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Hervé Marseille : « En période de crise, faisons plus confiance à nos territoires »

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Hervé Marseille : « En période de crise, faisons plus confiance à nos territoires »
© YOANN LEVEQUE

Hervé Marseille est sénateur des Hauts-de-Seine, président du groupe Union centriste du Sénat. Il se livre à un tour d'horizon complet des grands problèmes qu'affrontent aujourd'hui les Françaises et les Français, de la crise sanitaire aux mesures économiques prises par le Gouvernement, en passant par la situation dans le département dont il est l'élu.

Affiches Parisiennes : Que pensez-vous, tout d'abord, de la situation actuelle dans notre pays ?

Hervé Marseille : Pour l'instant, nous sommes dans l'urgence face à une situation de crise sanitaire,dont les conséquences sont évidemment économiques, sociales et politiques. C'est donc un passage difficile pour notre pays et c'est un passage difficile pour les Françaises et les Français. Les libertés fondamentales sont nécessairement contrariées. Le confinement, on le comprend, entraîne beaucoup de contraintes, notamment de déplacement. Le télétravail est recommandé, on ne peut pas voyager à l'étranger et la liberté de croire, de se rendre dans les églises, les synagogues, les mosquées ou les temples, après avoir été interdit, est fortement limité… C'est une situation que les citoyens comprennent. Il y a, en revanche, des aspects qu'ils comprennent moins sur le plan économique, s'agissant notamment des commerces dits “non essentiels”, restés longtemps fermés pendant le deuxième confinement. On va assister à une destruction massive de ces entreprises, notamment des cafés et des restaurants. Mon groupe souhaitait une approche plus sélective, plus territoriale des contraintes, en faisant la différence entre des grands centres urbains où la population est très dense, mais aussi des petites villes, les villages et des centres bourgs où les petits commerces, qui vivent déjà difficilement, auraient pu rouvrir en novembre, avec de la rigueur, des protections, dans le respect des gestes barrières, pour tenir compte de la situation sanitaire. Au Sénat, nous avions voté un amendement pour proposer que les préfets aient la responsabilité d'ouvrir des commerces après consultation des élus et des responsables de l'ARS. Cela n'a pas été pris en compte par le Gouvernement et c'est dommage.

Nous affrontons, par ailleurs, une crise sociale qui est la conséquence de la dégradation économique depuis le début de l'année, avec un chômage qui, évidemment, s'accroît considérablement. On parle d'une dizaine de millions de gens qui seraient tombés dans la précarité. C'est extrêmement préoccupant. Dans une société comme la nôtre, quand on voit ces chiffres-là, on peut légitimement être inquiet. Pour autant, le Gouvernement dépense beaucoup d'argent, apporte beaucoup d'aides, de contributions. Je crois qu'à un moment donné, au-delà de ces aides et de ces contributions, il faut aussi parler avec le cœur.

A.-P. : Il est absolument nécessaire de rétablir une vie économique normale, surtout pour certains secteurs qui ont été aidés. Au Sénat, votre groupe était d'accord avec l'Assemblée nationale sur la loi de finances rectificative qui a prévu un budget de 20 milliards d'aides directes. Est-ce la preuve que sur des sujets importants, vous travaillez de concert avec le Gouvernement et l'Assemblée nationale ?

H. M. : Nous essayons, sans être beaucoup écoutés. Le Gouvernement a tendance à prendre des décisions unilatérales. Beaucoup de pouvoir, beaucoup de compétences ont été transférés à l'exécutif, qui agit par ordonnances. Il devrait y avoir davantage de travail avec le Parlement et les corps intermédiaires, que ce soient les élus, que ce soient les représentants consulaires, que ce soient les syndicats, pour qu'il y ait une information partagée et une acceptabilité des décisions. Dès le mois de juillet, le Sénat a alerté le Gouvernement sur la nécessité de lancer un premier plan de relance. On nous a répondu “à la rentrée” et le plan de relance n'est toujours pas voté. D'ailleurs, il est dépassé parce qu'aujourd'hui, compte tenu du 2e confinement et de ce que le Gouvernement est obligé de faire pour aider l'économie, il faut rebâtir un plan de relance plus adapté.

A.-P. : Nous allons à présent vers un déconfinement progressif. Qu'en pensez-vous ?

H. M. : Je pense qu'il faut effectivement que ce nouveau déconfinement tire les enseignements du précédent, avec un atterrissage modéré et non toutes portes ouvertes, comme l'été dernier. Il est nécessaire d'avancer étape par étape. Nous devons également avoir un plan très charpenté concernant la vaccination. Il faudra savoir de quels vaccins et de combien de doses nous allons disposer et à quel rythme nous allons pouvoir les utiliser, parce qu'il y aura un problème de répartition, de logistique et d'organisation sur le territoire. Tout le monde va se précipiter pour être vacciné. Il faut en tenir compte dès maintenant et travailler avec la médecine libérale.

A.-P. : Le Sénat est-il informé de l'évolution de la situation par le ministère de la Santé ?

H. M. : Nous avons très peu d'informations. Les informations dont nous disposons sont celles que le ministre veut bien nous donner quand il vient devant la commission des Affaires sociales du Sénat ou lors des questions au gouvernement, le mercredi après-midi. Pour le reste, comme tous les Français, nous sommes amenés à regarder la télévision !

A.-P. : On distribue des milliards d'aides, donc les budgets explosent. Alors, j'imagine que votre groupe au Sénat est très sollicité dans la définition juste de ces budgets ?

H. M. : Pour l'instant, cet argent “magique” apporte des réponses immédiates à des questions économiques et humaines. Le chômage partiel est indemnisé, c'est important pour les familles. Le fait que les commerçants, les artisans, les chefs d'entreprise bénéficient d'aides pour leurs charges, pour leur loyer, pour leur activité, même si elles ne couvrent pas la totalité, loin s'en faut, de leurs besoins, leur permet d'attendre. Il faudra bien entendu rembourser ces aides considérables, sur une période excessivement longue, qui vont peser sur les générations futures.

Il faudra donc qu'à un moment donné, on fasse les comptes et tout ça devra s'arrêter. On ne peut pas continuer à payer indéfiniment. Aujourd'hui, il y a une urgence, des besoins immédiats, mais il va falloir aussi remettre à flots la maison France. L'Europe nous a aidés, mais pour l'instant, c'est une affaire compliquée parce que sur les 100 milliards prévus dans le plan de relance, on parle d'une quarantaine de milliards attendue de l'Europe qui ne sont toujours pas réglés.

A.-P. : Voyez-vous quand même avec un certain optimisme les fêtes de fin d'année. Beaucoup de gens souhaitent fêter Noël ensemble…

H. M. : L'approche des fêtes de fin d'année est essentielle pour l'activité économique. On n'imaginait pas, dans notre pays, des villes et des villages sans commerces. C'est un lien social, c'est une sécurité, c'est un lieu d'échanges.

C'est aussi une période cruciale pour les hôteliers, pour les restaurateurs, pour les collectivités qui ont investi pour accueillir les vacanciers, à la montagne comme dans nos départements touristiques et territoires d'outre-mer. Sur ce point, nous sommes encore en attente des négociations en cours avec les professionnels car le président de la République a annoncé une réouverture qu'en janvier, ce qui est dramatique pour la saison d'hiver.
Il faut également que les pratiquants aient la possibilité de fréquenter leur lieu de culte. Pour les catholiques, il est difficile d'imaginer cette fin d'année sans la messe de Noël. L'annonce de « 30 personnes » maximum dans un lieu de culte pourrait être adaptée en fonction des situations sanitaires locales. Je suis convaincu que ces églises sauraient s'organiser.


© Sénat/SK

A.-P. : Vous êtes sénateur des Hauts-de-Seine. Quelle est la situation dans votre département ?

H. M. : En concertation avec l'Etat, les élus se sont beaucoup impliqués dans ce département très affecté par le virus. Ils ont essayé, par tous les moyens, d'aider la population. Dans les 36 communes des Hauts-de-Seine, les élus ont apporté autant que faire se peut et avec les moyens qui étaient les leurs, des solutions pour que les écoles fonctionnent convenablement, pour que les personnes âgées, les personnes fragiles et les handicapés soient protégés, pour que les familles puissent continuer à vivre convenablement et pour que la sécurité soit assurée. Beaucoup de moyens ont été mis à disposition à un moment où il fallait, de surcroît, répondre à la loi et organiser des élections qui n'ont pas été faciles. Chacun se souvient des palinodies pour organiser les deux tours des Municipales.

La période a été difficile d'autant que les collectivités ont de moins en moins de moyens. Progressivement, l'État supprime ou transfère des recettes. C'était le cas, en particulier, de la taxe d'habitation, cela va l'être pour les impôts de production. On demande donc aux élus de faire toujours plus avec moins. Si les élus se défendent, ce n'est pas pour défendre leur budget, c'est pour défendre la population. Une ville qui s'appauvrit est une ville qui apporte moins de services à ses habitants.

A.-P. : Aujourd'hui, dans les Hauts de Seine, quel est le ressenti ? La population est-elle sensible aux arguments complotistes décris dans “Hold-up”, le documentaire qui défraie la chronique ?

H. M. : Je suis tout à fait sidéré par ce genre d'affaire. C'est très bien fait et très professionnel. C'est fait pour impressionner et je redoute justement l'effet de ce genre d'annonce. On a affaire à un virus. Ce n'est pas le premier, ce ne sera pas le dernier, malheureusement. Et il faut qu'on prenne notre destin en main. Ce n'est pas en dénonçant je ne sais quel complot qu'on va régler les affaires. Je pense que les Français sont intelligents. Ils sont capables de comprendre de quelle façon on doit faire face à ce virus. Moi, j'ai une analyse de la situation avec toutes ces difficultés économiques, sociales, sanitaires, mais en même temps, ce qui me rend optimiste, c'est la capacité de nos concitoyens à surmonter les épreuves et à relever les manches. Je suis aussi un peu triste de la façon dont l'Europe fait preuve d'une relative passivité. En plus des difficultés associées à la crise sanitaire, nous rencontrons des problèmes de sécurité, de terrorisme et d'immigration qui doivent typiquement trouver des solutions européennes.

La France ne peut pas gérer seule les problèmes d'immigration et je pense que les échanges avec nos partenaires européens sont indispensables si on veut pouvoir faire face efficacement au problème du terrorisme, de la sécurité, mais aussi de la défense. Il n'est pas normal que les Français soient les seuls à se battre en Afrique. Il est dommage qu'on laisse les Français seuls pour combattre les islamistes dans ces régions alors que toute l'Europe est concernée.

A.-P. : Vous êtes pour la création d'un corps de défense européen ?

H. M. : Je suis pour que les Français soient aidés par les autres pays européens, qu'ils envoient eux aussi des troupes et que l'Europe nous aide financièrement. Je suis aussi pour la création d'un parquet européen et pour la révision des règles de Schengen et du droit d'asile. On ne peut pas continuer à faire comme s'il ne se passait rien. Il y a des mouvements de population extrêmement importants. On sait qu'au sein de ces populations, il peut y avoir des gens particulièrement dangereux qui viennent de Libye, qui viennent de Syrie... Il est quand même légitime que nous nous organisions et que nous assurions notre sécurité.

A.-P. : Qu'est ce qui bloque à l'heure actuelle pour la création du Parquet européen ?

H. M. : La volonté politique de le faire et peut-être la difficulté d'avoir une Europe qui fonctionne à 27. On le voit bien aujourd'hui sur le plan de relance. Donc, il est indispensable que l'Europe s'organise et j'allais dire se reconstruise. D'un côté, il y a le Brexit. On n'en parle plus, mais il est là et il va avoir des effets. Il y a les problèmes liés au comportement de monsieur Erdogan en Turquie, que ce soit en Azerbaïdjan, en Méditerranée, en Libye, que ce soit vis-à-vis de nos amis grecs. C'est un sujet dont l'Europe devrait se saisir prioritairement. Nous avons, par ailleurs, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Nous avons des problèmes sociaux en grand nombre, des problèmes financiers avec les GAFA qu'on devrait taxer. Sur tous ces sujets, il faut que l'Europe prenne les dossiers à bras le corps et propose des solutions. On ne peut pas continuer à laisser chacun des pays membres se débrouiller. Le seul point positif que je vois ces dernières semaines, c'est le fait que le président de la République française ait pu obtenir avec madame Merkel qu'un emprunt européen permette d'engager des dépenses importantes dans chacun de nos pays. Mais une fois encore, le problème n'est pas totalement réglé.

A.-P. : On dirait que la récente élection présidentielle américaine pèse actuellement beaucoup dans la redéfinition des rapports internationaux…

H. M. : Je pense que le président qui a été proclamé élu, Joe Biden, et son administration auront vraisemblablement un comportement différent de celui du président Trump, vis-à-vis des Européens, mais je ne suis pas sûr que cela change beaucoup de choses. Joe Biden sera peut-être moins brutal que monsieur Trump, mais il poursuivra la même politique qui est celle des Etats-Unis depuis la présidence Obama, c'est-à-dire un retrait de la scène internationale qui oblige les Européens et les Français à repenser leurs choix politiques.

Il faut qu'on pense à notre propre sécurité, que nous gérions nous-mêmes notre défense. Je ne suis donc pas sûr que l'élection de Joe Biden change beaucoup la donne sur tous ces enjeux. On aura au moins appris une chose avec le président Trump, c'est qu'il faut que nous prenions notre destin en main.

A.-P. : Les élections régionales et départementales arrivent... Jean-Louis Debré a rendu dernièrement un rapport qui préconise leur report en juin prochain. Trouvez-vous que ce serait une bonne décision ?

H. M. : Oui, je pense que Jean-Louis Debré a fait un travail assez exhaustif et ses conclusions sont plutôt partagées par tous. Si, en raison de la situation, il faut décaler les élections départementales et régionales au mois de juin, il faut le faire. Le problème, c'est moins la date que la campagne, parce qu'aller voter, vous pouvez le faire de façon assez sécurisée. On va au supermarché, on emprunte le train ou le métro, on peut aller dans un bureau de vote où l'on fait attention aux gestes barrières. En revanche, c'est la campagne qui est plus difficile. Ce sera une campagne plus courte et les conditions seront différentes. Il va falloir, comme aux Municipales, faciliter le nombre de procurations. A la Commission des lois du Sénat, nous avons créé une mission d'information pour examiner la possibilité de revenir à un vote par correspondance, voire à un vote électronique. Mais ce n'est qu'une étude. Je ne pense pas qu'on soit prêt pour les élections de juin. Cela demande beaucoup de réflexion et peut être faudra-t-il faire d'abord une expérimentation.

A.-P. : Ce vote par correspondance défraie la chronique aux Etats-Unis. Des lettres qui arrivent par dizaines de milliers. Est-on capable d'organiser ce type de vote en France ? Comment pourrait-on s'assurer de la régularité d'un tel vote ?

H. M. : C'est la raison pour laquelle on va explorer le sujet pour regarder si c'est faisable. Aux Etats-Unis, c'est différent. Vous n'avez qu'un tour et le même jour, vous votez pour élire le président, le gouverneur, le maire, etc. Chez nous, il y a deux tours, sauf aux Européennes. Cela veut dire que pour le deuxième tour, vous ne connaissez les candidats que lorsqu'ils ont déposé leur candidature, c'est à dire le mardi soir, après le premier tour. Les bulletins sont imprimés le mercredi. Cela veut dire qu'entre le mercredi et le dimanche, il faudrait pouvoir envoyer des lettres. Beaucoup de votes risquent d'arriver après l'élection… Faut-il maintenir 15 jours entre les deux tours ? Il faut y réfléchir. En plus, le vote par correspondance a été supprimé en 1975 parce qu'il y avait beaucoup de fraudes. Aujourd'hui, les conditions sont-elles réunies pour organiser un vote par correspondance sans fraude ? Je ne le crois pas. Les mêmes raisons apportent les mêmes conséquences. C'est pour cela qu'il faut d'abord en sécuriser les modalités. Il y a également le problème de possibles pressions, familiales ou amicales sur des personnes fragiles. Dans l'isoloir, vous êtes seul et vous votez en âme et conscience.

A.-P. : Vous êtes président du groupe centriste au Sénat. Quels sont les grands défis aujourd'hui de votre groupe ?

H. M. : Traditionnellement, le groupe centriste est très attaché à la construction européenne. Nous sommes très préoccupés par la situation de l'Union européenne, son fonctionnement sur les grands sujets, les grands débats qui animent la France. Les grands débats, immigration, budget, sécurité, terrorisme, diplomatie, défense… ont tous une dimension européenne. Aujourd'hui, elle est quasi absente.
La deuxième chose, c'est que nous sommes un groupe très attaché à la décentralisation. Des textes vont prochainement être proposés par le Gouvernement, concernant la décentralisation et la différentiation territoriale. Nous avons toujours été favorables à un fonctionnement très déconcentré de la vie territoriale et des compétences. Malheureusement, depuis un certain nombre de mois, voire d'années, on assiste à une recentralisation systématique de la décision. Aujourd'hui, alors qu'on fait face à la crise de la Covid, l'État en profite pour reprendre une partie du terrain qu'il avait concédé aux territoires, au nom de l'efficacité et de la rapidité. Nous voulons que les décisions se prennent en proximité, au plus près du citoyen. C'est notamment dans les communes qu'on réagit le plus efficacement et qu'on réagit rapidement. C'est ce fonctionnement qu'il faut prioriser. Il va falloir également réfléchir à un grand sujet qui est celui de la Métropole du Grand Paris qu'il faudrait simplifier pour en faire un instrument qui soit au service des citoyens et de l'économie en Ile-de-France.

A.-P. : Le statut de la Métropole n'a pas été totalement défini. Il y a une attente de l'Etat qui n'a pas encore pris les arbitrages nécessaires pour que le fonctionnement soit plus fluide. Qu'attend-on ?

H. M. : Je pense que le président de la République s'est aperçu que c'était un sujet compliqué, plus compliqué qu'il ne le pensait. Mais il faut absolument alléger le dispositif métropolitain, parce qu'il y a trop de strates. Songez qu'il y a les échelons communaux, des établissements publics, des communautés de communes, des départements, de la région et de la Métropole, avec en plus l'État et l'Europe. On ne peut pas conserver tous ces niveaux de compétences paralysants. L'Ile de France c'est 20% du PNB de la France, elle mérite attention !

A.-P. : Aujourd'hui, la Métropole du Grand Paris fonctionne-elle bien ?

H. M. : Elle assure quelques compétences, mais il y a trop d'étages. Les lycées, c'est la région ; les collèges, c'est le département ; les écoles primaires, c'est la commune… L'environnement et une partie de l'économie, c'est la métropole… Les compétences sont extrêmement mal délimitées entre la région, la métropole et un certain nombre d'autres niveaux de collectivité. Il faut réviser et simplifier le fonctionnement.




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