Fermer la publicité
Journal d'information juridique et d'annonces légales

Activité : les trimestres se suivent et ne se ressemblent pas...

le - - Immobilier

Activité : les trimestres se suivent et ne se ressemblent pas...
© A.P.

Après un 1er trimestre plutôt calme, l'activité du marché de l'investissement en immobilier d'entreprise s'est nettement emballée au 2e trimestre. Pour Vincent Bollaert, directeur du département Investissement chez Knight Frank France, « la pause marquée en début d'année n'était que temporaire ».

Ainsi, après 4,5 milliards d'euros au 1er trimestre, 7,1 milliards ont été investis en France au 2e trimestre. En légère baisse de 3 % sur un an, les sommes engagées depuis janvier totalisent donc 11,6 milliards d'euros, permettant au 1er semestre 2019 de faire quasiment jeu égal avec le 1er semestre 2018 et de dépasser de 55 % la moyenne décennal.

Au 1er semestre 2019, le nombre total de transactions réalisées en France a diminué de 15 % sur un an. Cette baisse a été compensée par le dynamisme des opérations supérieures à 100 millions d'euros. Au nombre de 28 (contre 33 au 1er semestre 2018), celles-ci totalisent en effet 7,3 milliards d'euros, soit 63 % de l'ensemble des montants engagés dans l'Hexagone. Ce sont les cessions de bureaux qui ont fait la différence, en particulier celles réalisées au profit de SwissLife (portefeuille “Texas”) et Primordial Reim associé aux Coréens de Samsung (“Le Lumière”, Paris 12e ardt) pour un volume cumulé de près de trois milliards d'euros.

Ces deux transactions géantes ont également gonflé la part de l'Ile-de-France. Ainsi, 9,5 milliards d'euros y ont été investis depuis janvier, tous types d'actifs confondus, soit une hausse de 4 % par rapport au 1er semestre 2018. Et ce n'est pas fini : d'autres méga-deals seront bientôt finalisés en région parisienne, à l'exemple des cessions du futur flagship Nike sur les Champs-Elysées, de “Majunga” à La Défense ou de “Crystal Park” à Neuilly-sur-Seine.

Des volumes de bureaux multipliés par trois

Les volumes investis sur le marché français des bureaux ont été multipliés par trois entre les 1er et 2e trimestres 2019 et atteignent 9,2 milliards d'euros sur l'ensemble du 1er semestre. En hausse de 10 % sur un an, ce montant représente 80 % de l'ensemble des sommes engagées dans l'Hexagone, tous types d'actifs confondus. Les deux méga-deals susmentionnés (portefeuille “Texas”, “Le Lumière”) ont bien évidemment joué un rôle décisif, expliquant la progression des volumes investis en bureaux, de même que la sur-représentation du marché de Paris intra-muros.

En effet, la capitale concentre à elle seule 51 % des sommes engagées en bureaux en France depuis le début de 2019, dont une part importante dans le secteur de Paris Centre Ouest (PCO). Parmi les opérations les plus significatives recensées dans l'Ouest de Paris figure la cession à GCI et Lone Star de l'ancien siège de Lafarge- Holcim au 61-63 rue des Belles Feuilles dans le 16e ardt. Notons aussi les acquisitions par Union Investment, Amundi et La Française de trois immeubles loués à Wework et Spaces dans les 1er, 9e et 17e arrondissements, qui illustrent le rôle croissant des géants du coworking à Paris.

Selon les spécialistes Knight Frank France, si Paris a été la star de ce 1er semestre, « La Défense pourrait bien prendre le relais d'ici la fin de 2019 ».

Avec plus de 200 millions d'euros de transactions actées depuis janvier (les tours “Europe”), s'ajouteront bientôt plusieurs autres opérations d'envergure, témoignant de la confiance placée par les investisseurs étrangers, coréens notamment, dans l'avenir du premier quartier d'affaires européen.

Ailleurs en Ile-de-France, le reste de l'activité se répartit entre pôles de l'Ouest plus ou moins proches de La Défense (Neuilly-sur-Seine, Rueil-Malmaison, Nanterre, etc.) et autres marchés de 1re couronne comme le Sud. Ce dernier reste très populaire : prolongeant les très bons résultats du 2e semestre 2018 (715 millions d'euros investis), 650 millions d'euros y ont été engagés au 1er semestre 2019, principalement concentrés dans les communes de Montrouge, Châtillon et Malakoff. Ce secteur sait ainsi jouer de ses nombreux atouts auprès des investisseurs.

Comme le souligne Vincent Bollaert, « Le marché des bureaux d'Ile-de-France demeure très attractif pour les investisseurs français et étrangers, qu'ils se positionnent sur des actifs core ou privilégient une plus grande exposition au risque, encouragés en cela par la vigueur de la demande des utilisateurs et une offre de bureaux maîtrisée. »

Le dynamisme du marché parisien permet bien évidemment de rassurer les investisseurs quant au succès d'opérations à revaloriser et au potentiel de croissance des valeurs locatives : « D'autres secteurs d'Ile-de-France présentent également des opportunités, notamment ceux constituant une bonne alternative aux utilisateurs parisiens, contraints par la pénurie de l'offre et la hausse des loyers dans la capitale. »

Le commerce en “pause”

De leur côté, les montants investis sur le marché français des commerces ont diminué de 30 % entre les 1er et 2e trimestres, passant de 725 à 500 millions d'euros.

Comme l'explique Antoine Grignon, directeur du département Commerces chez Knight Frank, « Depuis janvier, les commerces ont rassemblé 1,2 milliard d'euros, soit une baisse de 25 % par rapport au 1er semestre 2018, qui avait notamment bénéficié de la cession à BVK du nouvel Apple Store des Champs-Elysées pour près de 600 millions d'euros. »

Les centres commerciaux et les galeries représentent toujours la majorité des volumes investis en commerces (42 % au 1er semestre 2019). Les résultats du marché des commerces devraient donc s'améliorer au cours des prochains mois, dans un contexte en outre plus favorable en raison de l'accélération prévisible de la consommation et de l'essoufflement du mouvement des gilets jaunes. Cette embellie conjoncturelle pourrait, si elle se confirmait, contribuer à atténuer la défiance des investisseurs, toujours attentistes et très attentifs aux taux d'effort supportés par les enseignes.

Un peu plus de 1,1 milliard d'euros ont été investis sur le marché français de l'immobilier industriel depuis le début de 2019, soit une baisse de 40 % sur un an. Ce recul doit être relativisé : le 1er semestre 2018 avait été l'immobilier industriel depuis le début de 2019, soit une baisse de 40 % sur un an.

Ce recul doit être relativisé : le 1er semestre 2018 avait été exceptionnel grâce au nombre élevé de cessions de portefeuilles d'entrepôts. En outre, le résultat du 1er semestre 2019 reste supérieur de 24 % à la moyenne des dix dernières années, confirmant l'appétit des investisseurs pour les plateformes logistiques.




Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Affiches Parisiennes Journal d'information juridique et d'annonces légales

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer