AccueilEntrepriseChiffreAbdenour Kenouche « Nous fédérons des compétences comptables, fiscales, sociales et juridiques »

Abdenour Kenouche « Nous fédérons des compétences comptables, fiscales, sociales et juridiques »

L'Ecim est un réseau interprofessionnel créé il y a deux ans pour proposer, au-delà de la traditionnelle tenue de compte, une manière de “full services” aux entreprises. Abdenour Kenouche préside cette association vouée à se développer en France et dans certains pays du bassin méditérranéen.
Abdenour Kenouche « Nous fédérons des compétences comptables, fiscales, sociales et juridiques »
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Affiches Parisiennes : Pouvez-vous présenter votre association ?

Abdenour Kenouche : l'Ecim, – experts-comptables et interprofessionnels Méditerranée – a été créée il y deux ans et demi à l'initiative d'experts-comptables et d'avocats. Nous sommes représentatifs de cette large majorité de cabinets de taille modeste.

Le réseau est né d'un constat. Les missions traditionnelles de tenue de comptes sont progressivement vouées à se réduire au profit du conseil et des services aux entreprises. Avec la loi Macron et son volet sur l'interprofessionnalité, nous avons décidé de créer une association, pour fédérer des compétences à la fois comptables, fiscales, sociales et juridiques. Les cabinets de taille modeste n'ont pas, comme les structures plus importantes, des pôles dédiés, capables de prendre en charge l'ensemble des demandes des clients. Notre problématique est alors de trouver des sachants. Plutôt que de faire le tour des copains ou des pages jaunes, nous avons voulu organiser, au sein d'une association, un annuaire des compétences que nous allons formaliser dans le cadre d'un site internet qui devrait prochainement voir le jour. Réservé exclusivement à nos membres, il permettra d'identifier plus facilement les sachants dont l'intervention est nécessaire dans une matière spécifique. Nous proposerons ainsi en ligne des collaborations dans le cadre de missions confiées par nos clients.

A.-P. : Pourquoi “Méditerranée”, dans l'acronyme Ecim ?

A. K. : A la création de l'association, l'une de nos amies avocates, membre d'Ecim, était installée en Espagne et nous avions quelques membres experts-comptables présents en Algérie, Tunisie et au Maroc. Les premiers avocats qui nous ont rejoints appartenaient déjà au Réseau des avocats d'affaires France & Maghreb – RAAF&M. Comme nous ne voulions pas nous limiter à l'Afrique du Nord, nous avons opté pour “Méditerranée”. Notre objectif serait d'être présent dans l'ensemble du bassin méditerranéen mais la taille de notre structure ne nous permet pas de l'envisager dans l'immédiat. Nous avons aujourd'hui noué des contacts avec le Liban et l'Italie.

L'interprofessionnalité et l'entraide que nous développons a un sens au niveau international, notamment quand des clients investisseurs français souhaitent intervenir dans l'un des Etats du bassin méditerranéen, ou inversement.

A.-P. : Votre association regroupe donc des experts-comptables et des avocats ?

A. K. : Nos membres appartiennent essentiellement à des professions réglementées du chiffre et du droit. Ils sont inscrits à un Ordre. L'Ecim a ainsi vocation à regrouper les professions comptables et juridiques. Le réseau compte aujourd'hui des membres actifs et de nombreux sympathisants qui nous sollicitent régulièrement et qui sont présents aux événements que nous organisons. La plupart attendent la sortie de notre “annuaire des compétences” sur internet, pierre angulaire de notre développement, pour nous rejoindre. Les sachants y seront répertoriés par compétence et par spécialité.

A.-P. : Que faut-il faire pour adhérer à votre association ?


A. K. : Les nouveaux membres entrent le plus souvent par cooptation, après avoir collaboré à une ou plusieurs reprises avec l'un des membres actuels. Cette sorte de parrainage vient garantir les compétences de l'entrant.

Nous pensons limiter dans un premier temps le nombre de nos membres à une centaine, répartis dans toute la France. Nous disposons à ce titre d'une antenne à Lyon dirigée par notre vice-présidente, Zohra Abderrahmane.

A.-P. : Pouvez-vous préciser votre conception de l'interprofessionnalité au sein de ce réseau ?

A. K. : L'interprofessionnalité n'est pas très développée structurellement en France. Pourtant, on lit beaucoup d'articles sur le sujet et on assiste à de nombreuses réunions et colloques qui lui sont consacrés, notamment organisés par la profession.

L'Ecim est le fruit de cet élan interprofessionnel. Précisons que les relations entre les membres de notre association sont totalement désintéressées. Il n'y a aucun contrat qui nous lie en termes de mission.

Notre ambition est de multiplier les compétences au sein de notre réseau afin d'optimiser la qualité de nos conseils et de nos services. Par exemple, le droit des affaires est très vaste. Certains avocats sont spécialistes des baux commerciaux, d'autres des structures juridiques à l'international... Ils interviennent ainsi soit en conseil, soit en contentieux, notamment en droit du travail.

Grâce à tous ces champs de compétences réunis au sein de l'Ecim, nous savons vers qui nous tourner quand l'un de nos clients formule une demande spécifique.

A.-P. : Pensez-vous ouvrir votre association à d'autres professions ?

A. K. : La porte est aujourd'hui ouverte à tous les professionnels de l'univers du chiffre et du droit. Nous aimerions également accueillir des professions, pas forcément réglementées, avec des spécialistes référents dans des domaines connexes comme, par exemple, le crédit impôt, les assurances, les formalités, le traitement de la paye ou les ressources humaines. Nous cherchons un moyen de formaliser la présence de ces partenaires au sein de l'association afin de proposer à nos clients entrepreneurs un véritable “full service”.

A.-P. : Comment animez-vous le réseau ?

A. K. : Nous organisons régulièrement des soirées interprofessionnelles autour de thématiques d'actualité, en invitant nos membres, naturellement, et tous les professionnels intéressés par les sujets traités, entrepreneurs, clients et prospects, mais aussi experts-comptables et avocats qui ne sont pas encore membres du réseau.

En janvier, l'un de nos événements était consacré au contrôle informatisé du logiciel de caisse. Le dernier, organisé en juin, se penchait, quant à lui, sur le RGPD. Ces soirées connaissent un franc succès auprès des professions comptables et juridiques.

A.-P. : Projetez-vous une évolution de votre association vers une autre forme juridique ?

A. K. : Au moment de la création, la forme associative a été privilégié pour faciliter le regroupement entre experts- comptables et avocats. A terme, une structuration différente pourrait être envisagée, soit sous la forme d'un GIE, d'une société civile de moyens ou de toute nouvelle forme interprofessionnelle.Pour l'instant, nous n'avons pas encore assez étoffé notre base pour la faire évoluer, mais cette question de la forme juridique pourrait être assez rapidement à l'ordre du jour.

Ecim
5 boulevard Gouvion-St-Cyr
Paris, 17e ardt
Tél. : 07.67.03.12.53

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