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Les notaires voient l'immobilier en rose pâle

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Les notaires voient l'immobilier en rose pâle
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Dans leur récente Note de conjoncture –n°32 – Juillet 2006–, les Notaires de France tracent un portrait assez optimiste du marché immobilier. Pour eux, la conjonction de nombreux facteurs positifs « favorise la réalisation de projets et redonne confiance et dynamisme à toute une filière. »

Comme le précisent les auteurs de l'étude, « avec des volumes qui côtoient les sommets d'avant la crise, des prix restant quasi stables et des taux d'intérêt au plus bas, tous les ingrédients sont réunis pour remettre les vendeurs et les acquéreurs sur le marché ».

L'indice Insee de confiance des ménages témoigne de ce regain d'optimisme, encouragé par des taux de crédit toujours au plus bas. Comme le souligne la Note de conjoncture des Notaires de France, « l'économie réalisée par la baisse des taux a permis à certains d'acheter jusqu'à une pièce supplémentaire à budget égal. La fluidité des volumes retrouvée redonne à d'autres l'envie de passer à l'acte ».

Les transactions en hausse

Dans l'ancien, le nombre de transactions annuelles constaté est proche de celui de 2008-2009, avant la crise (soit 830 000 à fin avril 2016). Comme le précisent les notaires, « la hausse annuelle des volumes atteint 19 % ». Les statistiques sur les avant-contrats « montrent que la tendance ne se dément pas et pourrait se maintenir à des niveaux élevés ». La baisse généralisée des prix sur les années 2012-2015 (sauf pour quelques métropoles régionales de très forte tension foncière comme Bordeaux ou Lyon) « nous éloigne du risque d'une crise immobilière ».

Dans le neuf, toujours selon les notaires, « la première partie d'année est marquée par cette même dynamique ». L'augmentation du nombre de logements autorisés à la construction (+7,4 % par rapport à la période avril 2014-avril 2015) et la baisse du délai moyen d'ouverture de chantier des logements individuels et collectifs confortent la perspective d'un marché actif dans la durée. Notons enfin une diminution des délais de vente.

Selon les Notaires de France, « une hausse des taux à court terme est peu probable ». Le Crédit Foncier estime, quant à lui, qu'entre 2014 et 2016, la baisse des taux combinée à la baisse de prix a redonné 8,5 % de pouvoir d'achat immobilier aux candidats acquéreurs, sauf à mesurer l'impact des recours contre les permis de construire.

Une éventuelle hausse des prix de l'immobilier dans les prochains mois n'aurait que peu d'impact, « dès lors qu'elle resterait mesurée ». Il s'agirait alors d'un jeu à somme nulle, « la hausse des prix étant annulée par la baisse des taux ». Les effets cumulés de taux faibles, de prix désormais attractifs et de volumes de transactions élevés « devraient aboutir de manière générale à un rééquilibrage de l'offre et de la demande et donc du rapport vendeur/acquéreur ».

Selon la Note de conjoncture, la baisse des taux immobiliers ne peut néanmoins, à elle seule, « soutenir durablement et solidement l'embellie des volumes ». Après une augmentation de l'ordre de 25 % des volumes de crédit entre un point bas en 2014 et l'année 2015, les volumes de crédit à l'habitat ne progressent plus que de 3,2 % en 2016, laissant anticiper une progression d'environ 5 % sur l'année entière (source Crédit logement/CSA).

Selon les notaires, « le nouveau prêt à taux zéro, destiné à l'acquisition d'un bien ancien avec des travaux représentant au moins 25 % du prix, connaît un succès indéniable ». Le PTZ dans l'ancien, pour la période de janvier à mai 2016, représente ainsi environ 20 % des prêts à taux zéro distribués (contre 3 % dans le système antérieur).

Particuliers et/ou investisseurs ?

La Note de conjoncture des Notaires de France précise que l'immobilier se situe aujourd'hui « dans un marché d'utilisateurs ; les investisseurs n'étant pas encore revenus à l'achat dans l'ancien, la menace de l'encadrement des loyers n'arrangeant rien… »

L'enjeu est donc de faire « revenir les investisseurs sur un marché susceptible de leur offrir rendement et sécurité juridique. Cela passe par le rééquilibrage des rapports entre propriétaires et locataires, une excessive protection de ces derniers gelant littéralement une grande partie du parc locatif. »

Les avant-contrats en Île-de-France
Selon la Note de conjoncture immobilière des Notaires de France, en Île-de-France, les indicateurs avancés anticipent « un climat un peu plus haussier à l'été, lié en partie à la composante saisonnière ». À Paris, le prix attendu au mètre carré des appartements anciens pour août 2016 est de 8 180 euros, soit une hausse trimestrielle de 2,2 %. La variation annuelle des prix dans la capitale serait également de +2,2 %, puisque les prix s'étaient maintenus autour de 8 000 euros pendant toute l'année 2015 et le début 2016.
Les chiffres clés du neuf
À fin avril 2016, en données brutes cumulées sur 12 mois, le nombre de logements autorisés à la construction (402 900 unités) augmente de 9,9 % par rapport au cumul des douze mois précédents. (Source : note Datalab Essentiel n° 7 de juin 2016 du CGDD.) L'encours proposés à la vente s'établit, quant à lui, à 97 800 logements à la fin du premier trimestre 2016 (-4,5 % par rapport au premier trimestre 2015). (Source : note n° 768 de mai 2016.)



Jean-Paul VIART
Journaliste

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