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Acsel : présentation du 4ème Baromètre Croissance & Digital

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Acsel : présentation du 4ème Baromètre Croissance & Digital
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Lors d'une conférence organisée en direct depuis Bercy, l'Association de l'action numérique (Acsel) a présenté les résultats de son baromètre Croissance & Digital 2020 qui s'est intéressé au rôle du digital dans l'enjeu de croissance des entreprises des secteurs du commerce et des services face à la crise sanitaire.

Introduite par Vincent Montet, vice-président de l'Acsel, la conférence a débuté par une restitution des résultats du 4ème Baromètre Croissance & Digital, en présence de Fabienne Simon, directrice générale adjointe chez Ipsos, et Cyril Grira, co-président du Commerce Tech Club de l'Acsel. Les chiffres présentés ont été obtenus par le biais de 720 interviews téléphoniques menées en septembre dernier auprès d'entreprises du commerce et des services. Si la précédente édition du Baromètre Croissance & Digital a démontré l'impact direct du digital sur la croissance des entreprises, cette année, en raison de la crise sanitaire, le contexte est moins propice à une dynamique de croissance des entreprises. Toutefois, le Baromètre a pu relever cinq enseignements majeurs.

Moteur de croissance

En 2020, le digital est un moteur de croissance pour les plus digitalisées. 68 % des entreprises en croissance reconnaissent la contribution du digital dans leur croissance et dans leur CA, de plus de 25 % pour 9 % d'entre elles. Par ailleurs, 79 % des entreprises de plus de 20 salariés font aussi ce constat. Le digital est ainsi au cœur des projets de entreprises en croissance et représentent un objectif pour 35 %. Les entreprises qui ont résisté malgré la crise ont fait preuve d'une plus forte agilité à s'adapter. Parmi celles en croissance durable entre 2019 et 2020, 47 % ont redéfini leur stratégie en matière de e-commerce, 68 % ont recouru plus massivement aux réseaux sociaux pour rester visibles, 30 % ont eu recours à des outils digitaux et 28 % ont basculé une partie des investissements publicitaires vers des outils et solutions digitaux.

Le digital comme levier des ventes physiques

Pour les magasins, le digital est un véritable levier des ventes physiques et 56 % de commerçants en sont maintenant convaincus. Le digital n'est donc plus perçu comme une menace pour les marchands et la majorité des entreprises ayant un point de vente physique ne considèrent pas les ventes en ligne comme leurs concurrentes. L'omnicanal est une stratégie gagnante, une complémentarité gagnante dont trois bénéfices peuvent en être tirés : une hausse de la fréquentation, pour 90 % des entreprises, le développement d'un nouveau segment ou d'une nouvelle typologie de client, à 90 % ainsi qu'une croissance des ventes, à 79 %. L'omnicanal a été identifié comme une stratégie de sauvegarde de l'activité, pour 79 %, de maintien de la relation client malgré la crise, pour 77 % et d'amélioration en termes de satisfaction et de fidélité client, pour 72 %.

Transformation digitale : les TPE en retard

L'année 2020 a été marquée par la crise sanitaire et les entreprises ont fortement subi ses conséquences économiques. 47 % s'attendaient d'ailleurs à un retrait de leur chiffre d'affaires (CA) en septembre et plus de 50 % annoncent une perte de CA de plus de 10 %. Par rapport à l'an dernier, sept fois plus d'entreprises de 20 salariés et plus ont un CA en retrait et seuls 12 % s'attendent à une croissance. Conséquence de la crise, les projets de développement digital ont été freinés pour 43 %, particulièrement pour les TPE qui sont les plus en retard et pour 53 % de celles en décroissance en 2020. Les entreprises ont été obligés de franchir le pas de la digitalisation mais ont été prises de court. Si 48 % perçoivent cette étape comme une opportunité, 39 % y voient un passage obligé.

Effet de bouclier

Pour autant, les entreprises ont fait preuve d'une certaine résilience les poussant à agir : 53 % ont démontré une agilité numérique et 26 % ont eu recours à des outils digitaux. Le digital s'est ainsi révélé comme un bouclier contre la crise pour les entreprises prises de court pour l'affronter. Grâce à leur digitalisation, 48 % des sondés ont noté une amélioration de la relation client et 38 % y ont vu un moyen de garantir ou de sauvegarder leur activité, des taux qui atteignent respectivement 52 et 41 % dans les entreprises de plus de 20 salariés. Les entreprises se sont équipées de pages vitrines pour rester visibles durant la crise : 68 % des sondés ont un site internet et 64 % une page professionnelle sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, les professionnels se sont davantage intéressés à leur client : 30 % utilisent des outils d'analyse pour mieux les connaitre.

Freins persistants

Le Baromètre a permis de soulever la persistance de besoins, exacerbés par la crise, en premier lieu desquels le manque de temps, pour 57 % des entreprises et 62 % de celles en décroissance en 2020. Viennent ensuite le coût et la complexité de mise en œuvre, pour respectivement 46 et 36 % des entreprises. En quatrième position, le manque de compétences en interne concerne 50 % des entreprises et les touche de manière hétérogène selon leur implantation régionale, les régions du Sud souffrant davantage d'un manque de compétence. Les entreprises ont également besoin de plus de formation et d'accompagnement dans ce domaine et plébiscitent un meilleur accès aux formations sur le digital et une simplification des outils digitaux.

La crise, accélérateur de la digitalisation en entreprise

Suite à la présentation du Baromètre, Didier Kling a été invité à en présenter son analyse. Le président de la CCI Paris Ile-de-France, qui a rappelé le rôle d'accompagnement et de formation des entreprises de la CCI, a constaté que la crise, qui a mis en évidence le retard de la France dans le domaine du digital en comparaison avec ses homologues, a également accéléré la digitalisation des entreprises et leur prise de conscience de l'atout majeur qu'elle représentait pour surmonter la crise. Dans ce contexte, la CCI accompagne les entreprises, les petits commerçants qui veulent bénéficier d'une plateforme en ligne pour développer des ventes autres que physiques, davantage délaissées par les consommateurs en cette période de crise sanitaire. Didier Kling, soulignant que le Gouvernement participe à cette aide via le plan de relance qui consacre 400 millions d'euros à la digitalisation des entreprises, a également rappelé que la CCI a été missionnée pour effectuer environ 10 000 diagnostics auprès d'entreprises éligibles aux aides de l'Etat. S'agissant de la formation, toutes les écoles de la CCI Paris IDF insistent sur la digitalisation.

La digitalisation s'adaptant à l'actualité, un nouvel outil digital a vu le jour en cette période de fêtes, « Ma place de Noël », en partenariat avec La Poste, mis en place dans les communes et d'accès gratuit pour les commerces. Didier Kling a conclu cette présentation sur un ton positif, rappelant que la France est forte de startups spécialisées dans la conception d'outils digitaux, brillantes dans ce domaine et qui collectent un nombre important de fonds puisque les collectes prévues pour cette année, qui atteignent sans mal le milliard d'euros, vont permettre à la France de dépasser à la fois l'Allemagne et le Royaume-Uni.




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