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Les candidats face aux entrepreneurs

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Les candidats face aux entrepreneurs
© CCI France - Anne-Marie Idrac présente le programme économique d'Emmanuel Macron devant un parterre d'entrepreneurs.

Récemment, les CCI ont invité les principaux candidats à l'élection présidentielle ou leurs représentants à s'exprimer devant des chefs d'entreprise afin de présenter les mesures qu'ils comptent prendre pour soutenir l'apprentissage, l'initiative économique et aider les entrepreneurs français à atteindre leurs objectifs.

Devant près de 300 jeunes entrepreneurs, étudiants à l'accélérateur d'entrepreneuriat de la CCI Paris - Île-de-France et élus des CCI, les équipes des candidats à l'élection présidentielle ont présenté les axes de leur projet concernant ce public avisé.

Se sont ainsi succédé Anne-Marie Idrac pour le mouvement En Marche, Hervé Novelli pour Les Républicains, Nicolas Bay pour Le Front national, et Jean-Patrick Gille pour le Parti socialiste.

Un étudiant, Pierre Goguet, un journaliste-animateur et Jean-Patrick Gille. © CCI France

Un moment crucial pour l'économie

Avec 550 000 entreprises créées chaque année et près de 40 % des Français qui aimeraient se lancer, la France est un pays d'entrepreneurs. Ces derniers ont ainsi un poids électoral important.

Pierre Goguet, président de la CCI France et Didier Kling, président de la CCI Paris - Île-de-France, tous deux récemment élus, étaient ravis de recevoir, à 41 jours du premier tour de la Présidentielle, les représentants des candidats pour débattre de « thématiques majeures pour l'avenir du pays ».

Toutefois, on peut déplorer qu'ils aient décidé conjointement d'organiser cette rencontre avec seulement certains candidats, qui ont cependant « tous accepté l'invitation ».

Les deux présidents en ont profité pour présenter les missions et l'action des CCI sur le tissu entrepreneurial français, mais surtout pour revenir - en guise d'introduction aux échanges - sur les neuf propositions des CCI « pour faire réussir les entreprises » parut la veille dans la presse nationale.

« C'est le moment pour nous de faire entendre notre voix », s'est exclamé Pierre Goguet. L'État doit « faire sauter les derniers verrous sociaux et fiscaux » et se projeter à l'horizon 2022 afin de diffuser et développer la culture entrepreneuriale française.

« Les entrepreneurs ont besoin d'un cap clair et d'une stabilité pour se lancer et se développer », a-t-il souligné.

Didier Kling a, quant à lui, insisté sur l'importance de la formation et de l'accompagnement.

Ce dernier est « convaincu que le développement est plus efficace et plus actif quand on fait partie d'un réseau et qu'on est proche de sa chambre ».

Après chaque présentation d'une dizaine de minutes prononcées par les porte-parole des candidats, le public a pu poser des questions et ouvrir le débat.

Simplification et baisses de charges

Entre de nombreuses propositions, Anne Marie-Idrac a expliqué qu'Emmanuel Macron souhaite soutenir la création et la croissance des entreprises « par la simplification », « une fiscalité plus attractive et dynamique », et « la visibilité, notamment par le plafonnement des indemnités prud'homales ».

En matière de formation, le candidat « va plus loin sur le plan des structures en souhaitant que l'organisation de la formation fasse une part moins prégnante aux organisations syndicales », qui ont plus important à faire.

En outre, Hervé Novelli, accompagné de Virginie Calmels, a exposé le projet de François Fillon consistant à faciliter le financement des PME par une baisse de l'impôt sur le revenu et appliquer une « baisse massive des charges sociales qui pèsent sur les entreprises », financée par une augmentation de la TVA et par les fonds actuellement dédiés au CICE.

« Marine Le Pen l'a clairement annoncé : ce sont les TPE et les PME qui vont prioritairement bénéficier de son projet », a soutenu Nicolas Bay.

Le programme du Front national propose ainsi la mise en place d'un « protectionnisme intelligent et le rétablissement d'une monnaie nationale » pour augmenter la compétitivité des entrepreneurs français, ainsi que la simplification administrative, l'abaissement des charges sociales et la création d'un taux d'impôt sur les sociétés intermédiaires de 24 % au lieu de 33 % pour les PME.

Enfin, Jean-Patrick Gille, dernier intervenant, a remercié avec humour « ceux qui sont restés pour écouter un programme de gauche ». Il a expliqué que Benoît Hamon envisage de soutenir les entrepreneurs en « permettant à chacun de bénéficier d'une protection contre le chômage » avec le revenu universel, et de « faciliter la reprise des entreprises » par la création d'une lettre de pré-garantie et d'un fonds de transition de Bpi France.

En outre, le candidat du PS souhaite développer des maisons des entrepreneurs sur l'ensemble des territoires « notamment ruraux », abaisser l'impôt pour les plus petites entreprises et celles qui investissent, soutenir les PME avec la commande publique et travailler sur un statut de l'actif. Enfin, « non à l'apprentissage à 14 ans, oui à une intégration de la pédagogie de l'alternance au collège et au lycée », a précisé cet ancien président de CFA aux étudiants présents.

Finalement, la plupart de ces programmes prévoient une certaine simplification administrative, des baisses de charges et des aides à l'investissement. De quoi satisfaire les doléances des CCI.

Les doléances des CCI

Les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) interpellent les candidats à la Présidentielle en formulant « 9 propositions pour faire réussir les entreprises ».

Au-delà d'une logique de résultats en termes de croissance et d'emploi, les CCI veulent mettre l'accent dans leurs propositions sur les facteurs de réussite propres au développement des entreprises, avec quatre thèmes suivants.

  • Mieux les accompagner pour assurer leur pérennité

1. Apporter à chaque créateur ou repreneur la garantie d'un accompagnement triennal personnalisé pour sécuriser les premières années de la vie des entreprises.

2. Généraliser la contractualisation entre les acteurs d'un territoire sur les expertises dédiées aux entreprises pour éviter les doublons, clarifier les offres et proposer des services plus lisibles et plus agiles.

3. Structurer le rôle des acteurs de l'accompagnement des entreprises à l'international.

  • Mieux assurer l'égalité d'accès aux services de développement économique

4. Pour revitaliser les centres-villes et les rendre plus attractifs, flécher une partie des dotations aux collectivités locales vers les communes et les intercommunalités favorisant les projets d'implantation et de développement commerciaux.

5. Encourager les circuits courts par le recensement et la localisation des ressources de proximité.

6. Construire pour les entreprises des clouds territoriaux qui garantiront la fiabilité et la protection des données.

7. Mettre en place des plateformes territoriales de mutations économiques et accompagner la transformation des entreprises.

  • Mieux former au plus près des besoins

8. Pour augmenter le nombre d'apprentis formés, utiliser une partie des fonds dédiés aux emplois aidés.

  • Mieux préparer les décisions publiques

9. Confier aux CCI les études d'impacts pour éviter l'adoption de lois ou textes réglementaires inapplicables ou bridant le développement économique.



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