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Adieu le salariat, bonjour l'entrepreneuriat

Plus grand rassemblement de ce type en Europe, le Salon des Entrepreneurs a accueillicette année 68000 visiteurs en deux jours, preuve d'une véritable dynamique entrepreneuriale française. Les participants ont eu l'opportunité d'être conseillés par 400 exposants, d'assisterà 200 conférences et ateliers et de partager leurs expériences avec de grands entrepreneurs comme de petits startuppers. Ils ont aussi pu rencontrer de nombreuses personnalitéspolitiques et institutionnelles telles que les ministres des Finances et du Commerce, MichelSapin et Martine Pinville, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, et le Premier ministre Manuel Valls qui a salué la montée en puissance de ce rendez-vous économique ».
Adieu le salariat, bonjour l'entrepreneuriat

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Le Palais des Congrès de Paris a fait le plein les 3 et 4 février dernier. La volonté d’entreprendre a le vent en poupe en France depuis une vingtaine d’années avec une croissance quasi-ininterrompue du nombre de création d’entreprises (525 000 en 2015).

19 millions d’entrepreneurs potentiels

« Il y a plus d’un Français sur trois qui a envie de créer son entreprise aujourd’hui. C’est un véritable mouvement qui n’est pas uniquement dû à la crise économique mais à une véritable aspiration démographique », souligne Gabrielle Gauthey, directrice des investissements et du développement local de la Caisse des dépôts, lors de la plénière d’ouverture du salon.

Selon un sondage mené début 2016 par l’institut OpinionWay à l’occasion du salon, 37 % des Français – ce qui représente 19 millions - (vs 25% en 2015) disent avoir envie de créer ou reprendre un jour une entreprise, et plus de 6 millions de Français envisagent de passer à l’acte d’ici deux ans. Les Français semblent de plus en plus ouverts au travail indépendant et à la reconversion professionnelle.

« Le sacro-saint modèle du salariat s’étiole un peu plus chaque année. Il ne fait plus rêver les Français, et encore moins les jeunes. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 8 salariés sur 10 ont toujours été salariés. Et désormais, un actif sur trois imagine son avenir en tant qu’indépendant/auto-entrepreneur, de façon exclusive ou partielle », commente Xavier Kergall, directeur général du Salon des Entrepreneurs.

Encore plus probant, un Français sur deux mise sur les start-up pour sauver notre économie, et 78 % misent sur les PME. Le Premier ministre est d’ailleurs le premier d’entre eux à croire en la force des entreprises. « Aujourd’hui, c'est vous qui prenez les risques et vous qui réussissez », s’est-il exclamé devant plus de 2 000 visiteurs du salon.

De nombreux dispositifs d’accompagnement

Manuel Valls reconnaît fièrement que ce sont les entreprises qui créent la richesse et l’emploi et que c’est pour cela que le gouvernement mène une politique d’encouragement de l’entrepreneuriat. De nombreux acteurs sont d’ailleurs engagés dans ce travail, notamment la Caisse des dépôts qui essaye de « renforcer la biodiversité économique en créant de nouveaux modes, statuts et de nouveaux outils de financement des entreprises », pour faciliter la vie des entrepreneurs.

Dominique Restino, président de l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), a expliqué, quant à lui, que la mission de l'APCE est « d’accompagner les créateurs dans leur parcours, avec une meilleure connaissance du territoire économique ». Pour cela, l’agence vient de lancer l’indice entrepreneurial français. Nicolas Rorh, créateur de Faguo, une marque de « chaussures responsables » ( pour chaque paire vendue, la start-up plante un arbre en France) raconte que c'est grâce à la feuille de route de l'APCE qu'il a su comment passer de l'idée au projet d'entreprise. Dominique Restino est aussi à la tête du Moovjee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs), une association créée en 2009 ayant pour mission d’amener les jeunes à considérer la création ou la reprise d’entreprise pendant ou à la sortie de leur formation comme une véritable option de vie professionnelle grâce à un programme de mentorat.

Dominique Caignart (photo ci-contre à gauche), directeur du réseau Bpifrance Île-de-France, a expliqué quant à lui que la Banque publique d’investissement a une « focale de facilitateur, accélérateur et amplificateur de business » et « garantit pratiquement tous les prêts d'honneur du territoire ».

Valérie Pécresse a aussi présenté aux entrepreneurs les nombreuses aides proposées par la Région Ile-de-France, notamment sur le financement et les délais de paiement des PME, tandis que Jean-Paul Vermès, président de la CCI Paris – Ile-de-France, a tenu à préciser que « sur les 32 000 étudiants des 24 écoles partenaires de la Chambre de commerce, tous sont sensibilisés à l'entrepreneuriat », car c’est « essentiel » aujourd’hui. En outre, les chambres consulaires permettent un véritable accompagnement des entrepreneurs sur tout le territoire et facilitent l’accès à des réseaux de financement et de développement commercial. Valérie Pécresse se dit même « prête à être le VRP des entreprises franciliennes » car il est important, selon elle, d’être accompagné par des politiques quand on souhaite exporter ses produits. Elle a enfin annoncé sa volonté de créer un portail numérique de visibilité et de services aux start-up franciliennes « Paris Région start-up ».

Du côté assurance, Philippe Delerive (Gan Assurrances) a invité les entrepreneurs à « oser grandir », comme l’ont fait la plupart des compagnies d’assurances et des grandes entreprises, qui descendent de start-up. L’assureur n’est pas contre la prise de risque, mais il « aime le risque maîtrisé ». Cet assureur a expliqué que le seul risque que les compagnies n’assureront jamais est celui de l’objet de l’entreprise (si le produit ou service rendu va rencontrer une clientèle).

Enfin, du côté juridique et comptable, les ordres des avocats et des experts-comptables se mobilisent pour apporter de l’aide aux entrepreneurs. Philippe Arraou (photo ci-dessus à droite), président du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables, n’a d’ailleurs pas manqué de faire la promotion de l'initiative Business Story récemment lancée par les experts-comptables.

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