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Le Medef présente son guide des écosystèmes numériques mondiaux

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Le Medef présente son guide des écosystèmes numériques mondiaux
© DR - Olivier Midière, ambassadeur du Medef pour le numérique.

Après une série de voyages exploratoires pendant un an, à travers quatre continents, le Medef publie un guide des écosystèmes numériques dans le monde pour faire bénéficier les entreprises françaises des meilleures pratiques, avec l'ambition de faire de la France la Silicon Valley de l'Europe.

Convaincu que la transformation numérique représente un bouleversement majeur pour toutes les entreprises, quels que soit leur taille ou leur secteur d'activité, le Medef agit pour sensibiliser et accompagner les entreprises françaises, en particulier les TPE et PME, qui n'ont pas encore saisi toutes les opportunités de la révolution numérique en cours.

La mission « Digital Disruption Lab » s'inscrit dans le cadre de l'engagement du Medef en faveur de la transformation numérique de l'économie française, qui passe par le développement des entreprises du secteur du numérique mais aussi par l'accompagnement des entreprises traditionnelles dans leur disruption numérique. Cette mission a été confiée à Olivier Midière, ambassadeur du Medef pour le numérique.

La mission poursuit trois objectifs :

- Initier des partenariats avec les écosystèmes étrangers afin de créer un observatoire de veille technologique et économique

- Concevoir et réaliser des opérations de communication et de sensibilisation en France pour présenter ces écosystèmes et promouvoir les « Best practices » identifiées lors de cette mission

- Concevoir des programmes pédagogiques ou « Learning expeditions » autour de ces écosystèmes afin de sensibiliser les décideurs politiques et économiques à la disruption numérique.

700 acteurs concertés à travers 21 pays du monde

De mai 2016 à juin 2017, Olivier Midière a ainsi rencontré quelque 700 acteurs économiques (pouvoirs publics locaux, banques, sociétés privées de conseil et d'accompagnement de la transformation digitale, industriels locaux du numérique, accélérateurs et incubateurs de start-up, etc.) de 21 pays à travers le monde, afin de mettre en place des partenariats avec chacun d'eux pour alimenter l'observatoire de la disruption, les campus numériques, ou encore les conférences de présentation des écosystèmes en France à destination des acteurs concernés.

Comme l'illustre le rapport constitué des résultats de l'enquête, chaque écosystème est articulé autour de trois leviers de création de valeur : economy enablers, c'est-à-dire un modèle économique au profit du consommateur/ citoyens, economy engines, modèle au profit des entreprises, des innovateurs et de l'État et economy drivers, qui mixe tous les acteurs ensemble.

L'impact sur l'économie, la croissance et l'emploi diffèrent en fonction du « mix » privilégié.

Les typologies d'écosystèmes

On distingue également quatre typologies d'écosystèmes. Les écosystèmes leaders (États-Unis, Estonie, Israël et Singapour), les écosystèmes matures (parmi lesquels le Japon, la Chine, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France), les écosystèmes en développement (on peut citer la Jordanie, le Mexique, l'Afrique du Sud ou encore le Maroc) et enfin les écosystèmes émergents (Philippines, Argentine, Colombie, Kenya).

Les pays dont l'écosystème numérique est leader sont très différenciés dans leur positionnement technologique mais sont les seuls à afficher une vision et une stratégie plus ou moins claires à 20 ans en termes numérique. On retrouve l'Estonie : dès 1991, (avec le projet « e-estonia », qui date déjà de 1991), Israël, la « start-up nation » qui a réussi à bâtir en 40 ans un écosystème d'une efficacité redoutable, les États-Unis, qui occupent la première place du podium mondial en termes de nombre de start-up créées et valorisées ou encore Singapour. À noter que ce ne sont pas des destinations intéressantes pour les start-up françaises pour des raisons financières et structurelles. En revanche, ces écosystèmes représentent de vraies opportunités entre terme de recherche et développement, de transfert de technologies, de projets d'open innovation ou encore d'acquisition de brevets et de technologies matures.

À l'image de la France, les pays à écosystème numérique mature font partie des pays les plus innovants au monde en matière de créations de start-up et d'intervertissement dans la recherche et le développement. Ils présentent un esprit d'entreprise très développé et constituent un réservoir d'entrepreneurs très important, mais manquent pour la plupart de fonds, de vision et de stratégie pour le numérique à long terme.

Quelle vision et stratégie numériques pour la France à l'horizon 2025 ?

Dans l'écosystème numérique mondial, la France a encore des progrès à faire. Aujourd'hui écosystème mature, mais pas encore reconnu, la France présente cependant des atouts forts et différenciants mais elle manque de vision et de stratégie. Deuxième hub européen pour l'intelligence artificielle, l'Hexagone dispose d'une filière électronique et microélectronique, des centres de recherches et développement ou encore une connectivité et un déploiement de réseau adapté à l'IOT.

« Pour offrir une réelle alternative face aux puissances technologiques actuelles, il faut bâtir notre positionnement autour d'une vision différenciante à long terme et d'une stratégie claire à moyen terme autour de cinq principes », explique Olivier Midière.

1 - Filière technologique : faire de la France la « silicon valley » de l'Europe autour des technologies et des plateformes de la filière IOT

2 - Ecosystème industriel : créer un écosystème attractif et compétitif en France autour du prototypage, de la pré-industrialisation, de la fabrication, de l'intégration et de la commercialisation de solutions IOT.

3 - Entreprises : accompagner 100 000 TPE-PME et ETI françaises dans leur transformation vers la « smart economy » : programme métamorphose.

4 - Attractivité : rendre la France « business friendly » pour attirer les investisseurs et favoriser la croissance de nos start-up et de nos PME en ETI et en grandes entreprises : « smart country for business »

5 - Communication : mettre en place une stratégie de communication internationale autour de notre vision et de notre stratégie « smart economy »

Reste encore du chemin à parcourir pour la France, même si les prémices d'une stratégie se dessinent aujourd'hui pour devenir, demain, leader mondial de la « smart economy ».

Zoom sur cinq best practices

Parmi les pays dont l'écosystème numérique est porteur, on en distingue cinq, qui ont réussi à mettre en place de « bonnes pratiques » numériques au cœur de leurs activités économiques.

- D'abord, le Kenya : basé sur une innovation inversée pour répondre aux besoins fondamentaux de la population. Cette innovation est caractérisée par un produit conçu à partir des besoins des utilisateurs finaux.

- La Jordanie se sert du numérique comme facteur d'inclusion économique et sociale. L'afflux massif de réfugiés soulève des enjeux d'intégration majeurs pour la Jordanie. Pour intégrer ces populations nouvelles dans un cadre culturel, le pays accorde une importance forte à l'éducation, à la connaissance – à cause notamment de son manque de ressources naturelles – et est une source de talents pour de nombreuses entreprises du Moyen-Orient.

- En Colombie, l'innovation urbaine se met au service des populations et des territoires vulnérables. Afin de dynamiser la capitale de la province d'Antioquia, Medellin, la politique de la ville consiste maintenant à créer des zones franches dans toute la province, notamment pour attirer des entreprises de software.

- De son côté, la Finlande a mis l'innovation bottom-up au service des citoyens. Le développement de l'innovation numérique en Finlande s'appuie sur trois principes fondamentaux (non-dits mais bien réels) qui pilotent tous les projets déployés et qui constituent une vraie philosophie d'action : une culture de l'innovation ouverte très forte, le travail en écosystème et le bottom-up. Le maire de la capitale ambitionne de faire d'Helsinki une Plateform-as-a-Service.

- Enfin, aux Philippines, le numérique est au service du développement humain et du bien commun. Les Philippins ont une appréhension très sociale et durable du numérique et leur stratégie a été élaborée afin de servir une vision à long terme de leur pays avec Ambisyon Natin 2040, qui correspond à la vision collective de long terme et aux aspirations du peuple philippin pour leur pays pendant les 25 prochaines années.




Clémence MART
Journaliste

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