AccueilDroitActualité du droit« Allier expertise et proximité », la raison d’être du cabinet Challenges, créé par Tiphaine Auzière et Frédéric Moréas

« Allier expertise et proximité », la raison d’être du cabinet Challenges, créé par Tiphaine Auzière et Frédéric Moréas

Tous deux avocats et entrepreneurs, Tiphaine Auzière et Frédéric Moréas présentent le cabinet Challenges Avocats qu’ils ont co-fondé en 2020. Cette structure se veut innovante et tournée vers l’humain.
Cabinet Challenges Avocats.
© DR - Cabinet Challenges Avocats.

DroitActualité du droit Publié le , Propos recueillis par Boris Stoykov

Affiches Parisiennes : Comment vous est venue l’idée de créer le cabinet avec Frédéric Moréas et en quoi est-il innovant ?

Tiphaine Auzière : Ma rencontre avec Frédéric date de bien avant la création de Challenges Avocats. On a été amenés à travailler ensemble et on a développé tous les deux une clientèle composée de familles, fondations, grandes entreprises et groupes, qui nécessitait une structure dédiée. On a quitté tous les deux les structures respectives dans lesquelles on était et on s'est réuni avec l'idée de développer l'accompagnement, notamment des grosses entreprises, à la fois sur le volet conseil et contentieux en corporate, social, fiscal, pénal, pénal du travail, fiscal et des affaires, ainsi que sur le volet stratégie et communication. Pour cela, on a recruté Marie-Baptiste Duhart qui est en charge de la stratégie et de la communication pour nos clients, les entreprises et pour le cabinet.

L’idée de créer le cabinet nous est venue en 2020, juste après la sortie du premier confinement. En réponse aux demandes qu'on a reçues de nos clients, il fallait agrandir nos domaines de compétences et s’élargir à de nouveaux associés. Ainsi, le cabinet va grandir avec une associée ayant le profil d’avocat corporate qui doit nous rejoindre prochainement, un autre en droit boursier et on réfléchit sur un bon profil en pénal des affaires. On travaille soit à la demande directe de clients, soit à la demande de cabinets prescripteurs, avec lesquels on s'entend très bien et qui sont complémentaires de ce qu'on fait.

L'idée pour nous est d'accompagner le client de A à Z, du conseil jusqu'au contentieux. Certains clients viennent nous voir directement pour du contentieux, d'autres uniquement pour du conseil, mais ce sont souvent des clients qu'on a depuis longtemps. Pour les nouveaux qui arrivent, on devait être capable de répondre à tous leurs besoins, de leur trouver une solution clé en main. C'est pour cela qu'on est allé chercher d'autres personnes, comme Marie-Baptiste, qui a un profil de journaliste. En parallèle du conseil juridique, on souhaite dynamiser la communication du droit et l'accès au droit, c’est la raison pour laquelle, avec Frédéric, nous faisons régulièrement des émissions sur BFM Business. Et on lance prochainement notre chaîne YouTube pour l'accès au droit, intitulée “le droit de comprendre”, pour répondre à questions simples, avec des émissions menées par nous ou par d'autres personnes du milieu du droit et des affaires, qui parleront d'un sujet qui touche les gens.

A.-P. : Votre objectif est donc de rendre le droit plus accessible et plus compréhensible pour les justiciables ?

T. A. : En effet, c’est l'idée de la chaîne YouTube. Je vis entre Paris et les Hauts-de-France, et je sais qu'il n'y a pas de points d'accès au droit partout. Ce seront des petites vidéos simples qui répondront à une question comme, par exemple en droit du travail, “la clause de non-concurrence s'applique-t-elle à moi ? Mon employeur peut-il modifier ma rémunération sans mon accord ?”, etc. Elles peuvent aussi concerner les cessions d'entreprise, le départ à la retraite ou encore la gestion d’un contrôle fiscal. L'idée est de communiquer à un public large, d'expliquer le droit et de montrer qu’on peut en faire de manière accessible, agréable, sur un format différent, qui soit court et clair. On aime beaucoup les tourner et on souhaite qu’elles soient agréables à regarder, même si le sujet est sérieux, et qu’elles amènent les gens à réfléchir à leur situation.

A.-P. : Frédéric Moréas, vous êtes un avocat spécialiste du droit fiscal et entrepreneur dans l'âme, puisque vous avez déjà fondé un cabinet, également très innovant. Vous trouvez une complémentarité avec ce que vous faites tous les deux ?

Frédéric Moréas : Tout à fait, d'abord parce que le droit fiscal et le droit social sont des matières qui sont liées. On a beaucoup d'opérations de ventes de sociétés et dès lors qu’on a une vente, il y a beaucoup d'aspects sociaux et fiscaux qui se mêlent. On travaille main dans la main avec Tiphaine et on a élargi le cabinet au corporate, parce qu’on avait besoin de quelqu'un pour nous aider sur les cessions de sociétés, par exemple, mais aussi sur les acquisitions.

T. A. : Pour les clients, cette complémentarité dans le service leur est très utile parce qu’ils ont vraiment des réponses précises sur chaque sujet. De notre côté, cela nous permet de se challenger, d’apprendre à travailler avec des personnes qui ont des compétences dans d'autres disciplines et c’est intellectuellement très stimulant.

A.-P. : D'où le nom du cabinet, “Challenges” ?

F. M. : Absolument. Et plus nous sommes des équipes resserrées, plus on connaît chacun de nos clients très bien, quelle que soit l'équipe avec laquelle on travaille, et on les accompagne sur le long terme. Ça permet vraiment d'anticiper leurs besoins, de savoir où sont les problèmes chaque année, mais aussi de les faciliter. C’est un cabinet à taille humaine, il n'y a pas dix mille personnes entre les associés et les collaborateurs.

A.-P. : Le cabinet a bien grandi depuis, vous avez déjà plusieurs collaborateurs avec vous. Quels sont les objectifs à venir ?

T. A. : Déjà, le maître mot pour nous, c'est la taille humaine, dans le rapport au client et dans le rapport aux équipes. On veut effectivement pouvoir avoir des échanges en direct, fluides et que chacun puisse participer à sa manière. Par exemple, Marie-Baptiste apporte une plus-value qu'on n'a pas, de par son métier de journaliste. Avec nos collaboratrices, on a un vrai échange avec des visions parfois complémentaires ou différentes sur certains sujets. Donc on travaille vraiment tous ensemble. On veut continuer de se développer en gardant cette proximité, à la fois avec les gens avec qui on travaille et les clients. Allier l'expertise et la proximité est particulièrement important et on recherche des collaborateurs qui vont avoir ce même profil d’entrepreneur dynamique, ouvert et qui partagent ces valeurs-là dans le travail.

A.-P. : La stratégie de communication, surtout la communication de crise, est pour vous absolument essentielle aujourd’hui ?

T. A. : Oui, absolument. On a des clients qui sont très impactés par la justice et par l'impact médiatique. Donc il est important de travailler sur ce sujet-là. Le fait d'avoir quelqu'un au cabinet qui travaille là-dessus dès le départ permet de maîtriser la communication des clients.

En lien avec ce domaine d’activité, on se veut ouvert au monde, à l’instar de notre bureau, et nos collaborateurs sont vraiment très contents d'avoir cette ouverture. Dans les cabinets classiques, on est souvent qu’entre avocats, or je pense que le fait de côtoyer des entrepreneurs au quotidien crée d'autres discussions. Et je fais très attention à ce que mes clients, tout comme les collaborateurs, aient envie de venir dans cet espace de travail. En parallèle de la communication, je suis membre d’advisory board en accompagnement d'une ETI avec la BPI et je suis aussi dans un comité de mission d'une entreprise cotée. Raison pour laquelle on réfléchit vraiment, au-delà des aspects juridiques, à l'aspect stratégique et aux engagements RSE des entreprises au sein du cabinet.

A.-P. : Vous pouvez donc conseiller vos clients sur tout ce qui concerne les engagements RSE ?

T. A. : On a un volet gouvernance effectivement. J’avais fait une formation spécifique à Sciences Po Paris pour devenir board member et ce volet RSE intéresse les entreprises. Actuellement, on a un dossier de rachat sur lequel on accompagne le dirigeant sur la mise en place d'une structure de gouvernance qui n'existe pas aujourd'hui.

F. M. : Grâce à la formation de Tiphaine, on peut échanger sur les stratégies qui sont retenues par les uns et les autres et adapter le conseil puisque la fiscalité, c'est bien, mais la stratégie c'est quand même mieux. Et si la stratégie est en adéquation avec la fiscalité, c'est vraiment le top. Les missions de Tiphaine enrichissent le conseil fiscal.

A.-P. : En tant qu'avocat entrepreneur, quel regard portez-vous justement sur la profession aujourd'hui ? A-t-elle a réussi à se moderniser ?

F. M. : Je pense que la profession a traversé la crise incroyable du Covid et objectivement, elle a plutôt bien résisté. Après, il y a des évolutions malgré tout, petit à petit, et on commence à voir émerger des initiatives intéressantes. Maintenant, la difficulté est de recruter des gens, d’attirer de bons profils et de les fidéliser sur le très long terme. Voilà pourquoi chez nous, on offre des conditions de travail qui sont plutôt sympathiques, en espérant attirer des profils intéressants et fidéliser les gens qui sont avec nous.

A.-P. : Comment voyez-vous le cabinet dans quelques années ?

T. A. - F. M. : Toujours à taille humaine, avec un nombre d'associés raisonnable, mais en offrant une gamme de services plus élargie. Et toujours en exerçant avec plaisir, parce que les clients le ressentent.

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