AccueilDroitAméliorer l'accueil des étrangers en préfecture

Améliorer l'accueil des étrangers en préfecture

Files d'attente nocturnes, longues heures perdues: Manuel Vals s'attaque aux conditions d'accueil des étrangers en préfecture, un chantier qui s'annonce difficile dans un contexte de contraintes financières.

Droit Publié le ,

Le ministre de l'Intérieur a adressé le 4 décembre une circulaire aux préfets pour leur demander d'"améliorer l'accueil des étrangers". Pour la première fois, l'Etat reconnaît des "difficultés importantes" pour 10 à 12 % des préfectures sur la base d'un audit de l'inspection générale de l'administration. Des "files d'attente nocturnes" s'y forment "au moins deux heures avant l'ouverture" et les étrangers passent au moins une heure d'attente dehors, selon la circulaire. La clarification récente des critères de régularisation des sans-papiers a encore empiré le problème. A Bobigny, 300 personnes s'ajoutent depuis leur publication aux 1 500 étrangers reçus chaque jour. Cette préfecture est le cas le plus problématique. La Seine-Saint-Denis abrite 406 000 immigrés (27 % de sa population), qui doivent régulièrement passer en préfecture pour se mettre en règle avec l'administration. Les préfets doivent, avant le 30 janvier, dresser un état des lieux puis définir, si nécessaire, un "plan d'action" d'ici la mi-mars. Une "mission d'appui" pourra alors leur proposer l'aide d'"un prestataire de service", rémunéré par l'administration centrale, pour mettre en œuvre des changements. En cas de besoins complémentaires, les préfets pourront adresser "des demandes de financement de projets" mobiliers. Aucun chiffre concret n'est fixé. Or le projet de loi de finances 2013, présenté à l'automne, somme les préfectures de réaliser 7 % d'économies.

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?