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Université d'été du Medef : « L'avenir, c'est la France »

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Université d'été  du Medef : « L'avenir, c'est la France »
AP - Pierre Gattaz a "fait un rêve pour la France".

Le 29 et le 30 août derniers avait lieu l'université d'été du Medef, sur le campus HEC à Jouy-en-Josas. Cette année, le thème principal de la rencontre était axé sur l'optimisme et l'avenir du pays, à travers un mot d'ordre fort : « Confiance & croissance, l'avenir c'est la France ! ».

L'événement était l'occasion pour les 4 000 participants d'échanger au cours de conférences et de débats sur le climat économique actuel du pays, l'avenir de l'emploi et les changements apportés par l'élection du nouveau président Emmanuel Macron.

« J'ai fait un rêve pour la France. »

Lors de la séance d'ouverture de l'université d'été, Pierre Gattaz, président du Medef, a paraphrasé Martin Luther King en déclarant « J'ai fait un rêve [pour la France] ». Ce rêve, c'est que la France soit un pays fort. « Cela ne sera pas possible sans une économie forte », a-t-il estimé, « pour réaliser ce rêve, il nous faut une révolution économique et sociale ». Continuant sur cet axe, il a cité Antoine de Saint-Exupéry : « fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité » en invitant les Français à se rendre compte que « le monde change » et que nous devons accompagner ce changement, « sinon le rêve ne se réalisera pas ». Pour cela, il nous faut sortir de notre façon actuelle de voir les choses. C'est-à-dire embrasser le monde globalisé et se départir de l'idée de lutte des classes. « Il n'y a pas les grands qui mangent les petits mais les plus agiles qui mangent les plus lents », selon le patron des patrons.

Pierre Gattaz, président du Medef.

Des attentes fortes envers le gouvernement

Pour mener à bien ce rêve – qu'il estime réalisable en 2030 – Pierre Gattaz a annoncé attendre de pied ferme les ordonnances en droit social, dévoilées le 31 août dernier. Tout comme Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France, qui s'est exprimé le même jour, le président du Medef a invité Emmanuel Macron à ne pas reculer sur la réforme. « Ce n'est pas une réforme pour le Medef, c'est une réforme pour la France, pour le pays, pour qu'on reparte vers la croissance. » Didier Kling s'est déclaré confiant en la jeunesse et en le nouveau ministre de l'Éducation nationale pour redresser la France. Par rapport au programme présidentiel annoncé, il a assuré : « il correspond largement à nos attentes, maintenant, on attend qu'il soit mis en œuvre ». Il a plaisanté en parlant des présidents précédents qui venaient parler de leur « amour pour l'entreprise » lors de cette même université d'été. « Aimer c'est bien, apporter des preuves d'amour c'est mieux ».

Didier Kling, président de la CCI Paris - Île-de-France.

Redynamiser l'emploi pour les jeunes Français

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, était l'invitée de la plénière sur l'emploi du 30 août. Elle a déclaré qu'il serait intéressant de penser les domaines de son ministère comme des accélérateurs de croissance économique. Pour cela, plusieurs chantiers sont à entreprendre pour dynamiser cette branche et doper l'emploi : « il faut améliorer le dialogue entre les entreprises et les écoles ». Un point de vue que partage Christophe Catoir, président France d'Adecco Group : « la formation initiale doit s'adapter à l'évolution du monde de l'entreprise, il est nécessaire qu'elle se mette à jour tous les ans, sinon les jeunes qui sortent des écoles ne seront pas formés ». Catégorique, l'homme a également estimé que « la compétence ne s'apprend pas que dans les livres, il faut que les jeunes soient formés aux besoins du monde de l'entreprise ».

Eric Trappier, PDG Dassault Aviation, Karien van Gennip, ancienne ministre néérlandaise, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, et Laurence Balas, ambassadrice de la fondation Entreprendre.

Frédérique Vidal a par ailleurs déclaré qu'elle avait pour objectif de « sortir de la spirale de l'échec en licence ». « C'est triste qu'autant de jeunesse se perde dans l'enseignement supérieur ». Pour cela, elle souhaite améliorer l'orientation dans l'enseignement secondaire en dirigeant notamment les jeunes qui vont à l'université par défaut vers « des filières plus courtes » et agir en amont en « redonnant ses lettres de noblesse à l'apprentissage » pour encourager les jeunes à choisir cette voie. Marc Landré, rédacteur en chef au Figaro et animateur de la conférence, a accueilli ces annonces avec réserve : « c'est un discours qu'on entend depuis vingt ans, aucun politique n'a réussi à le faire jusqu'à présent », s'attirant les applaudissements unanimes de la salle.

Au moment de la rentrée du gouvernement, les attentes du patronat sont fortes.



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