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Fidal, l'expertise au service de la formation

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Fidal, l'expertise au service de la formation
© DR - Philippe Grosjean et Philippe Vanni, avocats associés chez Fidal, présentent l'organisme de formation du cabinet.

Philippe Grosjean, directeur exécutif et président de Fidal Formation, organisme de formation déclaré depuis 1988, et Philippe Vanni, directeur technique national du Département Distribution Concurrence, avocats associés chez Fidal, nous présentent l'activité de cet organisme de formation d'envergure. La formation est devenue un outil pédagogique à dimension nationale, voire internationale, permettant de mettre en avant l'expertise Fidal.

Affiches Parisiennes : Vous êtes avocats associés au sein du cabinet Fidal. Pouvez-vous présenter vos fonctions respectives au sein du cabinet ?

Philippe Grosjean : Depuis 36 ans au cabinet, je suis actuellement directeur exécutif en charge du développement. Ces fonctions m'amènent à couvrir plusieurs thématiques du marketing aux partenariats en passant par la communication, et plus particulièrement par l'offre de formation puisque cette dernière constitue un moyen tout à fait singulier de mettre en avant nos expertises, à travers cette démarche pédagogique que nous construisons à destination de notre marché.

Nous mettons ainsi en œuvre une organisation très originale pour promouvoir ce fonds pédagogique que nous souhaitons mettre en avant.

Philippe Vanni : En exercice à Fidal depuis 30 ans, je suis pour ma part directeur technique national. La direction technique est une spécificité de notre cabinet . C'est notamment, pour l'ensemble de nos avocats, une fonction support structurée en différents départements techniques correspondant aux spécialités du droit des affaires exercées par Fidal.

Le département Distribution Concurrence Propriété intellectuelle Technologies de l'information compte globalement une centaine d'avocats répartis dans toute la France. J'ai la responsabilité de diriger sur le plan technique la spécialité Distribution Concurrence à travers la formation, le management de l'équipe et la représentation du cabinet notamment auprès des différents ministères, fédérations et partenaires. J'ai également conservé une activité opérationnelle pour ne pas être déconnecté du terrain et répondre ainsi aux attentes de nos clients.

A.-P. : En quoi l'organisation de la structure Fidal Formation est-elle originale dans son approche du marché ?

P. G. : Nous avons une direction technique dédiée à la recherche, la formation interne et à l'innovation technique, qui constitue l'équipe R&D du cabinet. Elle est composée de 192 avocats et juristes dont les missions principales sont notamment d'assurer une vieille légale et réglementaire, d'analyser les jurisprudences rendues, de recenser les usages de place et de produire des solutions à destination de nos avocats. Notre maillage territorial nous permet de nourrir ce travail.

« Nous avons plus de 2 000 apprenants qui se réunissent une fois par trimestre, à travers plus de
150 groupes d'actualité, partout en France, sur une thématique fiscale ou de droit du travail. » Philippe Grosjean

Cette direction accompagne les avocats du cabinet, notamment dans le cadre de l'animation de formations en mettant à disposition le bagage pédagogique. Nous avons donc trouvé logique d'utiliser cet outil pédagogique, construit par ces équipes techniques, pour l'offrir à nos clients et à nos prospects. C'est ainsi que s'est créé une véritable logique ADN du cabinet, consistant à proposer cette formation pour faire monter nos interlocuteurs en compétence et leur permettre de mieux appréhender les problématiques qui les concernent. C'est l'ensemble du cabinet qui offre une lecture globale, capable d'aborder une thématique en lui donnant une réponse panoramique et spécialisée.

Nos formations rencontrent ainsi un grand succès, vous l'imaginez. Nous proposons à la fois cette qualité de construction des programmes et la proximité de l'animation, puisque nous sommes présents dans 90 sites en France –nul autre organisme n'offre cette capacité. Enfin, la récurrence de nos formations permet notamment d'organiser des sessions dites “d'actualisation de connaissances”, constituant des points de rencontre périodique, souvent trimestriels, à l'occasion desquels on revisite les nouveautés en fonction de l'attente de nos clients. Cette stratégie suscite une capacité d'échanges avec notre marché tout à fait singulière.

Le cas Sapin 2

Comme le précise Aude Denis, responsable nationale Fidal Formation, « Concernant Sapin 2, pour répondre aux besoins des directions juridiques, nous avons mis en place deux types de formation. Tout d'abord, une formation en présentiel sur-mesure répondant aux exigences évoquées dans le cadre de la loi, qui concerne les personnes les plus exposées. Nous mettons parallèlement en place un module e-learning visant à informer tous les salariés de l'entreprise et les sensibiliser aux actes de corruption possibles au sein de l'entreprise. »

A.-P. : Aujourd'hui, Fidal est le premier cabinet d'avocats en France ?

P. G. : Oui, Fidal est actuellement le premier cabinet d'avocats en France, à la fois en termes de nombre d'avocats et de chiffre d'affaires. Nous sommes présents sur 90 sites dans l'Hexagone. Notre organisation est très simple. A côté du siège parisien qui regroupe les services supports et la direction technique que nous évoquions précédemment, nous avons 12 directions régionales. Ces dernières assurent le maillage territorial et créent le lien avec toutes les villes françaises dans lesquelles Fidal est implanté.

Notre direction technique est composée d'un certain nombre de départements couvrant l'ensemble des spécialités du droit des affaires. Ces spécialités sont représentées à l'identique dans les directions régionales. Dans chacune d'elles, pour toutes les matières, vous avez un directeur technique régional qui est en lien direct avec le directeur technique national. Ce véritable réseau de connaissances permet de porter toutes les expertises du cabinet.

A.-P. : Cette expertise multisectorielle doit être en lien direct avec l'actualité...

P. G. : Notre démarche pédagogique au sein de Fidal Formation est bien évidemment portée par l'actualité. Sur toutes les grandes thématiques, par exemple la Loi de finances, nos clients nous demandent de construire des programmes adaptés à leurs attentes.

P. V. : Nous sommes proches des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs et intervenons dans toutes les disciplines du droit des affaires.

A.-P. : Pour vous, l'interprofessionnalité est donc une réalité. Avez-vous également des liens avec les experts-comptables ?

P. G. : à Fidal, l'interprofessionnalité est déjà en œuvre. Nous avons notamment ainsi recours dans le cadre des formations à des professionnels extérieurs exerçant des métiers complémentaires ou connexes pour co-construire des offres pédagogiques .

P. V. : Notre implantation nationale et régionale ainsi que notre connaissance multi sectorielle, nous permettent de toucher toutes les activités d'affaires. Notre capacité à mobiliser est également très importante. Nous pouvons faire intervenir des équipes très rapidement et ainsi répondre « sur mesure » à des besoins de formation émis par nos clients ou des prospects .

P. G. : Nous avons même mis au point une application Perquisitions, relayée par une offre de formation spécifique aux règles de concurrence, qui permet de mobiliser des avocats, partout où il le faut, dans l'heure. Cette application gratuite peut être téléchargée en quelques instants sur tous les smartphones, que l'on soit ou non client Fidal.

Nous donnons beaucoup de conférences pro bono en région. Ces tribunes nous permettent d'exprimer notre savoir faire. Philippe a pointé un sujet singulier en parlant de l'expertise sectorielle. Nous avons cette capacité hors pair de joindre à la fois l'excellence technique, la connaissance extrêmement pointue d'un sujet qui correspond à un besoin très particulier d'un secteur particulier.

On peut, par exemple, être un très bon “TViste”, maniant la TVA dans toutes ses acceptions, mais être aussi un TViste dans le secteur de la grande distribution ce sont des règles naturellement très différenciantes. Nous savons ainsi déléguer à notre clientèle grande distribution l'orfèvre sur les sujets qui la concerne. Nous déclinons cette spécificité sur tous les secteurs d'activité.

C'est un point extrêmement puissant qui nous offre la capacité d'adapter aux circonstances sectorielles nos parcours de formation. Nous disposons d'échanges de knowledge, une circulation de la connaissance et du savoir qui est étonnante. Nous avons actuellement 135 espaces collaboratifs actifs au sein du cabinet avec des avocats qui échangent en permanence leurs bonnes pratiques, leur expérience et partagent leur track record.

A.-P. : On parle beaucoup actuellement du cabinet du futur, pensez-vous en avoir cerné le profil ?

P. G. : Je dirai que nous y sommes presque. Sur ce plan là, Fidal Formation est très en avance. Nous avons développé plusieurs plateformes combinant des formations en distanciel et en présentiel auxquelles peut être intégré du e-mentorat.

A.-P. : Quelle est, chez Fidal, l'offre de formation qui s'adresse à un juriste d'entreprise ou à une direction juridique ?

P. V. : Nous proposons des formations in situ, soit génériques, soit à la carte, réellement sur mesure. Avec nos formations au sein de l'entreprise, la confidentialité est plus importante. Chacun pose les questions qu'il souhaite, sans réserve. Nous considérons que nous sommes plus opérationnels et plus efficaces dans ce type de démarche. C'est néanmoins l'entreprise qui commande.

A.-P. : Pouvez-vous accompagner le responsable juridique d'une entreprise dans l'élaboration de son plan de formation ?

P. G. : Il y a plusieurs dimensions. Il y a tout d'abord un type de formation qui correspond à des besoins d'actualisation des connaissances. Il ne se planifie pas et s'organise à l'aune de la publication des textes. Par exemple, nous avons actuellement 400 avocats en droit social qui sont en train de former des DRH sur les ordonnances Macron.

Nous proposons également à nos clients de les aider à construire leur plan de formation à connotation juridique. Nous accompagnons les directions juridiques pour amener celles-ci à prendre en considération les besoins de leurs équipes. Nous sommes en capacité de bâtir avec eux les différentes briques qui vont constituer les parcours de formation.

Nous sommes même en capacité de proposer ces parcours sous forme de formations certifiantes. Nous avons plusieurs labels qui sont délivrés aux parcours RH, juridico-fiscaux, comptables, à l'international... Nous sommes enfin en capacité, dans les entreprises de taille significative, notamment multi sites, de mettre en place des dispositifs de e-learning avec une partie en formation distancielle et une partie en présentiel.

En complément, nous avons mis en place un dispositif de e-mentorat post-formation à travers lequel nous poursuivons le lien avec l'apprenant pour l'amener à mieux optimiser le bagage qu'il a reçu dans le cadre de sa mise en œuvre concrète et pratique. Nous arrivons progressivement à une dimension conseil derrière l'approche pédagogique globale.

A.-P. : Vous avez constitué une véritable académie de formation...

P. G. : J'ai la faiblesse de penser que nous nous en approchons. Avec certaines fédérations qui ont staffé en ce sens, nous sommes partie prenante en les accompagnant et en prenant en charge les briques juridiques qui correspondent à nos domaines d'expertise.

Nous co-construisons les parcours pédagogiques avec les fédérations, comme nous le faisons avec nos clients, les responsables juridiques, les DRH ou les responsables de formation.

A.-P. : Fidal a également une dimension internationale...

P. G. : Fidal est naturellement présent à l'international, non par l'intermédiaire de bureaux Fidal implantés à l'étranger, mais en privilégiant l'élaboration de relations partenaires avec les cabinets dominants dans les différents pays du monde dans lesquels nous souhaitons être présents.

Les échanges entre techniciens se font spontanément. Ils sont également portés par Fidal Formation lors de la construction de bagages pédagogiques. Ainsi nous co-construisons avec nos partenaires des parcours pédagogiques destinés nos marchés respectifs.

Nous sommes en capacité d'accompagner les entreprises françaises qui vont, par exemple en Amérique du Sud, en organisant des formations co-animées avec le cabinet étranger partenaire. Inversement, les entreprises d'Amérique du Sud vont solliciter les avocats de Fidal dès lors qu'ils souhaiteront développer une activité en France.

A.-P. : Vous avez beaucoup d'avocats salariés. Êtes-vous favorables à l'avocat salarié en entreprise ?

P. G. : Je n'ai aucune objection. Ce qui nous intéresse, c'est d'avoir un interlocuteur qui comprenne les sujets et les enjeux. On ne fait pas « de droit » avec le dirigeant d'une société cliente. Ce que veut ce dernier, c'est une solution sécurisée au soutien de sa stratégie. Si notre interlocuteur est en capacité de lui traduire les choses, nous aurons une relation d'autant plus fluide.

P. V. : La résistance parait aujourd'hui tenir à la question de l'indépendance de l'avocat en entreprise. A titre personnel, je suis convaincu que le statut de salarié n'est pas incompatible avec la profession d'avocat et qu'au contraire l'existence d'avocats salariés en entreprise faciliterait les rapports entre d'une part les professionnels du droit et d'autre part les entreprises.




Anne MOREAUX
Journaliste

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