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Vers une utilité urbaine des Data centers ?

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Vers une utilité urbaine des Data centers ?
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L'explosion des données sur Internet, estimées à huit zettaoctets (huit milliards de téraoctets) en 2015, interroge sur l'intégration du nombre croissant de Data centers dans l'aménagement urbain.

Alors que la superficie et le nombre de Data centers (ou fermes de données) continue d'augmenter en France (170 actuellement), l'essentiel de ces installations, environ un tiers, se concentre dans la région parisienne, en particulier à Paris et en Seine-Saint-Denis et en Seine-et-Marne.

Les riverains semblent peu apprécier l'arrivée soudaine de ces encombrantes installations. Nécessitant une ventilation continue, les nuisances sonores qu'elles provoquent dérangent la tranquillité de certains quartiers. A Paris, une association du Sentier a même engagé une procédure judiciaire à l'encontre d'une installation rue Poissonnière, dont les nuisances dépassaient de près de six fois le seuil autorisé.

Face à ce conflit délétère pour les entreprises et les municipalités, des solutions innovantes commencent à être expérimentées, afin de tirer profit de ces géants de la donnée. Dans le treizième arrondissement, l'entreprise Stimergy vient récemment d'installer des serveurs sous la piscine de la Butte aux Cailles, à la demande de la municipalité. Profitant de l'extrême chaleur dégagée, l'eau du bassin demeure aujourd'hui chauffée par l'unique activité des serveurs. Ce procédé permet de considérablement alléger la facture et l'empreinte énergétique d'un bâtiment, tout en intégrant plus efficacement ces grands ensembles de serveurs.

Il est possible de concevoir le même système pour les particuliers. L'entreprise Quarnot Computing développe, par exemple, depuis 2010 le concept de « radiateurs numériques ». L'installation de serveurs au sein même des bâtiments permet de chauffer un nombre non-négligeable de logements. Ainsi, 101 logements d'un immeuble rue Balard, dans le 15e arrondissement de Paris, profitent aujourd'hui de ce système, pour le bonheur des locataires et du bailleur. Débarrassés des frais de chauffage, les particuliers deviennent les grands gagnants de ces évolutions, qui devraient en toute vraisemblance se démocratiser rapidement. Reste à savoir si ce bénéfice énergétique compensera l'encombrement et le bruit produit par les Data centers.

Val d'Europe pionnier du Data center « utile »

A Bailly-Romainvilliers en Seine-et-Marne, le centre aquatique intercommunal du Val d'Europe, la communauté de communes ainsi que son parc d'entreprises, tirent profit d'un data center voisin depuis 2012.

Le data center fonctionnant 24h/24 et toute l'année, nécessite d'être constamment refroidi. D'où l'idée d'utiliser l'énergie créée par le système de refroidissement pour la réutiliser dans le système de chauffage de l'eau des bassins du centre aquatique. Ce dernier est ainsi maintenu à une température idéale grâce à la chaleur émise par des serveurs informatiques.

C'est l'entreprise Dalkia (groupe EDF) qui exploite la centrale d'énergie, située près du data center hébergeant les données de la banque voisine Natixis. Depuis plusieurs années, Dalkia récupère les « calories » du Data center et revend cette énergie propre et renouvelable à bas coût à la communauté de communes du Val d'Europe et aux entreprises limitrophes.



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