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Expertise comptable en entreprise : volte-face ou choix professionnel ?

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Expertise comptable en entreprise : volte-face ou choix professionnel ?
© DR - Laurent Lanzini et Sébastien Blanche, diplômés d'expertise comptable.

Déjà présent au Salon de l'Etudiant aux côtés du Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables, l'institut des diplômés d'Expertise Comptable en Entreprise (ECE) est honorée de contribuer à la formation des futurs experts.

Forte de son réseau actif représentant potentiellement 20 000 diplômés d'expertise comptable (DEC) en entreprise, ECE a sélectionné deux de ses membres pour apporter un éclairage sur leurs choix professionnels.

Leurs portraits filmés seront utilisés comme support de la formation « Management des équipes et choix professionnels» au Centre de Formation de la Profession Comptable (CFPC) lors de la troisième année du stage d'expertise comptable.

« Etre directeur financier et avoir le DEC, cela fait la différence ! »

Le premier portrait est consacré à Laurent Lanzini, directeur de mission au sein d'un cabinet de commissariat aux comptes et d'expertise judiciaire. Le second portrait est celui de Sébastien Blanche, directeur financier d'un secteur d'activités d'un groupe international et responsable des financements structurés export pour l'ensemble du groupe.

A l'occasion des Universités d'été, nous vous proposons de revenir sur leurs parcours professionnels respectifs, leurs motivations croisées, et leurs conseils destinés aux futurs experts pour leur évolution professionnelle.

Parcours professionnels respectifs

Laurent Lanzini exerce actuellement en cabinet. Âgé de 36 ans, il est titulaire du DEC depuis 2012 et dispose d'une expérience de 11 ans. Il a travaillé 6 ans en cabinet, puis 4 ans en audit interne au sein d'une banque, avant de revenir en cabinet il y a un an.
Ayant passé quasiment autant de temps en cabinet qu'en entreprise, il est autant attiré par l'un que par l'autre. Son choix repose désormais plus sur l'attrait de la fonction que sur le mode d'exercice. Sa première expérience, au sein d'un cabinet à taille humaine, lui a permis de découvrir le métier. Il a décidé ensuite de faire son stage dans un grand cabinet d'audit, considérant que c'était le meilleur endroit pour apprendre le métier en début de carrière.
Ensuite, il s'est orienté vers l'audit interne au sein d'une banque, afin approfondir les expériences bancaires acquises en cabinet et mieux comprendre le monde de l'entreprise.

Sébastien Blanche est lui salarié d'une entreprise. Âgé de 42 ans, il est titulaire du DEC depuis 2013 et dispose d'une expérience de 20 ans, dont plus de 8 ans en grand cabinet d'audit.
En cabinet, il apprécie avant tout la relation client et la variété des missions et des clients. Contacté par un recruteur, il décide d'intégrer une entreprise internationale dans le secteur de la technologie médicale. Sébastien Blanche a obtenu son DEC récemment. Il a commencé son stage en cabinet et l'a terminé en entreprise.
Le DEC lui a permis d'acquérir des compétences techniques de haut niveau, notamment sur les normes et la veille réglementaire : « Etre directeur financier et avoir le DEC, cela fait la différence ! ».

Motivations croisées

Laurent Lanzini a choisi d'intégrer une structure déjà existante, plutôt que d'envisager une création ex nihilo. Fort de 35 collaborateurs pour 8 associés, le cabinet où il travaille, lui apporte de la sécurité face aux défis de la profession. Par ailleurs, le champ de l'expertise judiciaire lui permet d'aborder sans cesse de nouveaux sujets. Un cabinet bien établi, permet de bénéficier des compétences spécifiques des collaborateurs et des associés, ainsi que d'échanges techniques et professionnels enrichissants. Privilégiant la stabilité financière, Laurent Lanzini a choisi d'être salarié dans un premier temps, tout en envisageant d'évoluer vers l'association en se donnant les moyens d'acquérir toutes les compétences nécessaires pour exercer cette responsabilité.

Sébastien Blanche apprécie autant la diversité que la richesse des activités de l'entreprise où il travaille : conception, fabrication et distribution. Il affectionne tout particulièrement le travail en équipe projet en complément de la sphère financière. L'entreprise permet de s'investir dans une structure et d'être en relation avec l'ensemble des fonctions clés (recherche et développement, commerciale, DRH, DSI, direction générale, etc.).

Sa recommandation première pour faire son choix professionnel, est de bien se connaître soi-même. En ce qui le concerne, il a été guidé par l'envie d'entreprendre et d'avoir une vision globale de l'entreprise. Il considère aussi qu'il est important de bénéficier de ressources et de moyens pour travailler dans de bonnes conditions. Il apprécie d'avoir un espace de liberté pour créer et proposer des initiatives et il prend beaucoup de plaisir à mettre en place et animer des équipes multiculturelles. Cerise sur le gâteau, il peut également contribuer activement au développement de l'activité en développant des solutions de financement adaptées aux besoins des clients.

Conseils destinés aux futurs experts

Laurent Lanzini suggère aux salariés en cabinet d'accepter les relations hiérarchiques et de les cultiver. L'associé met tout son temps et son énergie dans son cabinet. Ceci implique de délivrer un travail de qualité à la hauteur de ses légitimes attentes. Pour s'intégrer dans une organisation existante, avec sa propre culture et ses règles établies, l'adaptabilité est un autre facteur clé de succès.

En outre, le management des équipes en cabinet, nécessite de s'approprier pleinement et entièrement la fonction RH. En effet, les collaborateurs attendent une forte implication de la part de leur hiérarchie. Par exemple, il est important de mener un entretien de fin de mission. Un autre point d'attention pour le salarié en cabinet est le respect du pouvoir décisionnaire de l'associé en matière de choix stratégiques, de développement du cabinet, d'organisation et de méthodes, ou encore de choix technologiques.

« Le management des équipes en cabinet, nécessite de s'approprier pleinement et entièrement la fonction RH »

Dans tous les cas, Laurent Lanzini plébiscite l'exercice en cabinet. La diversité des situations rencontrées peut être ensuite valorisée en entreprise. Il constate que l'inverse est plus rare. En effet, le passage en entreprise est perçu comme une spécialisation, alors que le cabinet donne une vision plus générale.

Pour choisir entre plusieurs entreprises qui recrutent, Sébastien Blanche préconise de faire mûrir sa décision, et de tenir compte des critères suivants : le projet d'entreprise, sa taille, son secteur d'activités, ses perspectives d'évolution, et la place de la fonction finance. Il faut pouvoir aussi cerner les conditions permettant de s'exprimer pleinement, de pérenniser son emploi et d'éviter toute monotonie.

Le directeur financier concilie les rôles de gardien du temple et de Business Partner. Cela demande une intelligence situationnelle pour s'adapter à différents métiers et profils. Sébastien Blanche précise qu'être expert dans un domaine, facilite la coopération avec les autres. Il recommande de se faire préciser les contours de la fonction proposée, de se sentir à l'aise dans la prise en charge de la fonction financière (souvent très autonome), et de faire preuve d'un grand sens relationnel et pédagogique.

Sébastien Blanche conclut que la source de motivation commune pour l'expert en cabinet, comme en entreprise, est l'accompagnement des dirigeants dans leur prise de décision.

En synthèse, le DEC offre des perspectives d'évolution et couvre des choix de carrière très vastes, de questionnements techniques divers et variés, et d'enrichissantes rencontres à la clé. Les deux profils présentés ici en sont un aperçu. Le point de convergence qui ressort entre ces profils est l'adaptabilité. Une carrière faite d'allers-retours entre entreprise et cabinet dénote une adaptabilité, la faculté du diplômé à saisir les opportunités et à se réorienter, comme aime à le rappeler le président d'ECE, Eric Freudenreich.



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