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« Il faut que la profession se saisissent de ces sujets sinon d'autres le feront à notre place »

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« Il faut que la profession se saisissent de ces sujets sinon d'autres le feront à notre place »
© DR - Jean-Baptiste Blanc est avocat à Marseille et président de la FNUJA.

Chantre du numérique, l'avocat marseillais Jean-Baptiste Blanc vient d'être élu à la présidence de la Fédération nationale des Unions de jeunes avocats qui fédère une quarantaine d'UJA. Il succède à Aminata Niakate, avocate à Paris.

Quel est votre parcours ?

J'ai commencé à travailler en tant qu'avocat à Marseille en 2011 dans le cabinet de droit pénal de Me Denis Fayolle. J'y suis resté trois ans avant de m'installer avec mon épouse, qui est aussi mon associée. Je suis maintenant spécialisé dans la réparation du préjudice corporel. Parallèlement à ce parcours professionnel, j'ai adhéré à l'UJA de Marseille, que j'ai présidée en 2010. J'ai continué mon engagement en étant élu premier vice-président de la FNUJA avec Me Aminata Niakate comme présidente. Je représentais la province et elle, la capitale. C'est donc logiquement moi qui ai été élu président cette année puisque la présidence tourne entre les UJA de province et de celle de Paris. Me Catherine Modat, de l'UJA Paris a été élue première vice-présidente. Un nouveau bureau sera élu dans les prochaines semaines.

Quels sont les premiers dossiers que vous aurez à traiter ?

L'actualité va nous obliger à affirmer l'opposition de la FNUJA contre la réforme de la caisse de retraite des avocats. Le gouvernement souhaite que la Caisse nationale des barreaux français, notre caisse de retraite, soit à terme absorbée par le régime général. Ce serait une perte d'indépendance préjudiciable pour notre profession et la solidarité entre avocats. Sur cette question, les jeunes avocats ont leur mot à dire. Nous allons aussi participer aux Etats généraux de la profession, organisés par le Conseil national des barreaux. La FNUJA entend insister sur un certain nombre de contributions importantes pour l'avenir de la profession. N'oublions pas que plus de 50 % des avocats ont moins de 40 ans et que le marché est devenu ultra concurrentiel, avec d'autres professions, mais aussi avec le développement de sites internet.

Justement, quel regard portez-vous sur le développement des legaltechs ?

Je souhaite placer mon mandat sur ce thème, en développant les campagnes de sensibilisation au numérique, mais aussi en proposant des formations. N'oublions pas que la FNUJA est un organisme de formation. Nous organisons la caravane du numérique et de l'avocat connecté. L'idée serait d'y ajouter un module de formation autour du digital, en partenariat avec un acteur du digital. Il faut que la profession se saisissent de ces sujets sinon d'autres le feront à notre place et rétréciront le périmètre des professionnels du droit.




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