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« Le pouls de la campagne »

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« Le pouls de la campagne »
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Comment se positionne la population française face aux élections européennes de mai prochain ? Le baromètre Harris Interactive x Epoka dévoile ses premières estimations.

La première vague d'enquête Harris Interactive x Agence Epoka* réalisée pour TF1-LCI, RTL et le journal Le Figaro explicite l'avis des Français quant aux élections européennes prévu du jeudi 23 mai au dimanche 26 mai prochain. Les chiffres des dernières élections révélaient une implication relativement faible de la part des citoyens français en matière de vote (42% lors de la dernière consultation en 2014) et une progression importante de l'euroscepticisme, où seuls 39 % considéraient l'appartenance de la France à l'UE comme une « bonne chose », selon une enquête réalisée par Ipsos-Steria. Spontanément les Français évoquent l'Europe, l'importance de voter à ces futures élections : l'intérêt des Français pour les élections européennes largement supérieur aux chiffres de 2014, d'autant plus que cette implication s'étend à tous les électorats.

Le parti présidentiel en tête des intentions

LaREM arriverait en tête avec 24% des intentions de vote, juste devant le RN (20%). La « maison-commune » qui fait suite au rattachement du Medem en 2017, à l'initiative de François Bayrou, au parti présidentiel, paraît prendre une légère avance, alors même que le parti ne semble pas avoir tranché la question du choix de sa tête de liste. Les Français évoquent en effet massivement Emmanuel Macron comme figure politique majeure de ces futures élections, (au détriment des députés des différents partis représentés) alors que l'enjeu majeur de ces élections au regard des citoyens français reste la question de l'immigration.

Le parti présidentiel est par ailleurs souvent évoqué en parallèle du mouvement des gilets jaunes, encore susceptible de proposer sa liste lors des scrutins de mai prochain. 42% des Français souhaitent en revanche rendre compte, à travers leur vote, de leur insatisfaction à l'égard d'Emmanuel Macron et du Gouvernement. Pour rappel, cette volonté de mobilisation critique à l'égard de l'exécutif lors des élections européennes 2014 était déjà de 38%.

En terme d'intentions de vote, la présence ou l'absence de « liste gilets jaunes », aujourd'hui encore hypothétique et non incarnée (3% des intentions de vote), ne modifie pas fondamentalement les rapports de force : la liste LaREM bénéficie de 22% d'intentions de vote, celle du Rassemblement National entre 19% et 20%, la liste de François-Xavier Bellamy remporte 12% des suffrages (avec une attention particulière portée par cet électorat à la personnalité de la tête de liste) suivie de celles conduites par Yannick Jadot d'un côté, Manon Aubry de l'autre (8%). Le Parti Socialiste (6%), Debout La France (entre 5% et 6%) ainsi que le parti Génération (4%), restent à des niveaux plus faibles.

Scrutin européen : les Français impliqués ?

Le sondage de l'Ifop réalisé pour le JDD, révèle un taux d'absentéisme certain aux bureaux de vote des élections européennes de mai 2019. Seul 45% des électeurs devraient en effet voter le 26 mai. L'étude montre par ailleurs que les abstentionnistes devraient être nombreux parmi les plus jeunes : 75% des moins de 34 ans comptent s'abstenir, contre seulement 31% chez les interrogés de plus de 65 ans. D'autre part, ce sont les électeurs de gauche qui songent le plus à ne pas voter (59% d'entre eux disent ne pas souhaiter participer aux élections européennes, contre 41% pour les électeurs de droite).

Les premières considérations des Français quant aux votes de mai 2019 portent principalement sur la capacité de la liste à refléter leurs préoccupations, à porter de nouvelles idées. La majorité des électeurs entend voter pour un parti détenant un bon projet, soutenu par une formation politique en adéquation avec leurs convictions, alors que l'adhésion apparaît en premier lieu comme caractéristique de l'intention de vote, et ce, quel que soit le parti soutenu. Si ailleurs en Europe, la campagne a également été marquée par la défiance vis-à-vis de l'UE, ainsi qu'une forte intention d'abstention record, le rejet de l'Europe ne trouve pas nécessairement une traduction évidente dans les urnes.




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