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Seize édifices franciliens classés monuments historiques

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Seize édifices franciliens classés monuments historiques
© DR - La Maison de Jean Lurçat à Paris, une ancienne maison de plaisance et le Château de Launoy-Renault en Seine-et-Marne.

Jean-François Carenco, préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris a dévoilé la liste des 16 nouveaux édifices franciliens ayant obtenu le titre de monument historique.

En 2015, seize nouveaux édifices franciliens ont été protégés au titre des monuments historiques dont huit à Paris, deux en Seine-et-Marne, trois dans l'Essonne, un dans les Yvelines, un dans les Hauts-de-Seine et un en Seine-Saint-Denis.

  • Paris

Immeuble du 26 rue Montpensier (Paris I)
L'escalier et sa cage.
Situé dans un immeuble de rapport construit dans les années 1780 par l'architecte Victor Louis pour Philippe Egalité, duc d'Orléans, cet escalier est le seul de la rue Montpensier à avoir conservé son état d'origine.

Immeuble du 61-63 rue Réaumur (Paris II)
Façades, toitures, escalier avec sa cage, celle-ci incluant les sols, les boiseries, ainsi que les ferronneries de l'ascenseur.
Cet immeuble commercial (originellement appelé « Palais Byzantin ») a été bâti en 1898- 1899. C'est le dernier grand joyau de l'architecture éclectique à Paris et la dernière grande réalisation de l'architecte Edouard Singery, ici assisté de son gendre Philippe Jouannin. Les sculpteurs « Francis » et Aimé Jacquier ont développé sur la façade un riche décor illustrant la thématique du temps.

Immeuble du 27 rue Saint-André des Arts (Paris VI)
Façade sur rue.
Dans le cadre de la campagne que mène la CRMH d'Île-de-France, la révision de l'inscription au titre des monuments historiques de 1927, qui ne prenait en compte que la porte monumentale, a permis de protéger la façade sur rue. Construite en 1640, elle est reprise en 1748 par Claude- Louis Daviler à qui l'on doit le balcon en "poitrine d'oie" du 1er étage, véritable chef d'œuvre de serrurerie, ainsi que la console qui le soutient, extrêmement représentatifs du style rocaille.

Basilique Sainte-Clothilde-Saint-Valère (Paris VII)
En totalité avec ses emmarchements extérieurs et le sol délimité par la grille périphérique, y compris cette dernière.
La construction de cette église, paroisse de la haute société du faubourg Saint-Germain, a été engagée par l'architecte François Christian Gau et terminée, en 1857, par Théodore Ballu. Elle présente une grande homogénéité malgré la diversité des artistes qui ont réalisé son décor. Elle est en outre la première église élevée à Paris dans le style néo-gothique.

Immeuble du 29 avenue Rapp (Paris VII)
Façades et toitures correspondantes sur rue et sur cour, hall d'entrée ainsi que l'escalier et sa cage.
La façade de cet immeuble construit par Jules Lavirotte en 1900, primée au concours de la Ville de Paris en 1901, s'orne d'un exubérant décor Art nouveau réalisé en céramique de Bigot. Dans le cadre de la révision des protections, l'extension de l'inscription au titre des monuments historiques a permis de reconnaître également les façades sur cour et certaines parties privatives préservées, témoins de la richesse de cet immeuble emblématique de ce courant artistique.

Maison de Jean Lurçat (Paris XIV)
En totalité, à savoir la maison y compris le sol de sa parcelle et ses objets immeubles.
La maison de Jean Lurçat a été édifiée par son frère André en 1924. Elle est la première d'une série de huit qu'André Lurçat construisit le long de la Villa Seurat. Il en conçu l'aménagement intérieur et dessina plusieurs meubles sur mesure encore en place : une banquette divan et une bibliothèque au premier étage, un meuble vitrine au 2e, et tout le mobilier de l'atelier au troisième étage.

Église Saint-Bernard-de-la-Chapelle (Paris XVIII)
En totalité, avec ses emmarchements extérieurs et le sol compris dans l'enceinte délimitée par la grille périphérique, y compris cette dernière.
Emblématique du secteur de la Goutte-d'Or, cette église connut deux maîtres d'ouvrage : d'abord la commune de La Chapelle (1858) puis conjointement, par suite de l'extension de Paris (loi de 1859) et jusqu'au terme de la construction (1861), la Ville de Paris. C'est la première grande œuvre de Charles Auguste Magne qui innova en adoptant un style néo-gothique flamboyant pour son édifice. Riche programme décoratif (sculpture et verrières).

Église Saint-Jean-Baptiste de Belleville (Paris XIX)
En totalité, avec les deux bâtiments s'étendant de part et d'autre de la chapelle axiale, les emmarchements, les cours entourées de murs, y compris ces derniers, et les grilles extérieures, y compris les sols les séparant de l'édifice.
Jean-Baptiste Lassus, architecte et théoricien, a réalisé en 1854 une église l'image de la cathédrale idéale du XII1e siècle qui fut admirée, dès l'origine, pour sa noble simplicité. L'édifice a conservé son aspect d'église de village.

  • Seine-et-Marne

Ancienne maison de plaisance du baron Ménager (Germigny-L'évêque)
Façades, toitures, grand escalier et sa cage, vestibule d'entrée, sols et murs de clôture et de terrassements du domaine.
Négociant, notaire et homme politique, Antoine Jean-François Ménager (1756-1826) acheta cette « maison de plaisance » construite au milieu du XVII1e siècle pour la moderniser selon sa fantaisie et le goût de son époque : aussi offre-t-elle le témoignage peu fréquent d'une application soignée du style Empire sur un bâtiment de petit format. Outre les dépendances bâties en plusieurs temps, le site lui-même, en surplomb de la Marne, présente un grand intérêt.

Château de Launoy-Renault (Verdelot)
les douves, le pont dormant qui les franchit, le passage couvert qui donne accès à la cour, les deux cabinets attenants au grand escalier du logis Renaissance.
L'actuel château de Launoy-Renault résulte en grande part d'une reconstruction opérée au début du XVIe siècle, l'édifice témoignant par ailleurs, ainsi que son environnement, d'une continuelle adaptation aux destinations et usages variables de ses détenteurs successifs. L'extension de protection au titre des monuments historiques a ciblé des parties intégrantes (douves, pont d'accès...) jusqu'alors non prises en compte.

  • Yvelines

Château de Vaugien (Saint-Rémy-Lès-Chevreuse)
Les cuisines.
Les cuisines, situées en sous-sol, datent de la réfection du château au XIXe siècle. Elles forment en réalité une seule pièce, mais celle- ci est hiérarchisée : elle est divisée en une partie préparation et cuisson, et une partie vaisselle et rôtisserie. La pièce est restée intacte avec le four et le piano toujours en état de marche, ainsi que les placards et les éviers. Cette cuisine est un des points forts des visites organisées pour les Journées du patrimoine.

  • Hauts-de-Seine

Domaine dit d'Albert Kahn (Boulogne-Billancourt)
En totalité, à savoir les jardins, les fabriques de jardin, l'ancienne demeure d'Albert Kahn...
Le jardin a été créé par Albert Kahn entre 1895 et 1908. Cette œuvre originale, de grande qualité architecturale et paysagère, est le reflet de la figure exceptionnelle de cet homme et le témoignage de ses activités philanthropiques et pacifiques.

  • Seine-Saint-Denis

Chapelle Notre-Dame-des-Sans-Logis et de Tout-le-Monde (Noisy-le-Grand)
en totalité.
Construite en 1957 à l'initiative du père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde au cœur d'un camp d'accueil de familles sans logement, formé d' « igloos ». La chapelle fut élevée par les habitants du camp avec des matériaux de récupération. Elle avait à l'origine un toit en tôle ondulée. Elle était ornée de cinq vitraux de Jean Bazaine exécutés spécialement pour la chapelle, quatre au chevet, dont deux disparus, et un en dessus de porte. La chapelle a été déplacée de 300 mètres lorsque le camp a été remplacé par des logements en 1970.

  • Essonne

Église Saint-Thomas-Beckett (Boissy-sous-Saint-Yon)
En totalité.
Reconstruite dans la première moitié du XVIe
siècle à l'initiative de Thomas de Boissy, l'église Saint-Thomas-Beckett présente un décor intérieur de stuff et de staff d'une qualité exceptionnelle, exécuté autour des années 1730.

Aqueduc (Méréville)
En totalité, y compris la vanne permettant sa prise d'eau au moulin de Sémainville.
L'aqueduc alimente le domaine de Méréville. Il fait partie intégrante – puisqu'il en constitue les coulisses et la machinerie – de la composition du parc pittoresque emblématique de la fin du XVIIIe siècle.

Chapelle Saint-Blaise-des-Temples (Milly-la-Forêt)
En totalité.
Cette chapelle du XIIe siècle est restaurée dans les années 1950. Jean Cocteau est alors sollicité pour en réaliser le décor qu'il axe sur le thème des plantes médicinales en y mêlant des références discrètes à sa mythologie personnelle.

La Drac et plus particulièrement le service de Conservation régionale des monuments historiques (CRMH) instruit les demandes de protection pouvant émaner de propriétaires d'édifices, d'associations patrimoniales, de services de l'État, en vue de leur présentation en Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS). Il sollicite également l'avis des communes concernées.

Créées en 1997, ces commissions régionales sont chargées de donner des avis sur les propositions d'inscription et d'émettre des vœux de classement d'immeubles au titre des monuments historiques. En Île-de-France, elle regroupe trente membres nommés par le préfet de région d'Île-de-France, préfet de Paris, pour une durée de quatre ans. Elle est composée de huit titulaires d'un mandat électif national ou local - chaque assemblée constituante est représentée -, huit personnalités qualifiées dans le domaine du patrimoine, de l'architecture et de l'urbanisme, et cinq représentants d'associations ou de fondations ayant pour objet de favoriser la connaissance et la préservation du patrimoine.

Les édifices peuvent alors être inscrits ou classés selon leur intérêt patrimonial. S'agissant des inscriptions sur la liste des immeubles protégés, elles sont à décision et signature du préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris. La décision de classement relève de la ministre de la Culture et de la Communication après avis, de la commission nationale des monuments historiques.

En Île-de-France, l'État prend en charge en moyenne 40 % du montant des travaux de conservation des monuments historiques classés, aussi bien lorsque le propriétaire est une collectivité publique qu'une personne privée (33,33 % lorsque le propriétaire est la Ville de Paris) et 20 % lorsqu'il s'agit d'un monument inscrit.

En 2015, la Drac Île-de-France a ainsi consacré un budget de 18,130 millions d'euros à cet effort de l'État pour les biens immobiliers et mobiliers. Il s'élèvera à 19,240 millions d'euros en 2016 (+ 6,1 %).



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