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AFFAIRE BESSIS vs SICARD : « J'ai donné l'explication et le juge est d'accord avec moi »

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AFFAIRE BESSIS vs SICARD : « J'ai donné l'explication et le juge est d'accord avec moi »

L'affaire qui a secoué le barreau de Paris place le bâtonnier de l'Ordre en première ligne. Malgré une décision de Justice qui lui est tout à fait favorable, certains médias l'ont accusé de maux que le juge n'a pas retenus.

A.-P. : Que répondez-vous à vos détracteurs ?

F. S. : En tant que bâtonnier en exercice, je ne peux pas répondre à chaque commentaire de la presse. Je devais une explication, je l'ai donnée. Ils peuvent continuer à m'insulter, à insinuer, c'est très lourd à porter à titre personnel, mais je ne ferai plus de commentaires. D'ailleurs, je ne peux pas communiquer sans arrêt et demander aux avocats parisiens de respecter les juges. La seule chose que je peux dire, c'est que je ne sais pas qui renseigne aussi mal les journalistes.

Vous gagnez votre procès en termes très clairs et Le Monde annonce que vous l'avez perdu. Nous allons voir le juge, celui-ci me donne raison et les journalistes réécrivent l'histoire. Que voulez-vous que j'y fasse ? C'est aussi au lecteur de réfléchir.

A.-P. : Selon Le Monde, le président du tribunal aurait transmis le dossier au Parquet financier…

F. S. : La seule chose que je peux vous dire, c'est que c'est faux. Les motifs ont été publiés. Les choses sont très claires. Il est dit qu'il n'y a pas eu d'accord (avec Me Bessis, ndlr). Il n'y a pas eu d'autres promesses que celle, qui est publiquement connue depuis l'élection, de rédiger un rapport au Conseil de l'Ordre. Me Bessis a fait ce rapport et n'est pas venu le soutenir devant le Conseil de l'Ordre qui l'a rejeté. Il s'est donc planté. Que puis-je faire de plus ?

A.-P. : Le barreau de Paris est-il ébranlé par cette affaire ?

F. S. : Tout ce que je peux vous dire, c'est que je n'ai rien à me reprocher. Le seul devoir que j'ai vis-à-vis des avocats parisiens est de continuer à faire mon travail. Je le fais et continuerai à le faire jusqu'au terme de mon mandat, n'en déplaise à mes détracteurs. J'ai tenu mes engagements et j'irai jusqu'au bout de ceux-ci.

A.-P. : Vous pensez que cette campagne contre vous est orchestrée ?

F. S. : Je le soupçonne. Quelque chose n'est pas clair dans cette affaire. Autant de presse mécanisée, c'est quand même très bizarre. Est-ce une chose qui a échappé à Me Bessis ? Peut-être… Ce que je sais, en revanche, c'est que je ne peux pas me laisser distraire de mes responsabilités. J'ai des responsabilités pénales, civiles, fonctionnelles, arbitrales, magistrales, juridictionnelles… Je les assume et les assumerai jusqu'au terme de mon mandat.

A.-P. : Pourquoi avez-vous été pris pour cible ?

F. S. : Je n'en ai pas la moindre idée. Néanmoins, tout le monde a vu que cette affaire était peut-être liée aux prochaines élections au Conseil national des barreaux. Ce qui est surprenant, c'est que cette campagne continue alors que j'ai clairement indiqué, par conviction ordinale et afin de m'occuper de mes clients et de mon cabinet, sans lien avec ce dossier, que je n'avais pas l'intention de doubler ou de tripler les mandats. Je suis, en revanche, candidat pour accomplir ma mission d'ancien bâtonnier prévue par les textes. J'ai assez souffert de l'absence de soutien pour refuser le mien à mon successeur.




Emilie BOUSQUET
Journaliste

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