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137-Notaires : une fusion pour offrir aux clients le tout inclus

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137-Notaires : une fusion pour offrir aux clients le tout inclus
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Une première dans la profession notariale parisienne : deux études de même taille ont fusionné pour créer 137-Notaires, situé au même numéro de la rue de l'Université. La SCP Bonnart Adler Lavisse et Maître et la SCP Egasse Canales Ferrand Lemetti ont décidé de s'unir pour offrir davantage de conseils à leurs clients et de traiter des dossiers de grande envergure en organisation patrimoniale, structuration bancaire ou encore en investissement immobilier. Stéphane Adler, un des associés, explique cette stratégie.

Affiches Parisiennes : Pourquoi fusionner avec une autre étude ?

Stéphane Adler : En fait nous sommes partis du constat que nous évoluons dans un contexte où il faut offrir de plus en plus de services aux clients et que la seule méthode était de grossir de manière externe. Nous avons donc décidé de fusionner nos deux structures, qui étaient approximativement de la même taille, autour de trente professionnels. C'est une première à Paris. Le but est de consolider notre position et d'offrir à nos clients le tout inclus. Pour ça, nous avons besoin d'avoir de plus en plus de spécialistes dans nos équipes.

Nous avons pu recruter un family officer, une avocate en droit de la famille et une personne qui travaillait dans un service de structure financière bancaire.

A.-P. : Comment sera constituée votre équipe ?

S. A. : Notre nouvelle équipe est constituée de 18 notaires dont 8 associés et 10 notaires salariés, ainsi que de juristes de différents horizons pour un total d'environ 70 personnes. Ça nous a permis d'étoffer nos services et d'élargir notre vision des choses. Quand on offre davantage de services on a la capacité de gérer des dossiers d'envergures différentes. Aujourd'hui, nous sommes capables de mobiliser dix personnes d'un coup sur un dossier, c'est donc une belle force de frappe.

Nous avons pu recruter un family officer, une avocate en droit de la famille et une personne qui travaillait dans un service de structure financière bancaire, ce qu'une structure comme mon ancienne étude (la SCP Bonnart Adler Lavisse et Maître, NDLR) n'aurait pas fait.

A.-P. : Connaissez-vous d'autres études qui se lancent dans l'interprofessionnalité comme vous ?

S. A. : Alors, en réalité nous ne faisons pas de l'interprofessionnalité à proprement parler car il y a uniquement des notaires dans notre structure. Qu'on ait engagé des juristes de différents horizons est une chose mais nous restons un office notarial. L'avocate que nous avons recrutée a le statut de juriste. L'interprofessionnalité, c'est quand on a plusieurs professionnels du droit, notaires et avocats, dans la même structure.

A.-P. : Cette nouvelle approche a-t-elle été déclenchée par la révolution technologique prégnante dans le notariat ?

S. A. : Ça fait depuis des années que nous avons entamé notre transition digitale, et depuis plus de trois ans que nous travaillons sur ce projet de fusion avec les associés de la SCP ECFL. Nous échangions beaucoup et finalement nous avions la même vision des choses dans chacun des offices. Par exemple, nos deux structures sont certifiées ISO 9 001 et ont bien affiné nos process. L'idée de la fusion est de simplifier au maximum l'expérience de nos clients. Le numérique n'est pas là que pour nous simplifier la vie en interne et entre professionnels, mais surtout pour simplifier celle du client. On a donc une marge de progression importante sur laquelle on travaille.

A.-P. : Serez-vous présent au prochain Congrès des Notaires ? La thématique du droit international privé est-elle importante pour vous ?

S. A. : Oui, beaucoup. Nous traitons régulièrement - chaque semaine - des dossiers avec des éléments d'extranéité car nous avons une clientèle anglo-saxonne assez importante.

Nous avons d'ailleurs recruté un juriste collaborateur spécialisé en droit international privé, qu'on emmène au congrès, car c'est une problématique permanente dans notre office.

Je peux vous donner deux exemples rencontrés aujourd'hui. Un couple de Canadiens mariés au
Canada ayant élu domicile à San Francisco et signent une promesse de vente : quel régime matrimonial leur est applicable ? Une personne décédée dont les héritiers résident dans un pays différent. à quelle loi sont soumis les enfants ?

A.-P. : Est-ce important pour vous que le Congrès soit organisé à Bruxelles ?

S. A. : Qu'il se tienne à Bruxelles, non, mais que son thème soit le droit international, oui. En tout cas, l'image est forte car c'est fondamental que le notariat fasse du lobbying auprès des institutions européennes.




Anne MOREAUX
Journaliste

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