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Avocats 3.0 : méditez !

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Avocats 3.0 : méditez !

A l'occasion de la onzième édition du Campus, Martial Vidaud, directeur France de Potential Project et Anne-France Arnoux Saugnac, coach de la même équipe, ont animé un atelier destiné à sensibiliser les avocats à la méditation de pleine-conscience pour une meilleure efficacité dans leur vie professionnelle.

Pour gérer son stress face aux urgences, à la pression constante et aux exigences du monde du travail, Anne-France Arnoux Saugnac et Martial Vidaud ont trouvé une solution qu'ils souhaitaient partager avec leurs confrères juristes : la méditation de pleine-conscience. Dite aussi mindfulness en anglais, elle consiste à diriger son attention de manière délibérée, à un instant T, sur quelque chose de déterminé. Pratiquée dans le milieu professionnel, elle permet de développer davantage d'efficacité au travail. « Cela ne change pas les circonstances extérieures, mais nous aide à mettre en place des remparts intérieurs pour affronter ces conditions » a dit M. Vidaud en guise d'introduction. Très technique et détaillée, nous vous proposons de résumer la séance de deux heures en quelques points clefs, pour développer une meilleure qualité de vie au travail.

La mindfulness permet d'acquérir des techniques pour développer :

- Une meilleure présence à l'instant T ;
- Une meilleure concentration ;
- Une clarté mentale ;
- Un calme intérieur.

La réalité PAID

Pour commencer, les professionnels invitent les avocats à se rendre compte qu'ils sont eux aussi soumis à la « réalité PAID » : P comme pression constante, A comme accessibilité 24h/24, 7 jours sur 7, I comme information surabondante, D comme distractions incessantes.

« La pression [imposée par cette réalité] à long terme est délétère pour le système nerveux » explique l'intervenant. « Même si à court terme, la pression peut nous permettre de réaliser nos objectifs ». L'accessibilité extrême introduite par les nouvelles technologies est dangereuse également au niveau physiologique. « Le fait de se jeter sur son smartphone dès qu'on a un moment de libre ne nous permet de faire de pause nerveuse ». Il faudrait apprendre à ne rien faire entre deux réunions, deux obligations, pour laisser le système se reposer et repartir à l'attaque. L'information surabondante et les distractions incessantes auxquelles nous sommes soumis nous fait considérablement perdre en qualité de concentration : selon les chiffres des intervenants, les travailleurs ne seraient pas totalement concentrés sur ce qu'il se passe 46.9% du temps de leur vie professionnelle ! Cela est certainement dû au fait que le cerveau a besoin de 64 secondes de reconcentration après avoir été interrompu dans une tâche (un mail impromptu, un collègue qui vient dire bonjour). Si l'on met bout à bout toutes les minutes nécessaires à la reconcentration…

Les inconvénients du multitasking

La pratique de la méditation de pleine-conscience permet de remédier à ces problèmes : au lieu de la pratique du multitasking à laquelle nous sommes incités (faire plusieurs choses à la fois), elle permet de se concentrer sur une tâche à la fois. Martial Vidaud tient à casser ces idées reçues : « la multitasking est un mythe ! Le cerveau est monoprocessé : on ne peut pas faire plusieurs choses à la fois de manière efficace ! Par comparaison, l'ordinateur, lui, le peut ! ». Il reconnaît toutefois que cela est difficile à appliquer dans un monde de l'entreprise où cela est devenu le mot d'ordre.

Anne-France Sarnoux Saugnac, une coach convaincue.

La méthode A-B-C-D de la méditation de pleine-conscience :

A (comme anatomie) : s'asseoir le dos droit sur le rebord de son siège, les pieds à plat, les jambes décroisées. Fermer les yeux. Écouter les bruits extérieurs et à l'intérieur de son corps. Ressentir ses pieds, puis « remonter » mentalement chaque partie de son corps en la ressentant pleinement (est-ce qu'elle fait mal, est-ce qu'elle est tendue...) ;
B (comme Breath/respirer) : se concentrer sur son inspiration et son expiration ;
C (comme compter) : compter les expirations (10 pour commencer) ;
D (comme distractions) : observer les pensées qui viennent nous distraire de l'exercice.

Afin que l'atelier ne demeure pas théorique, les intervenants ont invité les avocats à pratiquer la mindfulness l'espace de quelques minutes. Enthousiasmés, tous se sont prêtés au jeu. Suite à un silence d'or, nombreux ont fait part de leur ressenti : « c'est difficile de ne rien faire lorsque l'on est habitué à toujours faire quelque chose ! » a exprimé une avocate. « C'est compliqué de garder la même position pendant longtemps », « comment ne pas s'endormir ? », « j'ai eu beaucoup de pensées parasites » mais surtout : « c'est très intéressant, mais comment parvenir à faire cela régulièrement ? ». Par l'autodiscipline, répondent les intervenants… Le plus difficile à mettre en place dans cette pratique ! Anne-France Sarnoux Saugnac conseille de s'y mettre cinq minutes par jour pour commencer, par exemple en arrivant au travail, puis progressivement dix minutes, vingt minutes… Peu de temps pour de grands bénéfices : une meilleure qualité de vie au travail.

Ci-dessus: Martial Vidaud, un méditateur bienveillant.



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