliorer la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines, une priorité de santé publique
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A l’intérieur des enceintes ferroviaires souterraines, la qualité de l’air et son amélioration est l’un des enjeux du plan national « Santé Environnement ». Dans ce contexte, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a confirmé la nécessité de poursuivre les actions pour lutter contre la pollution et réduire les concentrations des particules en suspension dans l’air. Elle propose ainsi des indicateurs de suivi pour renforcer la surveillance de la qualité de l’air dans ces environnements.

Le réseau d’enceinte ferroviaire souterrain francilien est de loin le plus important en France, et l’un des plus fréquentés au monde. Depuis le début des années 2000, des mesures de la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires en France ont mis en évidence des concentrations en particules en suspension dans l’airen moyenne trois fois plus élevées que dans l’air extérieur urbain. Leur composition est cependant différente avec une teneur élevée en éléments métalliques, le fer en particulier, et également en carbone élémentaire. Spécifique à l’activité ferroviaire souterraine, cette pollution est causée par l’usure des matériaux due au freinage des rames, par les contacts entre le matériel roulant et la voie ferrée ou encore par la remise en suspension des poussières du fait de la circulation des rames.

Des actions de prévention à poursuivre

L’Anses a donc actualisé son étude des effets sur la santé de ces particules fines, réalisée en 2015. Les données épidémiologiques et toxicologiques suggèrent la possibilité d’effets cardio respiratoires, compte tenu des modifications biologiques observées en lien avec l’inflammation, le stress oxydant et la fonction cardiaque autonome. À la vue de ces observations, l’Agence confirme la nécessité de réduire la pollution particulaire dans les enceintes ferroviaires souterraines et de poursuivre les actions en ce sens, comme le renouvellement des matériels roulants, l’utilisation de systèmes de freinage moins émissifs en particules ainsi que l’amélioration de la ventilation de ces enceintes. Elle propose ainsi des indicateurs qui permettent de caractériser la qualité de l’air dans ces environnements.

« Les indicateurs proposés ont été déterminés afin d’être applicables sur chaque réseau selon une durée caractéristique des trajets de leurs usagers. Le calcul de ces indicateurs intègre les expositions sur une journée dans différents environnements, à la maison, au travail et dans les transports, et les valeurs limites réglementaires ou les valeurs guides en concentrations journalières à ne pas dépasser, qui sont définies pour les particules de l’air ambiant », explique Matteo Redaelli, coordonnateur de l’expertise à l’Anses.

La nécessité de renforcer la surveillance de l’air

Ces indicateurs ont vocation à être utilisés comme des repères pour situer les niveaux de pollution en particules mesurés ou modélisés dans l’air de chaque réseau présent sur le territoire national. Ils contribueront à évaluer l’efficacité des actions de réduction à la source. Compte tenu de l’augmentation attendue du trafic dans un contexte où les alternatives à l’automobile sont privilégiées, l’Agence recommande en particulier de renforcer les dispositifs de surveillance de la pollution de l’air dans les différents environnements des enceintes, quais, stations, rames, et compagnie. L’entité conseille par ailleurs une amélioration des connaissances sur les effets sanitaires propres aux particules en suspension dans ces lieux, qui pourraient permettre de définir des valeurs de référence.

Plus globalement pour finir, l’Anses souligne que la réduction de la pollution de l’air, notamment en milieu urbain, est une priorité de santé publique. Le report du transport routier motorisé vers d’autres modes de transport moins polluants, dont le transport ferroviaire, reste donc à encourager.

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