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Grand Paris : De nouveaux besoins de compétences

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Grand Paris : De nouveaux besoins de compétences
© wikimedia commons

Après un premier numéro consacré aux transports, un deuxième sur l'objectif de construction de logements, le troisième numéro du baromètre du Grand Paris des entreprises aborde la question du besoin de compétences généré par les chantiers de la future grande métropole.

Le Grand Paris avance mais tarde à produire des effets sur l'économie francilienne

Côté transports, la dernière Déclaration d'utilité publique concernant le Grand Paris Express, pour la ligne 15 Est, devrait être obtenue avant le printemps prochain. Côté aménagement, les autorisations de logements sont bien orientées, mais la production de béton prêt à l'emploi est encore en retrait. Les entreprises subissent toujours la baisse de la commande publique, en provenance notamment des collectivités. C'est par exemple le cas pour le secteur des Travaux Publics dont l'activité a reculé. Les résultats de la dernière enquête de conjoncture de la CCI Paris - Île-de-France le confirment : la légère embellie de l'économie constatée en 2015 ne s'est pas amplifiée cette année. Pourtant, les projets d'aménagement ne manquent pas, il faut encore en accélérer la réalisation. Car si plus de neuf entreprises sur dix déclarent à présent connaître le Grand Paris, seulement 25 % d'entre elles pensent qu'il représente une opportunité d'accroissement de leur activité.

Les entreprises souhaitent se saisir de ces opportunités

Il est essentiel que le levier de la commande publique soit actionné de manière adaptée pour que le plus grand nombre d'entreprises se sentent concernées. C'est pourquoi la Chambre, la CGPME, le Medef et les fédérations professionnelles ont lancé début 2016 la plateforme CCI Business des investissements du Grand Paris. Les plus grands maîtres d'ouvrage les ont déjà rejoints : SGP, RATP, SNCF Réseau Île-de-France, RTE, le nouvel Établissement Public d'Aménagement Paris - Saclay et la Ville de Paris.

Les chantiers du Grand Paris doivent être un levier de développement et de valorisation de l'apprentissage

Les nouveaux besoins de compétences, quantifiés par les travaux de la Direccte et des fédérations, sont significatifs. À titre d'exemple, une entreprise sur cinq du domaine de la construction prévoit d'embaucher. Beaucoup sont prêtes à intégrer des jeunes en apprentissage, même si, pour les plus petites entreprises, la durée du contrat d'apprentissage est inadaptée à leur faible visibilité sur leur carnet de commandes. En outre, il apparaît toujours difficile de trouver les compétences recherchées, notamment sur les métiers techniques (chauffagistes, soudeurs, etc.). C'est la raison pour laquelle les fédérations professionnelles et la Chambre, formateurs de premier rang, souhaitent participer à la rénovation de la carte des formations aux côtés de la Région et de l'État pour concourir à une meilleure adéquation entre les besoins des entreprises et les qualifications de la main-d'œuvre sur les territoires. C'est un des enjeux du futur SRDEII que pilote la Région. En complément, les entreprises expriment des besoins en compétences importants pour faire face à la double transition écologique et numérique. Aussi, la Chambre forme chaque année 30 000 personnes dont 1 700 au sein de sa filière éco-activités, et de nouvelles formations spécialisées ont été ouvertes à la rentrée (dans les domaines de l'énergie, de la fibre optique, et de la gestion et de la protection de la nature). Enfin, la formation continue n'a pas été oubliée. À ce titre, CCI Paris - Île-de-France et la Chambre FNAIM du Grand Paris viennent de signer un accord pour renforcer leur coopération en matière de formation dans le domaine immobilier.

Le Grand Paris représente des besoins en compétences pour 12 % des entreprises, tous secteurs confondus

D'après l'enquête de conjoncture CCI Paris - Île-de-France (4 500 dirigeants d'entreprises interrogés entre le 5 et le 26 septembre 2016), les principaux besoins concernent les domaines du développement durable et de l'environnement (36 %), les technologies de l'information et de la communication (29 %), les savoir-faire techniques (27 %) ainsi que la sécurité – prévention (26 %). 80 % des qualifications recherchées sont de niveau CAP et bac professionnel. Pour intégrer ces compétences, les entreprises prévoient majoritairement le recrutement externe (56 %, avec une nette préférence aux candidats expérimentés), la formation de leurs salariés (47 %) et les contrats d'apprentissage (34 %).

70 000 emplois supplémentaires sont attendus d'ici 2020 dans le BTP

Ces créations de postes ont été estimées par la Direccte et les fédérations professionnelles. En termes de qualifications, 20 % des entreprises de la construction expriment des besoins spécifiques. Selon l'enquête de conjoncture de la CCI Paris - Île-de-France, les priorités des dirigeants de ce secteur concernent les formations obligatoires (habilitations, sécurité), le mode projet au service de la coordination entre les différents métiers sur le chantier, l'encadrement de chantiers et enfin l'accès à la qualification RGE (Reconnu garant de l'environnement).

C'est une opportunité pour développer la formation par l'apprentissage…

En termes de qualifications, les difficultés des entreprises du BTP à trouver les compétences recherchées notamment sur les métiers techniques (chauffagistes, soudeurs, etc.) sont confirmées par les derniers travaux menés par l'Observatoire des formations, de l'emploi et des métiers (OFEM) de la CCI Paris - Île-de-France et le CREDOC. Concernant le mode de formation initiale, deux entreprises du secteur de la construction sur trois privilégient l'apprentissage contre la moitié des entreprises pour l'ensemble des secteurs d'activité. Les entreprises apprécient le volontarisme et les qualités professionnelles des apprentis et les recrutent volontiers à l'issue de leur formation. Cette voie d'intégration au monde professionnel s'adresse à un large panel de candidats : les entreprises recherchent des personnes bien formées mais surtout motivées. Certes, l'apprentissage permet aux entreprises d'accueillir des jeunes dont les compétences s'adapteront à leurs besoins. Mais son développement est entravé au sein des plus petites entreprises. Par exemple, la durée du contrat d'apprentissage (entre un et trois ans) s'inscrit dans un autre temps que celui des PME-TPE ayant une faible visibilité sur leur carnet de commandes.

Valoriser la filière BTP et d'ajuster l'offre de formation

Les professionnels attendent du Grand Paris qu'il contribue à rendre la filière BTP plus attractive pour les jeunes. Les perspectives de carrière existent, la diversité des métiers est large et l'utilité sociale de ces travaux techniques de construction est tangible. Enfin, le contenu de l'offre de formation sera d'autant plus en phase avec les besoins des entreprises, si les professionnels du secteur, les organismes de formation et les grands maîtres d'ouvrage intensifient leurs échanges en prenant en compte la nouvelle échelle des 24 nouveaux bassins d'emplois et de formation qui se dessine en Île-de-France.



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